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«Une rotation excitante» – Russell Martin

Revue de presse

Denis Poissant, Journal de Montréal, le 16 février 2011

Russell MartinTAMPA BAY - Comme premier mandat dans son nouvel uniforme des Yankees, Russell Martin a capté les rapides du géant gaucher C.C. Sabathia, hier, au jour un du camp printanier de l’équipe, à Tampa Bay.

«Il y est allé mollo, mais cela dit, mollo pour lui, c’est pas mal rapide!, a confié Martin, qui porte le même numéro 55 qu’à Los Angeles. Il a perdu du poids et ça paraît qu’il se sent bien.»

Photo ci-dessus : Russell Martin s'est tout de suite senti à l'aise dans son nouvel uniforme, à son arrivée au George M. Steinbrenner Stadium de Tampa Bay. (Mike Carlson/ courtoisie).

La veille, Sabathia racontait avoir cessé de bouffer des boîtes pleines de Cap'n Crunch, ce qui lui a permis de réduire son imposante charpente de 315 à 290 livres.

Pour Martin, il s’agissait d’un premier exercice comme receveur depuis la blessure qui avait mis un terme à sa décevante saison, l’été dernier.

«Mon genou va mieux, ma hanche aussi. C’est motivant. Je dirais que je suis à 90 % de mes capacités. Par exemple, je peux faire des sprints, mais je dois faire attention si je change de direction. J’ai un peu d’inconfort encore lorsque je suis accroupi au complet, mais je sens une bonne différence comparée à la sensation que j’éprouvais il y a quelques semaines.»

Le personnel d’entraîneurs des Yankees sera prudent avec lui. Hier, il n’a pas bloqué de balles au sol.

Bien accueilli
Martin a adoré sa première journée. «Le personnel d’entraîneurs est excellent. Tout le monde a quelque chose à apporter. Le camp est super bien structuré.»

Il s’est senti tout de suite à l’aise. Jorge Posada, à qui il succédera comme receveur numéro un, a placoté souvent avec lui, y allant de ses conseils sur la manière de capter la balle.

«Ce sont tous de bons jacks, se réjouit Martin. Pour avoir gagné aussi souvent, ça prend une bonne attitude. C’est le cas d’un gars comme Posada, qui est ici depuis un bon bout de temps.»

«Le concept d’unité est très poussé. Ça se sent. Tous les joueurs comprennent la philosophie de l’organisation et ils embarquent. Avoir une bonne chimie d’équipe, ça commence au camp d’entraînement. Je me sens bien dans cet uniforme-là.»

À l’aise dans l’incertitude
Avec l’incertitude entourant le personnel de lanceurs partants, les Yankees comptent beaucoup sur les qualités de Martin pour diriger des matchs derrière le marbre. Car à part C.C Sabathia et Phil Hugues, on nage dans l’inconnu: le troisième partant A.J. Burnett a été horrible l’an dernier, et les postes numéro quatre et cinq feront l’objet d’une bataille à finir entre de vieux routiers (Bartolo Colon, Freddy Garcia) et une poignée de plus jeunes (Sergio Mitre, David Phelps, Adam Warren, Ivan Nova).

«À Los Angeles, j’ai toujours eu l’habitude de travailler avec un personnel de lanceurs partants où il y avait des points d’interrogation», souligne Martin, qui ne s’en fait pas avec ça.

Les modèles statistiques ont évolué sans bon sens depuis une décennie dans le baseball; on mesure maintenant la moyenne de points mérités des receveurs, et Martin domine le baseball majeur à ce chapitre depuis 2006. Il est aussi deuxième pour le pourcentage (25,9 %) de coureurs épinglés en tentant de voler.

Ces données n’ont certainement pas échappé au directeur général Brian Cashman au moment de le mettre sous contrat.

Excitation
«Mon objectif est d’apprendre à bien connaître les lanceurs pour tirer le maximum de leur potentiel», dit Martin.

«Moi, cette rotation-là m’excite. Ça commence avec un gars comme C.C. Sabathia qui est incroyable. Et Phil Hughes, à mon sens, est exceptionnel. Pour les seconder, il y aura de jeunes lanceurs bourrés de potentiel, et c’est ma force de guider les plus jeunes.»

D’après lui, Burnett saura rebondir.

«Je l’ai vu à son meilleur et à son pire. Et je peux vous dire qu’à son meilleur, il n’est pas frappable. Je vais essayer de le garder comme ça toute l’année.

«Quand un lanceur ne sait plus pourquoi ça ne va pas bien sur le monticule, c’est là qu’il se met à paniquer. Je veux apprendre à les connaître assez pour être en mesure de les conseiller dans ces situations difficiles.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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