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Le sport de père en fils… et en fille

Revue de presse

Extrait d'un texte de Ian Bussières publié dans "Le Soleil" le 9 janvier 2021

École de vie, saines habitudes, le sport compétitif apporte énormément à ceux qui le pratiquent et plusieurs athlètes de haut niveau transmettent ce «cadeau» à leurs enfants. Le Soleil s’est entretenu avec trois sportifs qui ont donné à leur fils ou leur fille le goût de pratiquer un sport et les appuient dans leur cheminement. Les enfants de Benoît Lavigne, Nicolas Fontaine et Francesco Pepe Esposito frappent maintenant à la porte des plus hautes sphères de leurs sports respectifs sous l’œil attentif de papas très fiers des accomplissements de leur progéniture.

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Les trois enfants de l’ancien receveur des Patriotes de Sainte-Foy pratiquent un sport de haut niveau. S’il est toujours là pour encourager et appuyer ses fils et sa fille, le paternel s’est cependant fait un devoir de ne pas pousser ses enfants dans une direction sportive plutôt qu’une autre.

À voir Simon, hockeyeur avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, Catherine, volleyeuse avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et le cadet Charles, qui fera son entrée au baseball midget, on comprend vite que les enfants de celui qui a déjà fait partie de l’organisation des Braves d’Atlanta ont eu le loisir de prendre la direction qu’ils voulaient dans leurs explorations sportives.

Photo ci-dessus : Charles, Benoit, Catherine et Simon Lavigne.

«J’ai toujours dit à mes enfants, si vous voulez faire du curling, je vais aller lire sur le curling afin de pouvoir bien vous appuyer», explique Benoît Lavigne, pour qui le sport a été une fantastique école de vie. «C’est ce que j’ai toujours voulu inculquer à mes enfants : le sport, c’est la vie, et non pas le baseball, c’est la vie.

L’équation gagnante
«J’ai toujours insisté sur le fait que l’attitude multipliée par le travail multipliée par le talent donnait des résultats. Moi, j’ai réussi à atteindre les ligues mineures. Je n’avais pas le talent pour aller dans les majeures, mais avec une bonne attitude et des efforts, j’ai réussi à me rendre là. Simon ne jouera peut-être jamais pour les Canadiens, Catherine ne sera peut-être jamais professionnelle en Europe et Charles ne sera peut-être pas un joueur des ligues majeures, mais ils apprendront beaucoup en pratiquant leur sport», analyse-t-il.

Les trois enfants de Benoît Lavigne ont un jour pratiqué le même sport que leur père et seul Charles y est resté. «Quand j’étais plus jeune, je faisais toujours un sport l’été, le baseball, et un autre l’hiver, le hockey. J’étais un bon joueur de baseball, mais rendu au niveau bantam, c’était beaucoup de gestion et j’ai choisi de me concentrer sur le hockey. Jamais mon père ne m’a poussé dans un sens ou dans l’autre. Cette année, mon frère Charles a eu à prendre la même décision et il a choisi le baseball», explique Simon Lavigne.

Sa sœur Catherine a pratiqué tour à tour le baseball, le tennis, le soccer et le basketball ainsi que le volleyball. «Mes parents m’ont toujours poussée à avoir un mode de vie actif, m’ont toujours dit qu’on apprenait dans le sport des choses qui nous serviraient dans la vie», indique celle qui a été approchée par toutes les universités du Québec après une brillante carrière collégiale avec les Nordiques de Lionel-Groulx.

Surmonter l’épreuve
La fierté se détecte dans la voix de Benoît Lavigne quand il parle de ses enfants, non pas seulement en raison de leurs résultats sportifs, mais à cause du fait qu’ils ont tous eu à surmonter des épreuves dans leur pratique du sport. «Simon a été coupé au Midget AAA à 16 ans, car il était trop petit. Heureusement, l’ancien entraîneur des Chevaliers de Lévis Mathieu Turcotte a cru en lui et aujourd’hui, il a grandi et il est régulier dans la LHJMQ», raconte-t-il.

Quant à Catherine Lavigne, elle a été confrontée à la douleur et aux blessures depuis plusieurs années. «L’an passé, j’ai été un mois et demi sans jouer en raison d’une grosse commotion et depuis que je suis en secondaire 4, j’ai toujours de grosses douleurs aux jambes. On a découvert que c’était le syndrome du compartiment et je serai opérée le 21 décembre. Je devrais ensuite pouvoir recommencer à jouer sans douleur», explique l’athlète de 21 ans.

Le fait que Charles ait opté pour le même sport que son père a toutefois permis à Benoît Lavigne de demeurer proche du baseball. «J’entraîne l’équipe de mon fils et j’accompagne toujours le sports-études de l’École Saint-Gabriel de Sainte-Thérèse en Floride au printemps et je lance de 1000 à 1200 balles par jour. Quand mes enfants auront terminé le sport de haut niveau, je continuerai, car j’ai besoin du baseball dans ma vie!» conclut le père.

Revue de presse publié par Jacques Lanciault

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