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JE SUIS EN COLÈRE

Introduction de Jacques Lanciault

NDLR Les décisions des gouvernements de la planète pour lutter contre la pandémie de la COVID-19 bouleversent nos vies et, personnellement, je suis des plus sceptiques, et c’est un euphémisme, quant au bon jugement de tous ces élus.

Ce week-end, j’ai lu une lettre d’opinion publiée par la metteure en scène Brigitte Haentjens dans la section « Débats » du quotidien La Presse.

Ses opinions énoncées dans un choix de mots magnifique reflètent beaucoup mes inquiétudes face au travail des pouvoirs publics!

 Brigitte Haentjens, (Photo Mathieu Rivard)En « Revue de presse », je me permets de publier son texte.

JE SUIS EN COLÈRE

Brigitte Haentjens, metteure en scène, La Presse, le 17 mai 2020

Je suis en colère. Depuis deux mois. Ça me réveille la nuit et ça me gâche des jours.

Je suis en colère, oui, comme artiste, mais pas seulement, car il est difficile en ce moment de séparer l’art du reste des préoccupations de nos vies. Comment parler de théâtre alors que notre art plonge ses racines vives dans la société et que cette société est malade, confuse et confinée ?

Comme beaucoup de mes camarades, je souffre de l’isolement et de la solitude, sans contacts sinon celui qu’établit l’écran, et à la longue, je ne sais plus vraiment ce sur quoi je travaille, ni avec qui, ni pourquoi, ni pour quand.

Je lis, je réfléchis, je perds de vue le lointain, le futur. Je perds le nord. La salle de répétition, le studio de travail, l’interaction avec les interprètes, les concepteurs, leur présence physique, levain, ferment des arts de la scène, me manquent terriblement. Ça me frustre d’être privée de cette richesse, celle du partage et du raffinement de l’œuvre à faire. Celle de la communion avec la collectivité. Ça me fâche et ça me manque comme au corps exsangue un membre amputé qui gigote encore ou le battement de son cœur, le flot de son sang.

Je suis en colère d’être privée de ma raison d’être et de vivre. De mon identité. Et désolée de l’impuissance dans laquelle nous pataugeons, comme des spectateurs passifs de notre art moribond.

Je suis en colère, oui, car, à l’échelle mondiale, la gestion éclairée, scientifique, rationnelle et empathique de cette crise par le pouvoir politique est loin d’être la règle. L’incompétence, l’improvisation voire les mensonges de nos dirigeants sont plutôt monnaie courante.

Je suis en colère, oui, quand j’entends ce ton paternel avec lequel on nous parle, comme si nous étions des enfants indisciplinés ou des petits vieux endommagés. On nous demande de garder nos distances, on nous prive de nos lieux de travail, on nous enferme, on nous surveille, on nous dénonce, on nous accable. On nous punit éventuellement.

Très bien, les distances, les masques et l’isolement sont sûrement efficaces pour enrayer l’épidémie. La disparition des droits – se réunir, se parler, s’engager, manifester et se serrer les coudes –, nous la subissons comme une punition temporaire, un mauvais moment à passer sans oser imaginer qu’il en restera quelque chose dans l’avenir.

Notre famille, nos amis, nos camarades sont effacés de nos vies.

Nous ne sommes plus autorisés à discuter, critiquer, nous déplacer. Nous ne pouvons pas accompagner nos proches dans la mort et encore moins les enterrer. Nous ne pouvons que nous taire et satisfaire les fonctions biologiques de nos corps : se nourrir, se saouler, déféquer et se coucher. Nous sommes traités comme le petit peuple ignorant que nous acceptons d’être. Nous vivons désormais, comme le dit le philosophe italien Giorgio Agamben, « dans un monde où la seule valeur reconnue est la survie ».

Nous sommes peut-être disciplinés, mais certainement pas engagés dans un projet plus vaste. Nous ne sommes pas mobilisés.

Je suis, comme beaucoup, horrifiée de voir la façon dont nous traitons les personnes âgées, retirées tout simplement de l’espace public. Les vieux ne sont pas protégés du virus, ils ont simplement disparu de la société, condamnés à souffrir et mourir seuls comme des pestiférés. Scandalisée de voir la gratitude qui s’exprime actuellement envers le personnel soignant alors que depuis des décennies nous n’avons pas écouté ses cris. Dépitée de constater qu’après 20 ans de sape du régime public, nous avons fermé les yeux sur tous les signaux d’alarme qui annonçaient pourtant la catastrophe.

Dans la société québécoise en particulier, tout comme dans la société occidentale et capitaliste, nos gouvernements successifs ont éliminé les coûts jugés inutiles sans jamais considérer quel investissement dans l’humanité ils pouvaient représenter.

Nous sommes en guerre, disent certains. Sans autre ennemi que la barbarie des systèmes qui nous contraignent. Nous sommes en guerre peut-être, mais contre l’humanité, la part d’humanité qu’il nous reste. Bientôt nous travaillerons tous à distance, nous enseignerons et nous éduquerons par écran interposé et ça va bien aller, il n’y aura plus de perte de temps, de bibliothèques dans lesquelles errer, d’enseignement magistral à remettre en question, de politique culturelle – ou son absence – à dénoncer.

Je suis en colère, oui, quand il nous faut bien constater avec le philosophe Abdennoun Bidar « qu’avec toute notre intelligence, notre science, nos technologies, etc., nous avons réagi à la crise de façon tellement déshumanisée et déshumanisante, tellement irrationnelle derrière les apparences de la plus grande rationalité, que cela signe sans appel la fausseté parfaite de notre vision du monde, de notre mode de pensée, du sens que nous avons, ou prétendons avoir, de notre humanité même ».

Je suis en colère quand je lis dans les médias, les journaux, des incitations à nous renouveler, à prendre le virage des communications numériques pour préparer l’avenir de la vie artistique, culturelle. Quand j’entends parler de plans de relance fondés sur le vide et l’absence ou d’hypothétiques réouvertures des salles de spectacle. C’est fou comme les fonctionnaires de la culture et autres experts – ou prétendus tels – savent mieux que nous ce que nous devons faire. Ils l’ont peut-être toujours su puisque leur travail et leurs salaires s’appuient sur notre vitalité artistique.

Il est vrai que depuis deux mois, on a peu entendu les artistes, ceux qui font le métier, qui créent des spectacles, attirent le public et, souvent, animent des compagnies de création.

Les artistes et les artisans se taisent. Lors des réunions avec les ministres, nous ne sommes pas conviés, ni même consultés. Pas plus là que dans les différents cercles qui composent notre milieu.

Ceux qui administrent les salles de spectacle, les plateaux de répétition, vont donc décider tous seuls de notre avenir. Avec l’accord de la Santé publique, bien entendu.

Je suis en colère, car je sais bien, contre l’optimisme de mise, que la saison prochaine les foules ne se précipiteront pas au théâtre, dans les salles de concert ou de danse. Il est probable que cette perspective, cette absence de perspective, nous ait momentanément coupé les ailes et la parole. Il est probable que nous soyons actuellement hébétés par la cruelle absence de notre travail, des lieux de notre travail, de tout ce qui nous fait vibrer et vivre. Avant de parler d’avenir, nous sentons bien que nous devons d’abord traverser ce moment présent, que nous sommes loin d’avoir épuisé la réflexion qu’il suscite.

Mais nous avons le désir de prendre nos destins en main, nous allons trouver des façons de rejoindre le public par notre art même, parce que nous renouveler, nous faisons cela tous les jours, à chaque pas de nos créations.

Nous sommes muets et confinés, mais nous réfléchissons et bientôt vous nous entendrez.

Car nous sommes en colère, oui, et la colère, c’est aussi ça la vie.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

Photo ci-dessus : Merci, madame Haentjens d'avoir pris le peine de mettre en mots ce que tant de Québécois ressentent! (Photo Mathieu Rivard)

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Mai/20
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Le temple de Banteay Srei, « la citadelle des femmes », pour mettre fin à notre périple!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 47e et dernier d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple Banteay Srei, Angkor, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, samedi 23 novembre 2019 — C’est le début d’une longue, d’une très longue journée! Dans les faits, elle va s’étirer sur plus de 46 heures!

En effet, de la sortie du lit ce matin à 6 heures jusqu’à notre arrivée à Mirabel dimanche, la petite aiguille de l’horloge aura pratiquement fait quatre fois le tour du cadran!

Pour cette dernière journée de visites au Cambodge, nous découvrons un autre temple, tout petit celui-là, mais où les pierres affichent des motifs gracieux et un travail de sculpture très fin.

Le temple Banteay Srei, surnommé « la citadelle des femmes », a été construit au Xe siècle dans du grès rose sous le règne de Jayavarman V.

Il fut découvert et dégagé tardivement, soit à compter de 1924, par les archéologues français qui mirent en valeur l’exceptionnel état de conservation des sculptures et des décorations des lieux.

Finalement, nous terminerons nos visites par deux séances de magasinage, coup sur coup… comme s’il n’y en avait pas eu suffisamment depuis notre arrivée en Asie du Sud Ouest il y a 22 jours!

Photo ci-dessus : Les travaux de reconstitution ont donné des résultats impressionnants.

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Deux autres temples sur le site d’Angkor : Prè Rup et Preah Khan!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 46e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple Pre Rup, site d’Angkor, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, vendredi 22 novembre 2019 — Après nos magnifiques découvertes de la matinée dans la ville royale d’Angkor Thom, nous découvrons deux autres temples en après-midi…

Le temple de Prè Rup dans un premier temps, puis celui de Preah Khan pour terminer notre journée de visites. Dans les deux cas, il s’agit d’amoncellements magnifiquement conservés de « vieilles pierres ».

Photo ci-dessus : Vue d’ensemble du temple Prè Rup qui est situé dans l’enceinte d’Angkor. Ce temple d’État du roi Rajendravarman II a été construit en 961 et il affiche cinq tours au sommet de la plus haute de ses trois plates-formes. Elles composent un temple-montagne consacré à Shiva.

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Mai/20
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Le temple de Ta Prohm : là où la végétation a repris ses droits sur le travail de l’homme!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 45e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple Ta Prohm, Angkor Thom, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, vendredi 22 novembre 2019 — La matinée consacrée à la découverte des vestiges de la ville royale d’Angkor Thom aura été vraiment impressionnante!

Dans un premier temps, un pont bordé d’une allée de 54 statues, puis le temple Bayon et ses superbes visages sculptés dans la pierre, suivi des terrasses des Éléphants et du roi Lépeurx!

Nous arrivons maintenant au temple de Ta Prohm… là où les gigantesques racines des « fromagers », sorties de terre depuis des siècles, ressemblent aux immenses tentacules d’une pieuvre qui aurait décidé un jour de prendre les pierres des temples en otage!

Un spectacle ahurissant que nous pouvons admirer aujourd’hui grâce à la décision des restaurateurs du site d’Angkor de laisser les lieux dans l’état, ou presque, où ils ont été redécouverts au début du XXe siècle!

Photo ci-dessus : Céline, toute menue, devant les immenses racines des « fromagers » qui ceignent les pierres des édifices composant le temple de Ta Prohm sur le site d’Angkor au Cambodge.

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Mai/20
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Angkor Thom… des centaines de visages sculptés dans la pierre! (2e partie)

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 44e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple Bayon, Angkor Thom, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, vendredi 22 novembre 2019 — Hier, à notre premier jour dans les parages du site d’Angkor, nous avons été subjugués par les immenses tours de pierre d’Angkor Wat!

Aujourd’hui, à l’avant-dernier jour du périple, nous découvrons Angkor Thom… et ses quelque 200 visages géants sculptés dans la pierre… Wow!

Angkor Thom est une immense ville royale créée par le roi Jayavarman VII! Son enceinte fortifiée de 8 mètres de haut s’étire sur pas moins de 13 kilomètres et est elle-même entourée de douves larges de près de 100 mètres!

Cette immense cité-temple, où nous déambulerons sur ses superbes allées durant toute la matinée, nous dévoilera quelques-unes de ses plus belles œuvres khmères.

Photo ci-dessus : Parfois les visages sculptés dans la pierre au temple Bayon semblent nous sourire.

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Angkor Thom… des centaines de visages sculptés dans la pierre! (1re partie)

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 43e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple Bayon, Angkor Thom, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, vendredi 22 novembre 2019 — Hier, à notre premier jour dans les parages du site d’Angkor, nous avons été subjugués par les immenses tours de pierre d’Angkor Wat!

Aujourd’hui, à l’avant-dernier jour du périple, nous découvrons Angkor Thom… et ses quelque 200 visages géants sculptés dans la pierre… Wow!

Angkor Thom est une immense ville royale créée par le roi Jayavarman VII! Son enceinte fortifiée de 8 mètres de haut s’étire sur pas moins de 13 kilomètres et est elle-même entourée de douves larges de près de 100 mètres!

Cette immense cité-temple, où nous déambulerons sur de superbes allées durant toute la matinée, nous dévoilera quelques-unes de ses plus belles œuvres khmères.

Photo ci-dessus : Un site composé d’une suite de cônes de pierre où sur chacun, quatre visages ont été sculptés!

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Mai/20
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Angkor Wat… le plus grand monument d’Asie du Sud-Est. Wow!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 42e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Agnkor Wat, Siem Reap, Cambodge

Siem Reap, Cambodge, jeudi 21 novembre 2019 — Cinq hautes tours en boutons de fleur de lotus! Une image admirée à moult reprises… en photo!

Aujourd’hui, nous y sommes. Les immenses tours de pierre d’Angkor Wat prennent place devant nous… et en explorant les lieux nous pourrons même les toucher. Wow!

Le temple, dédié à Vishnou lors de sa construction sur ordre du roi Suryavarman II au début du XIIe siècle, est un « temple d’État ». Il s’agit d’un temple-montagne. Ses cinq tours nous laissent voir une pyramide qui représente le mont Meru… la résidence des Dieux dans la religion hindoue.

Notre exploration des trois étages du temple nous permettra, entre autres, d’admirer de près les tours coniques, de voir de superbes statues et une magnifique série de bas-reliefs représentant la bataille de Kurukshetra… une longue fresque où l’on a immortalisé des centaines de guerriers.

Photo ci-dessus : Vue des cinq tours d’Angkor Wat et de leurs reflets dans l’eau des douves, alors que le soleil décline sur le magnifique site d’Angkor à Siem Reap au Cambodge.

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Mai/20
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Le pont de Kampong Kdei : un pont du XIIe siècle… et notre magnifique hôtel à Siem Reap!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 41e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Pont Spean Praptos, Kampong Kdei, Cambodge

Angkor Ban - Siem Reap, Cambodge, jeudi 21 novembre 2019 — Voilà, notre croisière sur le fleuve Mékong est maintenant terminée.

Normalement, elle aurait dû prendre fin sur le lac Tonlé Sap, mais un pont en construction sur le Mékong supérieur, nous a obligés à voguer sur un autre bras du Mékong… qui lui ne se rend pas au mythique lac.

Au lieu de traverser le Tonlé Sap en bateau… nous aurons la « chance » d’y aller d’une longue balade de cinq heures en autocar sur une route de campagne.

Pourtant, ce lac que nous avions hâte de le découvrir, et ce, en grande partie en raison d’un magnifique reportage réalisé à son sujet pour l’émission « Découverte » de Radio-Canada que nous avons regardé sur Internet. Il constitue la plus grande réserve d’eau douce d’Asie du Sud-Est! Évidemment, nous sommes déçus.

Notre trajet en car nous permettra toutefois d’admirer un pont construit au XIIe siècle, le pont de Kampong Kdei! Une bien mince consolation.

Puis, nous arriverons à l’ultime destination de notre périple : Siem Reap… la ville abritant les temples d’Angkor… ce qui devrait être le point d’orgue de notre voyage!

Photo ci-dessus : Céline pose devant le pont de Kampong Kdei, un pont construit au XIIe siècle en latérite.

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Avr/20
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Le temple angkorien de Vat Nokor… une visite préparatoire au site d’Angkor!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 40e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Temple de Wat Nokor, Kampong Cham, Cambodge

Angkor Ban, Cambodge, mercredi 20 novembre 2019 — Nous en sommes cet après-midi à la dernière visite du programme offert par notre croisière sur le Mékong.

Encore une fois, nous accostons directement sur les berges du Mékong où un autocar nous attend pour nous mener à Kampong Cham, là où prend place le temple de Wat Nokor.

À première vue, l’endroit nous semble être les ruines d’un temple à l’architecture angkorienne ! Et c’est le cas, car ce temple aurait été érigé sur l’ordre du « dieu-roi » Jayavarman VII (1120-1218), lui qui fut un des grands bâtisseurs d’Angkor Tom.

Le temple, d’abord destiné au culte hindou, accueillit une pagode bouddhique lorsque cette religion fut officiellement reconnue au Royaume du Cambodge, soit aux alentours du XVe siècle.

Mais, le plus fascinant dans cette visite est certes le contraste impressionnant qui s’offre à nous lorsque l’on passe d’un temple en grès ocre et grisâtre aux pierres vieillissantes à des pièces « modernes » décorées de fresques aux couleurs lumineuses.

Photos ci-dessus : À Angkor Ban, la pagode moderne jouxte le temple angkorien de Vat Nokor.

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Avr/20
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Le village d’Angkor Ban au Cambodge et ses maisons de bois sur pilotis!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 39e d’une longue série de reportages relatifs à notre périple au Vietnam et au Cambodge, un voyage réalisé en novembre 2019

Angkor Ban, Cambodge

Angkor Ban, Cambodge, mercredi 20 novembre 2019 — Promenade dans un tout petit village en bordure du Mékong ce matin. Nous sommes à Angkor Ban… et ce n’est vraiment pas un centre touristique.

Mais il vaut la peine de visiter ce village pour découvrir la vie rustique des Cambodgiens dans les régions reculées du pays, là où existent encore plusieurs maisons en bois centenaires.

Angkor Ban est d’un des très rares villages à ne pas avoir été incendié ou détruit pendant la période khmère rouge.

C’est un village sans boutique, sans restaurant, sans autoroute, sans embouteillage et sans l’agitation de la vie moderne. On n’y trouve que la vie rurale au grand air, une végétation luxuriante, des vaches qui paissent sous pratiquement chacune des maisons et des habitants chaleureux.

Photo ci-dessus : Une des maisons de bois sur pilotis à la peinture presque entièrement disparue du village d’Angkor Ban.

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