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Hal Lanier le mentor, Maxime Poulin l’élève

Revue de presse

Antony Da Sylva Casimiro, Info07, le 14 juillet 2016

Maxime Poulin

CAN-AM. Si ce n'était pas d'Hal Lanier, Maxime Poulin n'aurait peut-être pas excellé dans le baseball indépendant comme il l'a fait. Aujourd'hui, le gérant des Champions doit faire face à son élève devenu instructeur-chef des Aigles.

Les deux hommes se sont serrés la pince avant le début du match mardi soir, mais ils ont fait plus que s'échanger quelques mots de politesse.

Photo ci-dessus : Maxime Poulin a retrouvé son ancien entraîneur à Winnipeg, mardi soir.

Lanier ne voulait pas seulement souhaiter bonne chance au nouvel entraîneur-chef de la formation de la Mauricie, qui prend les rênes de l'équipe à la suite du congédiement de Pierre-Luc Laforest. Il voulait le féliciter.

Poulin et Lanier se connaissent depuis plusieurs années, en fait. Reculons de 15 ans.

Printemps 2001. Le Beauceron de 24 ans à l'époque était un passionné de baseball, mais aucune porte ne s'ouvrait à lui. Jusqu'au jour où il apprend que les GoldEyes de Winnipeg organisent des essais libres. Les joueurs qui auront le plus impressionné la direction obtiendront une occasion de se faire voir au camp d'entraînement.

«Je n'ai pas hésité. J'ai conduit du Québec jusqu'au Manitoba pour arriver à temps aux essais libres. Je voulais jouer. Je me suis dit que c'était ma chance.»

Poulin n'avait pas la tâche facile. Il n'avait que quatre heures à peine pour faire des preuves. Et le gérant n'était nul autre que Hal Lanier, un vieux routier du baseball qui portait une bague des Séries mondiales de 1982 et avait décroché le titre de Gérant de l'année dans la Ligue Nationale quatre ans plus tard.

Mais le fils du célèbre lanceur étoile des Majeures Max Lanier l'a tout de suite aimé.

«J'ai été retenu pour le camp avec un lanceur japonais qui lançait des balles de feu. Et une fois au camp, un des joueurs qui avait un contrat s'est blessé. C'est comme ça que j'ai intégré l'équipe à Winnipeg.»

Poulin n'a pas hérité d'un rôle de second ordre. En huit ans dans le baseball indépendant, l'ancien arrêt-court s'est élevé au rang d'icône à Winnipeg, a participé aux matchs des étoiles, a inscrit des records de franchise et a même vu son numéro être retiré.

Et tout ça a commencé lorsque Lanier a décidé de lui donner une petite chance.

«J'ai côtoyé Hal pendant cinq ans. J'ai beaucoup appris de lui et des autres gérants. Ç'a toujours été mon objectif de le devenir. Je restais toujours aux environ et je prenais des notes. Je faisais attention à ce qu'ils disaient ou faisaient», ajoute Poulin, qui prend la peine de souligner l'importance de Lanier dans sa carrière.

L'ancien manitou des Astros de Houston n'a pas oublié son protégé. Loin de là. Encore aujourd'hui, il vante le joueur qu'il était dans les années 2000.

«Il a eu une belle carrière à Winnipeg et même l'un des meilleurs que j'ai pu diriger. Il est vraiment intelligent, a une bonne vision, a de la vitesse et un instinct que peu de joueurs ont. Je suis content pour lui de voir où il est rendu. Il a eu une opportunité de devenir gérant et a obtenu sa première victoire à son premier match.»

«Il était même meilleur que certains joueurs que j'avais eus à Houston», prend la peine de souligner Hal Lanier.

La question se pose: pourquoi n'a-t-il jamais percé dans les Majeures ou du moins dans les ligues affiliées?

«Car il est Canadien. S'il ne l'avait pas été, il n'aurait pas eu de problème à faire l'une des 30 équipes», estime l'entraîneur en chef des Champions.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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