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Russell Martin et le jeu de la patience

Revue de presse

Jeremy Filosa, 98,5 Sports, le 21 février 2020

Russell Martin

Pour la première fois depuis 2002, le receveur Russell Martin n’est pas au camp d’entraînement d’une équipe du baseball majeur à ce temps-ci de l’année. En 2002, Martin a joué sa première saison sous la bannière d’un club des majeures, évoluant avec les Dodgers de la ligue des recrues de la Gulf Coast League.

18 ans plus tard, il n’est pas certain s’il jouera en 2020 ou non. En ce moment lui et son agent attendent de voir comment se déroulent les choses au camp d’entraînement. Une équipe perdra-t-elle un receveur suite à une blessure? Un autre club réalisera-t-il en début de saison qu’il a besoin d’un vétéran receveur pour guider les plus jeunes?

On est donc en mode attente. Croisé la semaine dernière, en route vers Tampa, Martin ne se dirigeait pas à un camp d’entraînement, mais allait plutôt passer quelques jours sous le soleil en famille, en attendant de voir si le téléphone allait sonner.

L’an dernier, Martin a connu une saison de 83 matchs, 46 coups sûrs, 6 circuits et 20 points produits. Et malgré le fait qu’il a bien fait en matchs éliminatoires, on ne lui a pas donné plus d’un match en séries. Dans ce match Martin a frappé 2 coups sûrs en 4 présences au bâton.

Après l’élimination du club, Martin a rapidement vidé son vestiaire et quitté l’équipe. Il espérait sûrement pouvoir contribuer un peu plus. Sa dernière saison avec les Dodgers ne s’est pas terminée comme il l’aurait espéré, lui qui savait que cela allait peut-être être sa dernière chance de remporter la série mondiale.

À 37 ans, il sera intéressant de voir si le téléphone sonnera. Martin a toujours indiqué que lorsqu’il prendra sa retraite, il allait prendre au moins un été de congé, avant de possiblement débuter sa carrière d’entraîneur.

Martin a toujours été perçu dans le baseball majeur comme un des receveurs les plus intelligents de la MLB. Son gérant chez les Blue Jays, John Gibbons ne se gênait pas pour dire à quel point selon lui Martin était un atout majeur pour un gérant, car il consacrait énormément de temps à préparer ses lanceurs. En regardant du vidéo et en étudiant ses adversaires, Martin arrivait à concocter un plan de match dont Gibbons avait 100% confiance.

Il n’y a aucun doute que Martin a tout ce qu’il faut pour devenir un gérant dans le baseball majeur un jour, mais est-il rendu là dans sa vie? A-t-il encore le goût de soumettre son corps aux rudes épreuves d’une saison complète de 162 matchs?

Malheureusement dans le sport professionnel, les athlètes ont rarement le luxe de prendre cette décision finale, elle est souvent prise pour eux. Heureusement pour Martin, il y a un avenir dans le baseball après sa carrière de joueur, à lui maintenant de décider s’il est prêt à faire la transition tout de suite.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault

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