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Oct/17
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Les mots du jour : arrière-pays, Outback

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Mont Uluru-Ayers Rock, Territoire du Nord, Australie

Jeudi 5 octobre 2017

Source de la recherche
Le titre suivant chapeautant un texte de Carolyne Parent publié dans le quotidien Le Devoir du 30 septembre 2017 : « La mer, la ville et l’arrière-pays : trois suggestions d’escapades » et mes textes sur l’Australie… Alice Springs, le mont Uluru et l’Outback.

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom masculin arrière-pays comme suit : « Territoire situé en arrière des régions côtières. Et par extension : Région rurale située autour d’une ville, d’une région urbanisée. »

Le dictionnaire Usito propose, quant à lui, la définition suivante : « Région située à l’arrière de la zone côtière, à l’intérieur des terres. »

L’encyclopédie libre Wikipédia est un peu plus précise en écrivant : « Un arrière-pays (ou hinterland) est une zone continentale située en arrière d’une côte ou d’un fleuve, par opposition au littoral. »

Le dictionnaire Larousse va dans le même sens : « Intérieur d’une région, par opposition à la côte, au bord de la mer. »

Quant à l’Outback, Wikipédia réserve le mot pour l’Australie : « L’outback est l’arrière-pays généralement semi-aride de l’Australile, situé au-delà du bush. Grand comme les deux tiers de l’Europe, il n’est pas très peuplé : un peu plus d’un million d’habitants soit moins de 5 % de la population du pays. »

Photo ci-dessus : Le superbe mont Uluru est situé dans l’Outback en Australie.

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Oct/17
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Expressions du jour : pâte à dents, brassière et «bon matin»

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Mardi, 3 octobre 2017

Source de la recherche
Une très intéressante "Lettre au lecteur" publiée dans le quotidien Le Devoir par Solange Chalvin, ex-journaliste du «Devoir» et ex-directrice à l’OQLF, le 3 octobre 2017 :

Non à la pâte à dents, à la brassière et à «bon matin»!

"Ayant travaillé à la francisation des entreprises durant une douzaine d’années, avec des centaines de conseillers en francisation et de linguistes, à l’amélioration de la langue parlée et écrite au travail, aussi bien dans les usines que dans les plus grands commerces, ainsi qu’à la qualité de l’étiquetage et de l’affichage commercial, je n’accepte pas que l’OQLF par le biais d’une nouvelle « Politique de l’emprunt linguistique » fasse fi des efforts et des sommes considérables consacrés par ces entreprises à la francisation des emballages, de la publicité et des documents d’information sur leurs produits pour se conformer aux recommandations de l’Office de la langue française de l’époque — c’était le nom de l’OQLF jusqu’en 2002. Ce recul enlève toute crédibilité et toute efficacité aux efforts antérieurs de l’Office.
 
Les consommateurs achètent aujourd’hui du dentifrice (non de la pâte à dents), des soutiens-gorge (non des brassières), des plateaux (non des cabarets) et fréquentent un comptoir à salades (et non un bar à salades). Ces calques de l’anglais que nous avions fini par oublier apparaîtraient de nouveau dans l’espace public par l’action de l’OQLF, qui a pour mission de guider l’usage du français parlé et écrit au Québec.
 
Plutôt que de dépenser des sommes folles à faire des suggestions permissives, plus farfelues les unes que les autres, l’OQLF devrait consacrer ses énergies à promouvoir des cours de francisation pour intégrer les immigrants à la société et au monde du travail, surtout dans les entreprises qui accueillent des travailleurs immigrants, afin de faire du français la langue de travail et de l’espace public.
 
J’aurais bien préféré que l’OQLF affiche publiquement son désaccord avec ce « bonjour, hi » qu’on nous sert de plus en plus dans les commerces ainsi que ce « bon matin » (calque de l’anglais « good morning ») au lieu de « bonjour », utilisé dans toute la francophonie, sans compter ce « pas de problème » (calque de l’anglais « no problem ») plutôt que « pas de souci ».»

Définition : pâte à dents
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote est clair pour la locution pâte à dent(s). Il la qualifie de "construction à proscrire", précisant qu'on écrit plutôt dentifrice ou pâte dentifrice.

Définition : brassière
Par contre, il ne donne pas brassière comme calque de l'anglais, mais plutôt comme mot du langage familier.

Le dictionnaire Usito définit brassière comme "un sous-vêtement féminin servant à soutenir la poitrine",

Usito ajoute une citation provenant d'un roman de Chrystine Brouillet : « Elle déshabilla sa fille en pleurant, ne lui laissant que la médaille de son parrain et une brassière bien anonyme pour tout vêtement » 

Par ailleurs, Usito propose "soutien-gorge" comme synonyme, ajoutant la remarque suivante : "Bien qu'il soit l'extension d'un emploi ayant eu cours en français, cet emploi est critiqué; l'influence de l'anglais brassiere a dû contribuer à en maintenir la vitalité en français québécois."

Définition : bon matin
Quant à bon matin, Antidote ne le définit pas dans le sens de bonjour.

Le dictionnaire Usito précise, quant à lui, que l'emploi de bon matin (de l'anglais good morning) est critiqué comme synonyme non standard de bonjour.

Les auteurs du dictionnaire font remarquer que "dans un discours soigné, bon matin est généralement condamné comme calque de l'anglais good morning. Néanmoins, certains prétendent qu'il apporte une nuance temporelle dans les formules de salutations en français, s'ajoutant à bonjour, bon avant-midi, bon après-midi, bonne fin de journée et bonsoir."

Photo ci-dessus : La nouvelle politique de l'OQLF est un manque de respect envers les entreprises qui ont oeuvré à la francisation des emballages, de la publicité et des documents d’information sur leurs produits pour se conformer aux recommandations de l’Office de la langue française de l’époque.

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Sep/17
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La locution du jour : une mise en abyme (ou mise en abîme)

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Samedi 16 septembre 2017

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Les paragraphes suivants tirés d’un texte de Patrick Lagacé publié dans le quotidien La Presse + du 16 septembre 2017 :

"Louka, sain et sauf : il y a un scénariste quelque part qui a décidé que cette fois-ci, à Griffith, en Ontario, ça ne finirait pas si mal. Je dis « pas si mal », c’est une façon de parler parce que ça finit mal, quand même : la mère de Louka, Véronique Barbe, est morte, tuée à coups de couteau. Le suspect est Ugo Fredette, père de Louka, ex-conjoint de la défunte.

Louka, orphelin. Trois autres enfants aussi, ceux de Mme Barbe, nés d’une autre union.

Un scénariste, oui, c’est comme si un scénariste avait arrangé la vie d’Ugo Fredette avec le gars des vues. Voici un homme qui produisait des documentaires inspirés de faits divers comme des disparitions d’enfants et des meurtres de femmes…

Comment on dit ça, déjà ? Je cherche l’expression…

Ah oui. Une mise en abyme, oui

Dixit le Larousse : « Se dit d’une œuvre citée et emboîtée à l’intérieur d’une autre de même nature. » C’est confiné à la fiction, généralement. Quoique le réel accouche parfois de mises en abyme de son cru. À preuve…»

Définition
Le dictionnaire Le Petit Robert, définit l’expression mise en abyme (ou plus rarement abîme) comme suit : "Se dit d'une œuvre montrée à l'intérieur d'une autre qui en parle, lorsque les deux systèmes signifiants sont identiques : récit dans le récit, film dans le film, peinture représentée dans une peinture, etc.".

L'encyclopédie libre Wikipédia propose, quant à elle, la définition suivante : « La mise en abyme — également orthographiée mise en abîme ou plus rarement mise en abysme1 — est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre similaire, par exemple en incrustant dans une image cette image elle-même.»

Photo ci-dessus : Exemple de mise en abyme (avec l'utilisation de la statue Le Penseur d'Auguste Rodin.

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Sep/17
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Le mot du jour : libéralité

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Vendredi 15 septembre 2017

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La phrase suivante tirée de « Révolution française — le Peuple et le Roi » de Max Gallo (p.42) 

« Ce programme implique que l’on coupe dans les dépenses royales, les libéralités des souverains, et qu’on s’attaque à ces fermiers généraux qui prélèvent un pourcentage élevé sur les impôts qu’ils recueillent au nom du roi, faisant l’avance des recettes fiscales au Trésor royal. »

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom féminin libéralité comme suit : « Générosité ; don généreux. »

Exemple : Agir avec libéralité. Faire des libéralités à quelqu’un.

Antidote ajoute qu’en droit, libéralité signifie « un acte par lequel une personne
procure un avantage à une autre sans aucune contrepartie. »

Le dictionnaire Usito propose, quant à lui, la définition suivante : « Propension à donner généreusement. »

(1) Usito, dictionnaire général de la langue française sous la direction d’Hélène Cajolet‑Laganière, de Pierre Martel et de Chantal‑Édith Masson, et avec le concours de Louis Mercier [site Web]. Les Éditions Delisme. Consulté le 22 janvier 2015. https://www.usito.com/dictio

Photo ci-dessus : Les libéralités des souverains dont a profité Marie-Antoinette au bras de Louis-XVI ont certes joué dans sa condamnation à mourir. (Photo Jacques Lanciault, 2012)

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Sep/17
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Le mot du jour : cul-de-jatte

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Jeudi 14 septembre 2017

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La phrase suivante tirée du roman « L’affaire Caïus » de Henry Winterfeld (p.28) :

« Un jour, pendant la récréation de midi, Antoine avait déclaré que le devin ne sortait pas de chez lui parce qu’il était cul-de-jatte! »

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom cul-de-jatte comme suit : « Personne privée de jambes. »

Le dictionnaire Usito propose, quant à lui, la définition suivante : « Personne amputée des membres inférieurs ou qui ne peut en faire usage. »

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Le mot du jour : malingre

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Mercredi 13 septembre 2017

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La phrase suivante tirée de « Révolution française — le Peuple et le Roi » de Max Gallo (p.25) :

« Les travaux manuels — et même ceux des jardiniers ou des paysans qu’il côtoie — l’attirent. Il a été malingre. Il grossit parce qu’il dévore… »

Définition
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom malingre comme suit : « Qui est d’une constitution faible et d’une santé fragile (ou qui semble tel). »

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Sep/17
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Le mot du jour : morgue

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Mardi 12 septembre 2017

Source de la recherche
La phrase suivante tirée de « Révolution française — le Peuple et le Roi » de Max Gallo (p.22) :

« Son frère aîné, le duc de Bourgogne, attirait tous les regards, toutes les attentions, et il traitait son cadet (Louis, duc de Berry) avec morgue, mépris, cependant que ses précepteurs, le gouverneur des enfants de France, le duc de La Vauguyon, le donnait en modèle. »

Définition
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom féminin morgue comme suit : contenance hautaine et méprisante; affectation exagérée de dignité. »

Les synonymes proposés sont : arrogance, dédain, fierté, hauteur, insolence, mépris, orgueil, suffisance, superbe.

Photo ci-dessus : Évidemment, lorsque l’on entend le mot morgue nous pensons en premier lieu « à l’endroit où l’on conserve les cadavres afin qu’ils soient identifiés officiellement » (définition du dictionnaire du correcteur électronique Antidote).

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Sep/17
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Le mot du jour : cléricalisme

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Lundi 11 septembre 2017

Source de la recherche
Le titre suivant d’un texte d’Yves Gingras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences de l’UQAM, publié dans le quotidien Le Devoir du 6 septembre 2017 :

« J’ai malheureusement déchanté assez vite à la lecture des explications simplistes (et surprenantes venant d’un membre d’une académie sélecte…) mises en avant pour “expliquer” l’absence relative de francophones au sein de la Société royale du Canada (SRC). Les raisons en seraient d’ailleurs “bien connues” et trouveraient leur source dans “le cléricalisme coincé” qui aurait scotomisé chez les (pauvres) francophones la valorisation du savoir et de l’excellence. »

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom masculin cléricalisme comme suit : « Opinion favorable à l’intervention du clergé dans la vie politique. »

Le dictionnaire en ligne Usito propose, quant à lui, la définition suivante : « Attitude, opinion des partisans d’une intervention du clergé dans la vie politique. »

(1) Usito, dictionnaire général de la langue française sous la direction d’Hélène Cajolet‑Laganière, de Pierre Martel et de Chantal‑Édith Masson, et avec le concours de Louis Mercier [site Web]. Les Éditions Delisme. Consulté le 22 janvier 2015. https://www.usito.com/dictio

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Le mot du jour : scotomiser

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Dimanche 10 septembre 2017

Source de la recherche
Le paragraphe suivant d’un texte d'Yves Gingras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences de l’UQAM, publié dans le quotidien Le Devoir du 6 septembre 2017 :

« J’ai malheureusement déchanté assez vite à la lecture des explications simplistes (et surprenantes venant d’un membre d’une académie sélecte…) mises en avant pour “expliquer” l’absence relative de francophones au sein de la Société royale du Canada (SRC). Les raisons en seraient d’ailleurs “bien connues” et trouveraient leur source dans “le cléricalisme coincé” qui aurait scotomisé chez les (pauvres) francophones la valorisation du savoir et de l’excellence. »

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le verbe scotomiser comme suit : « En psychanalyse, écarter involontairement (une réalité) de la conscience. »

Le wiktionnaire, le dictionnaire de l’encyclopédie libre Wikipédia propose la même définition du point de vue psychanalyse, mais ajoute aussi la définition suivante : « Omettre intentionnellement », signalant aussi les synonymes suivants : dénier, ignorer.

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Sep/17
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Le mot du jour : bobard

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Samedi, 9 septembre 2017

Source de la recherche
Le titre suivant d’un texte de Louis Cornellier publié dans le quotidien Le Devoir du 5 septembre 2017 :

« Les bobards de Michel Onfray »

Définition
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom masculin bobard comme suit : « Mensonge, fausse nouvelle, histoire fantaisiste. »

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