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Oct/20
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Édifices impressionnants – « Musée des maîtres et artisans du Québec »

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Nos promenades un peu partout dans Montréal comme ailleurs au Québec à la recherche d’œuvres d’art, nous amènent régulièrement à nous retrouver devant des immeubles des plus impressionnants. L’idée nous est alors venue de compléter notre série de textes sur les œuvres d’art de chez nous par une autre série de reportages, cette fois-ci portant sur des édifices impressionnants de la « Belle province ». Voici le cinquième reportage de notre série.

Musée des maîtres et artisans du Québec, Saint-Laurent, Québec

Saint-Laurent, Québec, 6 septembre 2020 - Après avoir admiré la murale « Engloutie » de l’artiste Rafael Sottolichio sur la rue du Collège à Saint-Laurent, nous marchons jusqu’au cégep Saint-Laurent… qui est constitué d’une impressionnante suite de bâtiments.

Nous arrivons par le sud du collège, donc face à ce qui nous semble être une chapelle. Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous apprennent qu’il s’agit en fait d’une ancienne église qui est occupée aujourd’hui par le « Musée des maîtres et artisans du Québec ».

Ce musée loge en effet dans l’ancienne église presbytérienne de Saint-Paul… qui était autrefois située à l’actuel emplacement de l’Hôtel Reine-Élisabeth au centre-ville de Montréal. Et événement peu banal, celle-ci a été démantelée pierre par pierre à Montréal et reconstruite à Saint-Laurent!

Achevée en 1931, la nouvelle chapelle est bénie par Mgr Gauthier, évêque de Montréal et elle devient alors la nouvelle chapelle de l’institution.

Toutefois, en 1968, l’établissement se laïcise et devient le Cégep de Saint-Laurent. La chapelle ayant perdu son utilité elle est transformée en musée en 1979.

Aujourd’hui, nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia, le « Musée des maîtres et artisans du Québec » conserve et valorise une riche collection liée à l’artisanat et aux métiers d’art anciens et contemporains réalisés au Québec. Il offre aux maîtres et artisans un espace de rayonnement et un lieu de référencement et de recherche incontournable sur ces savoir-faire.

Photo ci-dessus : L’ancienne chapelle du collège de Saint-Laurent est située au 615, avenue Sainte-Croix affiche un style architectural « High Victorian Gothic ». Le bâtiment abrite aujourd’hui le « Musée des maîtres et artisans du Québec ».

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Oct/20
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Art public – « Engloutie » (Rafael Sottolichio)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 225e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

Engloutie, Rafael Sottolichio, Saint-Laurent, Québec

Saint-Laurent, Québec, 6 septembre 2020 - Par un très beau dimanche du début septembre, nous avons repris une vieille habitude que nous avions abandonnée avec la pandémie, soit de partir en promenade à la recherche d’œuvres d’art, sculptures, murales, bâtiments, etc.

Il y avait longtemps que nous ne l’avions pas fait sur le territoire de la métropole. Ce sont les environs du Cégep Saint-Laurent que nous avons choisis comme lieu de balade.

Tout juste après avoir garé notre véhicule « rue du Collège », nous apercevons une murale aux couleurs éclatantes.

Nous nous approchons. Malheureusement, la signature et l’œuvre et les crédits ont été en partie recouverts de tags. Quel manque de respect !

Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous ont appris que la murale était titrée « Engloutie ». Elle a été réalisée en 2015 par l’artiste d’origine chilienne, mais vivant maintenant au Québec, Rafael Sottolichio.

Nous avons retrouvé sur Internet une description de l’œuvre publiée dans l’édition du 27 septembre 2025 du journal « Métro » : « La murale représente une demoiselle, de profil, en mouvement, projetée, comme engloutie par une force qui la pousse vers l’arrière. Très colorée, elle égaye une bâtisse près du “Musée des Maîtres et artisans du Québec”, de la Salle de spectacles Émile-Legault et d’une résidence étudiante.

Cette peinture est en fait tirée d’une toile à l’huile, créée en 2006 par le diplômé en arts du Cégep de Saint-Laurent, Rafaël Sottolichio. »

Le site Internet « Art public — Montréal » écrit ceci quant à l’artiste : « Après une année en graphisme à l’Université catholique du Chili, à Santiago, Rafael Sottolichio amorce son diplôme d’études collégiales en arts plastiques au cégep de Saint-Laurent à Montréal, en 1991. Il obtient un baccalauréat en arts visuels en 1996 et une maîtrise en arts visuels et médiatiques en 2009 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Rafael Sottolichio participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives. Il a réalisé plusieurs murales à Montréal. »

Photo ci-dessus : La murale intitulée « Engloutie » que l’on peut admirée sur la rue du Collège à ville Saint-Laurent affiche des couleurs très vivantes.

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Oct/20
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Adieu Cordoue, bonjour Séville!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 54e d’une longue série de reportages relatifs à une étourdissante odyssée en Andalousie et en Algarve, un voyage à quatre que nous avons terminé à Lisbonne au Portugal au printemps 2014

Appartement Santa Marta Terrace, Séville, Andalousie, Espagne

Cordoue - Séville, Espagne, mardi 20 mai 2014 - Toute bonne chose a une fin! Notre séjour de sept journées à Cordoue est maintenant terminé… Adios Córdoba!

Nous quittons la capitale andalouse avec des images qui resteront gravées à jamais dans nos mémoires. Córdoba est accueillante, intéressante et très belle à découvrir.

C’est à Séville que nous allons maintenant installer nos pénates, et ce, pour 14 jours! Aujourd’hui, est donc un jour de transport et d’installation.

Nous voyageons à bord d’un train de la Renfe, la Red nacional de los ferrocarriles españoles, le réseau national des chemins de fer espagnols. Un véritable bolide, qui franchira les 143 kilomètres séparant Cordoue de Séville en à peine 40 minutes!

À notre arrivée dans la ville de la Giralda, nous nous rendrons à l’appartement que nous avons loué sur la calle Alfonso XII et nous consacrerons le reste de notre journée à nous installer confortablement et à remplir le garde-manger afin de partir à la découverte de la « Perle de l’Andalousie », Séville, dès demain sans contrainte!

Photo ci-dessus : Notre belle chambre à coucher à Séville.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

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Oct/20
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Art public – « La vie est belle à Sainte-Adèle » (Rock Therrien)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 224e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

La vie est belle à Sainte-Adèle, Rock Therrien, Sainte-Adèle, Québec

Sainte-Adèle, Québec, 12 août 2020 - Sise à l’angle de la côte Morin et du chemin du Chanteclerc à Sainte-Adèle, la murale intitulée « La vie est belle à Sainte-Adèle » est certes celle qui est dans le meilleur état de conservation de toutes celles de la série « Les murales des Pays-d’en-Haut ».

C’est probablement une situation un peu normale, car l’œuvre de l’artiste Rock Therrien (1970- ) ne date que de 2016.

La murale de Therrien met en scène des personnages de style de ceux des dessins animés à la télévision. Ils affichent des formes arrondies et sont représentés dans des situations amusantes et loufoques. Une recherche des œuvres de l’artiste sur Internet nous montre que la murale de Sainte-Adèle est tout à fait conforme à ses autres œuvres.

La brochure « La route de notre patrimoine en peinture », produite par la « Chambre de commerce de Sainte-Adèle », commente la murale ainsi :

« Pendant plusieurs années, le Lac Rond de Sainte-Adèle a été l’hôte d’un tournoi de pêche unique en son genre. À cette époque, le lac était ensemencé par plus de 2000 truites chaque année et permettait aux pêcheurs de tout calibre et de tout âge, de venir s’y amuser. Plusieurs de ces truites étaient numérotées avec une valeur en argent correspondante, imaginez la frénésie sur le lac. Plus de 400 pêcheurs venaient taquiner la truite et faisaient de cet événement de belles histoires de pêche en famille.

À ses débuts, le tournoi se nommait « Le tournoi des poissons », pour ensuite prendre le nom de son fondateur à son décès, et devenir “Le tournoi de pêche Maurice Aveline”, homme d’affaires reconnu et grand ambassadeur de son village. La mission première de ce tournoi était d’attirer des visiteurs à Sainte-Adèle, même mission que partage aujourd’hui ces magnifiques murales dans les Laurentides. »

Photo ci-dessus : La 13e murale de la série « Les murales des Pays-d’en-Haut » est un véritable dessin animé représentant deux personnages aux formes arrondies participant au « Tournoi de pêche Maurice Aveline ».

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Oct/20
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Dernière balade à Cordoue, des monuments, des arbres, des fleurs… et de superbes vieilles pierres

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 53e d’une longue série de reportages relatifs à une étourdissante odyssée en Andalousie et en Algarve, un voyage à quatre que nous avons terminé à Lisbonne au Portugal au printemps 2014

Monument Manolete, plaza del Conde de Priego, Cordoue, Andalousie, Espagne

Cordoue, Espagne, lundi 19 mai 2014 - Pour notre dernière journée à Cordoue, pas de visite d’églises, de musées ou de châteaux, uniquement de longues promenades dans les magnifiques rues, places et parcs de la ville.

Déjà nous avons déambulé dans les Jardines de la Victoria, dans le Jardín de los Patos, devant l’immense façade du Palacio de la Merced… où nous nous sommes extasiés dans l’un des superbes patios du palais à admirer les œuvres du sculpteur Aurelio Teno.

Nous poursuivons maintenant avec une balade dans les Jardines de la Merced, avant d’entrer de plain-pied dans le quartier Santa Marina, lui qui est situé dans la partie nord de la Cordoue ancienne.

Dans ce quartier, le plus ancien de Cordoue, on trouve l’église Santa Marina de Aguas Santas, elle qui a donné son nom à ce quartier, la Plaza del Conde de Priego dominée par le monument à Manolete, le fils de ce quartier berceau de la tauromachie.

C’est également le « barrio » qui abrite le Palacio de Viana que nous avons déjà visité.

Photo ci-dessus : La « plaza del Conde de Priego » à Cordoue est dominée par le monument à Manolete (1917-1947), ce torero mythique de l’après-guerre civile, qui passa justement son enfance dans ce quartier.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

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Oct/20
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Art public – « Chapelle sur le lac » (Pierrette Joly)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 223e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

Chapelle sur le lac, Pierrette Joly, Sainte-Adèle, Québec

Sainte-Adèle, Québec, 12 août 2020 - Nous avons atteint le sommet de la « Côte Morin » et avons trouvé la murale intitulée « Un homme et son péché ». L’œuvre de Reynald Connolly prend place sur un grand panneau sur pilotis affichant une murale sur chacune des faces du panneau.

Derrière le tableau où « Séraphin Poudrier » est à l’honneur, nous pouvons admirer un magnifique paysage de Sainte-Adèle où est mise en évidence une petite église, la « Chapelle sur le lac ».

Cette murale est une œuvre de la peintre ontarienne Pierrette Joly (1948- ) qui l’a réalisée en 2009.

Ce paysage tout laurentien est le douzième de la série « Les murales des Pays-d’en-Haut » que nous avons la chance d’admirer.

La brochure « La route de notre patrimoine en peinture », produite par la « Chambre de commerce de Sainte-Adèle », commente la murale ainsi :

« Les visiteurs de Sainte-Adèle ont une affection particulière pour ce petit édifice religieux. On peut l’admirer tout à côté du lac Rond, le long de la montée du Chantecler. Il fut érigé en 1952 sur un terrain donné par M. A.B. Thompson, propriétaire du Chantecler, avec l’aide des Églises-Unies du Canada. Le premier service religieux eut lieu le 14 décembre 1952 avec la participation de familles très croyantes. La première pierre fut posée par le révérend J. I. Mackay. Le mobilier fut confectionné par des ouvriers locaux, des membres et leurs amis.

Cette petite église possède un magnifique vitrail signé Guido Nincheri. Elle dessert toutes les dénominations protestantes. Le premier ministre résidant fut Rev. Hugh A. Rose. Depuis 1970 trois églises se sont regroupées. Il s’agit de Sainte-Adèle, Morin-Heights et Shawbridge. »

Photo ci-dessus : Une murale qui immortalise la petite église du lac Rond construite en 1952. L’œuvre réalisée en 2009 est de l’artiste-peintre Pierrette Joly.

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Oct/20
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Le palacio de la Merced et la superbe exposition Teno Monumental!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 52e d’une longue série de reportages relatifs à une étourdissante odyssée en Andalousie et en Algarve, un voyage à quatre que nous avons terminé à Lisbonne au Portugal au printemps 2014

Don Quijote, Exposition Teno Monumental, palacio de la Merced, Cordoue, Andalousie, Espagne

Cordoue, Espagne, lundi 19 mai 2014 - Notre très agréable promenade dans les Jardines de la Victoria et dans le Jardín de los Patos terminée, nous filons vers le Palacio de la Merced situé près de la Plaza de Colón, elle qui s’ouvre sur un magnifique parc.

Ce palais, un exemple des plus représentatif du baroque cordouan, est l’ancien couvent de la Merced Calzada, le couvent de Notre-Dame de la Miséricorde. L’ensemble abrite aujourd’hui le siège du gouvernement de la province de Cordoue, la Diputación de Córdoba.

L’édifice, construit en 1745 et maintes fois réaménagé, présente une très très large façade… au centre de laquelle prend place le portail d’une église.

Malheureusement, en raison de travaux de rénovation en cours, nous ne pouvons le visiter. Mais, nous y entrons tout de même, car sur le patio central il y a une exposition de sculptures de l’artiste Aurelio Teno (1927-2013), décédé il y a un an, et dont nous avons déjà admiré des œuvres depuis notre arrivée à Cordoue.

Photo ci-dessus : Un buste magnifique réalisé par Aurelio Teno et intitulé « Don Quijote ».

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

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Oct/20
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Art public – « Un homme et son péché » (Reynald Connolly)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 222e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

Un homme et son péché, Reynald Connolly, Sainte-Adèle, Québec
Sainte-Adèle, Québec, 12 août 2020 - Notre quête des murales de la série « Les murales des Pays-d’en-Haut » nous amène à une œuvre qui, pour nous, est vraiment emblématique de l’histoire des Pays-d’en-Haut… soit celle titrée « Un homme et son péché »!

La murale, la onzième de la série, représente une flèche nous menant de l’auteur, Claure-Henri Grignon, à son personnage mythique Séraphin Poudrier!

L’œuvre, datant de 2007, est une réalisation de l’artiste québécois Reynald Connolly.

La brochure « La route de notre patrimoine en peinture », produite par la « Chambre de commerce de Sainte-Adèle », commente la murale ainsi :

« Claude-Henri Grignon naît à Sainte-Adèle le 8 juillet 1894. Il est le neuvième enfant de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Ouellette-Baker, acadienne. La maison natale est située au 176 de la rue Morin.

D’abord jeune journaliste de combat, critique littéraire et pamphlétaire, Claude-Henri Grignon vécut la presque totalité de sa vie dans son village natal.

La maison où il écrivit son œuvre maîtresse, “Un homme et son péché”, en 1933, se trouve au 195 de la rue Morin.

L’extrême pauvreté dans laquelle il vivait en 1933 lui a toujours fait dire que son roman était un “pamphlet contre l’argent”.

Son terrible avare, Séraphin Poudrier, atteint une puissance dramatique telle qu’il a “tué” le beau prénom de Séraphin. Sa “sainte” Donalda, qui meurt à vingt ans dans le roman de 1933 après n’avoir été mariée qu’un an et un jour, occupe une place particulière dans notre imaginaire collectif d’un océan à l’autre.

Le succès remarquable du roman allait connaître des remaniements alors insoupçonnés par ses nombreuses adaptations pour la radio (1939), le cinéma (1948, 1949 et 2002), le théâtre, la bande dessinée, et le Village de Séraphin à Sainte-Adèle. La langue québécoise emprunte de nombreux vocables à cet univers romanesque populaire. Sainte-Adèle est célèbre grâce à cette œuvre devenue mythique et qui garde toute son actualité historique.

Grignon a produit une œuvre littéraire colossale : Le secret de Lindbergh, Ombres et clameurs, Le déserteur et autres récits de la terre, Précisions sur “Un homme et son péché”, Les contes du Père Bougonneux (plus de 400 dans le Bulletin des agriculteurs), et une fresque historique à la télé de Radio-Canada : Les belles histoires des Pays-d’en-Haut.

Des milliers d’articles de journaux, Les conférences Ronson à CKAC, en plus d’avoir fondé le Journal des Pays-d’en-Haut en 1967 avec son ami Maurice Aveline. À ses propres yeux Les Pamphlets de Valdombre (1936 à 1943) demeurent la pierre angulaire de sa vie littéraire. Il était Valdombre avant tout. Pamphlétaire toujours…

Maire de Sainte-Adèle, préfet du comté de Terrebonne, syndic de sa paroisse, catholique militant, il fut de tous les combats. Sa dernière œuvre, restée inédite jusqu’en 2006, porte le titre qu’il avait choisi par reconnaissance envers le plus grand de nos journalistes : Olivar Asselin, le pamphlétaire maudit (Éd. Trois-Pistoles). Claude-Henri Grignon a aimé Sainte-Adèle sans partage et y a laissé courir son talent remarquable de conteur.

Le peintre Reynald Connolly illustre ici une dimension méconnue du grand écrivain : le pêcheur, l’amant de la nature, des lacs, des rivières et des montagnes de ses chers Pays-d’en-Haut. Par Pierre Grignon »

Photo ci-dessus : La murale « Un homme et son péché » est malheureusement placée derrière des arbres… il faut vraiment la chercher pour l’admirer. Dommage.

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Oct/20
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Les murailles de Cordoue, les jardins de la Victoria et ceux de l’agriculture!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 51e d’une longue série de reportages relatifs à une étourdissante odyssée en Andalousie et en Algarve, un voyage à quatre que nous avons terminé à Lisbonne au Portugal au printemps 2014

Mausoleo romano, Cordoue, Andalousie, Espagne

Cordoue, Espagne, lundi 19 mai 2014 - Pour notre dernière journée de notre séjour à Cordoue, nous optons pour une promenade hors du quartier historique de la ville.

Cette balade nous permet, dans un premier temps, d’admirer les murailles du quartier de la Judería, ainsi que la porte de Almodóvar, de l’extérieur des anciennes fortifications. Évidemment, il ne s’agit que d’une toute petite partie des murailles qui jadis encerclaient la cité.

Puis, nous nous dirigeons sur le paseo de la Victoria, là où prennent place les Jardines de la Victoria et le Jardín de los Patos, celui-ci connu aussi sous le nom des jardins de l’agriculture! De nombreux monuments, dont un mausolée romain, s’y trouvent et sont remarquables.

Photo ci-dessus : En 1993, des fouilles archéologiques réalisées dans les « Jardines de la Victoria » ont mis au jour un mausolée romain qui de par sa taille aurait été construit par une riche famille romaine.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

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Oct/20
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Art public – « La forge » (Carolle Beaudry)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 221e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

La forge, Carolle Beaudry, Sainte-Adèle, Québec

Sainte-Adèle, Québec, 12 août 2020 - Nous poursuivons notre promenade à Sainte-Adèle à la découverte des murales de la série « Les murales des Pays-d’en-Haut ». Déjà, nous en sommes à la dixième « grande peinture » d’une série qui en compte quinze!

Nous sommes sur la rue Morin… une des voies de circulation principale de la ville, une rue affichant une pente importante. Aux environs du milieu de la pente, sur le côté nord de la rue, il y a une murale sur la façade d’une vieille maison… L’œuvre s’intitule « La forge » et elle a été réalisée en 2006 par l’artiste peinte animalière Carolle Beaudry née à St-Paul-d'Abbotsford au Québec en 1970.

La murale affiche un forgeron en train de ferrer un cheval devant une maison en bois qui héberge justement « La forge ».

La brochure « La route de notre patrimoine en peinture », produite par la « Chambre de commerce de Sainte-Adèle », commente la murale ainsi :

« Dès 1847, deux forgerons s’installent à Sainte-Adèle; un comme maréchal-ferrant et l’autre comme cercleur de roues. Vers 1860, Israël Desjardins ouvre une nouvelle forge qui fut le siège de plusieurs réunions du Conseil municipal. Comme celles de François Beauchamp, Alphonse Aveline, Wilfrid Monette et Onias (Hormidas) Lamoureux.

Les forges étaient des lieux de rencontres fort courus des gens du village. On y ferrait les chevaux, on y jouait aux cartes et on y racontait des histoires. En 1929, Wilfrid Monette fut chargé de perforer le fer qui servit pour l’érection de la croix. Les forges étaient nos quincailleries et nos garages d’aujourd’hui. »

Photo ci-dessus : La murale « La forge » s’affiche sur la façade d’une maison particulièrement délabrée de la rue Morin à Sainte-Adèle. Il nous semble évident que l’œuvre aurait besoin de restauration… et surtout d’un plus bel écrin pour la mettre en valeur.

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