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Juin/14
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La réussite par le baseball : Dominic Therrien

Texte d’Adam Morissette et de Nicolas Duplessis

NDLR : Baseball Canada introduit une nouvelle série d’articles intitulée « La réussite par le baseball », des textes qui mettront en vedette des gens qui ont pratiqué le baseball et qui ont réussi dans la vie. Le baseball est un sport qui apporte plusieurs bonnes leçons de vie et qui enseigne des habiletés qui peuvent être appliquées pour des succès futurs dans la vie de tous les jours, et non seulement sur un terrain de baseball.

Pour notre premier article, voici un portrait de Dominic Therrien, un jeune homme originaire de Trois-Rivières (QC), un ancien de l’équipe nationale et un ex-baseballeur professionnel qui est maintenant un réputé avocat à Vancouver (C.-B.).

dominic Therrien

Dominic Therrien en bref :

Âge : 42 ans

Ville natale : Trois-Rivières, Québec

Études : Université de Montréal (2001), Université de Paris I, Panthéon Sorbonne (1998), Université de Montréal (1997).

Emploi actuel : Avocat (Miller Thomson LLP, Vancouver)

Âge d’entrée dans le baseball : 5 ans

Feuille de route : Baseball mineur au sein de l’association du baseball mineur du Cap (ABMC), midget AAA de Baseball Québec, Académie de baseball du Canada, équipe nationale junior (1989 et 1990), organisation des Braves d’Atlanta (1991 à 1994), Huskies de Rouen (Ligue professionnelle de France).

Position : troisième but

Le CV baseball de Dominic :
Dominic Therrien, comme la plupart des jeunes canadiens, a grandi en jouant au hockey l’hiver et au baseball l’été.

Pour lui, le baseball est devenu plus important à ses yeux lorsque Baseball Québec a mis sur pied son programme midget AAA, une ligue provinciale qui permettait alors à tous les jeunes de 15, 16 et 17 ans de s’affronter. Cette visibilité lui a ouvert les portes de l’équipe nationale junior avec qui il a participé à deux championnats du monde, soit celui de 1989 dans sa propre ville de Trois-Rivières et l’année suivante à Cuba.

C’est en 1990 que les équipes du baseball majeur ont commencé à s’intéresser à Dominic. À cette époque, les joueurs du Canada n’étaient pas admissibles au repêchage annuel des équipes des ligues majeures. Il pouvait donc négocier ses services avec toutes les équipes.

Finalement, le 5 décembre 1990, la journée avant le changement de règlement qui allait inclure le Canada dans le repêchage, Dominic a signé un contrat avec les Braves d’Atlanta.

Durant les négociations, la mère de Dominic a insisté pour que les Braves paient une partie des études collégiales de son fils, si jamais sa carrière de baseball ne débouchait pas. Il ne s’en doutait pas à ce moment, mais cette tactique a porté fruit quelques années plus tard!

Après quatre saisons dans l’organisation des Braves, avec des joueurs tels que Chipper Jones et Ryan Klesko sur le point d’émerger et de devenir de grandes vedettes, Dominic a décidé de prendre du recul et de mettre un terme à sa carrière de joueur.

L’après-carrière de Dominic :
Il n’était d’abord pas clair pour Dominic ce qu’allait devenir sa nouvelle carrière. Après chaque saison de baseball, il allait suivre des cours à l’Université de Montréal et il a complété un bac en sciences politiques en 1997. Il a poursuivi ses études en France, revenant avec un diplôme en politique internationale de l’Université de la Sorbonne à Paris.

C’est d’ailleurs en France, par l’intermédiaire d’un ami, qu’il a retrouvé le plaisir de jouer au baseball. Il a évolué deux saisons pour les Huskies de Rouen dans la Ligue professionnelle de France, les deux dernières dans sa carrière de joueur.

Ce séjour outre-Atlantique lui a également permis de prendre une décision : il sera de retour à l’Université de Montréal, précisément en droit, où il a été promu en 2001.

Vivant maintenant à Vancouver avec son épouse Marie-Pier, ses filles Florence (8 ans) et Raphaëlle (6 ans), et le petit nouveau, Samuel, Dominic est partenaire avec Miller Thomson où il se spécialise en immigration.

Questions et réponses :

Peux-tu nous nommer un ou des entraîneurs qui ont eu une influence positive?
Richard Émond et John Upham

Richard Émond :
« J’ai été chanceux parce que j’ai eu plusieurs bons instructeurs pendant ma carrière, mais Richard les dépasse tous, parce qu’il a été mon entraîneur pendant plusieurs années. Je garde toujours contact avec lui aujourd’hui. »

John Upham :
« Parce que je représentais le Canada au Championnat du monde junior de 1989 dans ma ville natale de Trois-Rivières, John a voulu me protéger des médias et de la pression de jouer chez-nous. Il voulait que je me concentre sur le baseball.

« Il fallait beaucoup de leadership et de courage pour un entraîneur de se dire « Je vais prendre le blâme pour les relations avec les médias, mais je vais m’assurer de ce qui est le mieux pour mes joueurs ». »

Qu’est-ce que le baseball t’a inculqué qui t’est encore utile aujourd’hui?

Discipline personnelle
« Le baseball est un sport relativement lent et tu dois demeurer concentrer la plupart du temps. Tu te présentes tôt au stade, tu fais la pratique au bâton et tu te prépares pour le match. En tant qu’avocat, tu dois lire pendant de longues heures et retenir de l’information parfois ennuyante alors cette concentration et cette discipline qui vient du baseball m’aide en tant qu’avocat. »

« En tant qu’athlètes, nous tenons la discipline personnelle pour acquise parce qu’aujourd’hui tout le monde s’entraîne, tout le monde va au gymnase. Je crois donc que ceux qui n’ont pas cette expérience ne peuvent pas l’avoir en claquant des doigts et dire je vais étudier pendant quatre heures par jour s’ils n’ont pas appris à le faire auparavant. »

Réussir sous pression
« Pour quelqu’un qui n’a jamais fait face à cette situation, ça peut être difficile. J’ai senti la pression très tôt dans ma carrière. C’est la même chose dans le vrai monde, où mes collègues et mes clients s’attendent à un certain niveau de performance de ma part. »

« Dans mon cas, c’est le baseball m’a aidé à développer cette compétence. »

Leadership
« Quand tu travailles avec un groupe, tu n’es pas toujours d’accord ou tu ne t’entends pas toujours avec tout le monde, mais tu dois trouver un terrain d’entente dans le but de réussir un objectif commun. »

« C’est la même chose au baseball, il y a 25 équipiers qui tentent d’accomplir les mêmes choses, ce qui est semblable à une grande firme d’avocats, comme je fais présentement. »

« Il s’agit de compétences que tu acquiers, elles ne sont pas innées. Le baseball m’a aidé avec plusieurs d’entre elles. »

Quels conseils donnerais-tu pour les jeunes joueurs de baseball d’aujourd’hui?
« Ce n’est pas tous les joueurs qui joueront professionnellement, et ça les jeunes le savent aujourd’hui, alors il est important d’avoir un bon plan B.

« Un autre point, c’est d’utiliser ce que le baseball t’a enseigné et de l’adapter dans tes expériences de la vie de tous les jours. C’est une chose d’avoir ces qualités, mais le vrai défi est de les utiliser à bon escient. »

Es-tu toujours en contact avec d’anciens coéquipiers?
« Tout à fait! Avec les réseaux sociaux, c’est plus facile de rester en contact. Je parle avec mes anciens coéquipiers Alex Messier, Patrick Dupuis et quelques fois avec Richard Émond. Nous ne le réalisions pas à ce moment, parce que nous étions jeunes et un peu naïfs, mais avec le recul, nous réalisons que le baseball nous a permis de vivre de bons moments. »

« Nous parlons toujours du baseball, que ce soit les voyages en autobus, les parties… C’est le baseball qui nous tient unis. »

Revue de Web publiée par Jacques Lanciault

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Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. très bon entrevue …

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