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«J’aimerais lancer jusqu’à 40 ans» – Karl Gélinas

Revue de presse

Kevin Dubé, Le Journal de Québec, le 13 mai 2018

Karl Gélinas

Karl Gélinas entame sa douzième saison avec les Capitales de Québec. À maintenant 34 ans, celui qui cumule toujours les fonctions de lanceur et d’entraîneur ne se voit pas accrocher son gant. « Si je peux, j’aimerais lancer jusqu’à 40 ans », assure-t-il même.

D’ailleurs, cet hiver, le vétéran artilleur s’est préparé en fonction de l’avenir. Celui qui est propriétaire du Tonic Crossfit a quelque peu délaissé la discipline maîtresse de son gymnase pour se concentrer davantage sur les besoins spécifiques d’un athlète évoluant à sa position.

Photo ci-dessus : La saison dernière, Karl Gélinas a cumulé une fiche de 9-3 et maintenu une moyenne de points mérités de 3,27, soit la cinquième meilleure dans la Ligue Can-Am. (Photo Stevens Leblanc)

« J’ai compris ce que ça me prenait pour être plus performant. J’ai travaillé beaucoup sur ma mobilité, ma flexibilité, sur la force du corps et des jambes, un peu sur le haut du corps, mais surtout la stabilité des épaules. Dans les années précédentes, avec mon entreprise de crossfit, je m’écartais un peu des besoins spécifiques d’un lanceur », a-t-il reconnu.

D’ailleurs, Gélinas avoue être plus prêt à affronter la saison à venir qu’il ne l’était dans les dernières années. Tout ça, en plus d’avoir l’impression d’avoir trouvé la recette pour offrir quelques années de plus de baseball de haut niveau à son corps.

« Je me suis adapté et j’ai amélioré ma condition de manière à gagner du temps. J’aimerais lancer jusqu’à 40 ans, donc je veux prendre soin de mon corps. »

Non au Mexique
Comme l’an dernier, Gélinas a obtenu une offre des Pericos de Puebla, une formation de la Ligue du Mexique offrant un calibre de jeu semblable à celui du AAA aux États-Unis, pour participer à leur camp d’entraînement. Toutefois, cette année, il a décidé de refuser.

L’an dernier, il avait été le dernier joueur étranger retranché et il avait dû retourner à Québec.

« Ils m’ont invité cette année avec le même genre d’entente que l’an dernier, donc rien de concret et aucune garantie. Pour moi, partir et délaisser mon entreprise était un risque que je n’étais pas prêt à prendre. Nous avons une belle croissance et je crois que c’était plus important de rester ici. De plus, je ne voulais pas refaire le coup à Pat (Scalabrini) et le laisser sans entraîneur des lanceurs et sans lanceur vétéran. Il a été très patient avec moi l’an dernier et je l’en remercie encore. »

Des responsabilités
Gélinas, à ce stade-ci de sa carrière, n’acceptera pas de partir à moins que les conditions offertes soient béton.

« Peut-être qu’à 24 ou 25 ans, je serais allé juste pour l’expérience. Là, j’ai d’autres responsabilités qui m’obligent à prendre des décisions. Si l’opportunité est belle et que l’argent en vaut le coup, je vais analyser. Par contre, échanger quatre 30 sous pour une piastre et m’éloigner de chez nous, ça ne m’intéresse plus. »

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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