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Fév/13
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Ferrare : une incursion au Moyen-Âge!

Texte et photos de Céline et Jacques

Voici le 26e d’une série de reportages relatifs à un formidable voyage réalisé dans « l’autre Italie » à l’automne 2012.

Castello Estense, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Vicence, Vénétie, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie, samedi 20 octobre 2012 – Après avoir fait la connaissance de l’héritage d’Andrea Palladio, hier, à Vicence, aujourd’hui, nous partons à la découverte de Ferrare, une petite ville qui abrite encore aujourd’hui un magnifique quartier médiéval dominé par le superbe château de la famille d’Este. En matinée, nous y allons de la visite de la cathédrale Saint-Georges, du musée de la cathédrale et d’une magnifique flânerie dans les petites ruelles étroites de la ville!

Photo ci-dessus : Le château de la famille d’Este, le Castello Estense de Ferrare, une forteresse moyenâgeuse dont la construction s’est amorcée en 1385.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Levée dès 6 heures ce matin! Eh oui, nous devons quitter notre hôtel à Vicence à 8 heures, car 2 heures de route nous séparent de notre prochaine destination : Ferrare en Émilie-Romagne.

Notre autocar s’élance sur la chaussée à l’heure prévue.

Notre accompagnateur de Voyages Lambert, Jean-Marc Lechat, convient avec nous que l’hôtel n’était pas à la hauteur des attentes du groupe. « Pour l’heure, dit-il, Vicence n’a pas les infrastructures hôtelières suffisantes pour accueillir le grand nombre de touristes désirant s’imprégner des chefs-d’œuvre de Palladio ».

« L’an prochain, ajoute-t-il, le groupe couchera à Ferrare, même si cela implique une arrivée tardive à l’hôtel. »

Comme hier et avant-hier, notre autocar semble planer au cœur des nuages, tant le brouillard est épais. Jean-Marc précise qu’il en sera ainsi ici pratiquement tous les jours de l’hiver dans la région.

Nous nous dirigeons vers l’Est en direction de Padoue. À notre arrivée dans la ville de Saint-Antoine, nous bifurquerons et filerons en direction sud pour enjamber l’Adige, puis le Pô, avant de finalement atteindre Ferrare.

« À Padoue, nous mentionne notre accompagnateur, on fabrique 9 millions de paires de chaussures par année! Les usines padouanes fabriquent également des bottes de ski et des selles de vélo. »

« À Vérone, ajoute-t-il, que nous avons contourné hier, l’industrie de la lunetterie est fort active, tandis qu’à Vicence, comme nous l’a mentionné notre guide locale, c’est la confection des bijoux en or qui est reconnue. »

« Après nos visites de la journée à Ferrare, nous lance Jean-Marc, nous nous dirigerons vers Bologne, située sur les collines des Apennins, pour y être hébergés pour la nuit dans un des plus prestigieux hôtels de la ville. »

« La région que nous traversons est propice à la culture, notamment celle du tabac et des grands vergers, ainsi qu’à l’élevage du poulet. »

« Il y a plusieurs stations thermales réputées dans les environs. Elles étaient d’ailleurs déjà connues à l’époque romaine. »

Jean Marc profite du trajet pour nous distribuer de nouveaux textes traitant de la société italienne et un plan de la ville de Ferrare, car le dîner y sera libre ce midi.

Nous traversons l’Adige.

Puis, comme lors des autres trajets en autocar, notre accompagnateur nous dresse un bref portrait géographique et historique de Ferrare, histoire de bien nous préparer à nos visites de la journée!

« Ferrare, c’est une ville entourée de 9 kilomètres de remparts.

On ne retrouve aucune fondation romaine ou étrusque dans cette cité. Ces deux civilisations recherchaient plutôt les bords de mer, ce que Ferrare n’offre pas.

La famille d’Este, de la lignée des guelfes, est d’origine lombarde et elle a régné sur Ferrare, tout comme sur Padoue et Modène.

Les d’Este ont exercé leur pouvoir pratiquement sans interruption de 1264 à 1597.

Tout commença quand Azzolino d’Este obtient le territoire de Ferrare, au milieu du XIIe siècle, par l’entremise de la dot qu’apporta son épouse lors du mariage.

Dès 1264, Obizzo II d'Este (1247-1293) mis la ville à sa botte. Lui succédèrent aux commandes de la ville : Nicolas III (1393-1441); Borso d'Este, fils du pape Eugène IV qui fut fait duc de Ferrare en 1470; Hercule Ier (1471-1505); Alphonse Ier, qui épousa Lucrèce Borgia, la fille du pape Alexandre VI; Hercule II qui régna de 1534 à 1559; Alphonse II, fils d’Hercule II qui porta Ferrare à l'apogée de sa splendeur, mais qui n'eut aucun descendant mâle.

Finalement, en 1597, à la mort du dernier d’Este, sans fils légitime, Ferrare fut déclarée fief vacant par le pape Clément VIII et la papauté prit la ville sous sa férule. Elle contrôla politiquement et administrativement Ferrare jusqu’en 1859… à quelques années de l’unification de l’Italie.

Les d’Este étaient considérés comme des gens très stricts surtout quant au religieux… et très jaloux, comme en font foi les histoires d’emprisonnement et de meurtres au sein même de la famille.

Par contre, c’est une ville qui a été protectrice des juifs chassés de leur pays à la fin du XVe siècle. D’ailleurs, cela a favorisé la richesse de la cité des d’Este.

Comme nous l’avons vue à Mantoue, une d’Este, Isabella, a marié un Gonzague, François.

Ferrare est une ville double en ce qui concerne l’architecture. Une partie est médiévale, tandis que l’autre est toute renaissance. Nous aurons la chance de voir chacune des deux parties de la ville.

Du point de vue de la peinture, au XVe siècle, les artistes-peintres de Ferrare étaient de l’école de Cosmé Tura. Même le grand Léonardo de Vinci est venu travailler ici.

Aujourd’hui, la ville abrite quelque 135 000 habitants. »

Nous traversons le Pô et entrons en Émilie-Romagne.

« À Ferrare, ajoute Jean-Marc, nous visiterons le château de la famille d’Este, la cathédrale qui est dédiée à Saint-Georges, le musée de la cathédrale qui est splendide et nous terminerons notre incursion au pays des d’Este par une petite flânerie sur une avenue qui fut un temps la plus belle d’Europe, où d’ailleurs nous aurons la chance d’admirer de beaux palais. »

Il précise que nous devions visiter le palazzo Schifanoia, mais que la visite a été annulée en raison de la fermeture du palais suite a tremblement de terre survenu en mai dernier.

* Voir texte de revue de presse en cliquant sur le lien suivant : Des dégâts "importants" pour le patrimoine culturel après le séisme.

Nous descendons de l’autocar à 10 heures, tout juste devant le château. Nous sommes accueillis par notre guide locale, qui se prénomme Emmanuela.

Guide locale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Notre guide locale à Ferrare, Emmanuela.

D’entrée de jeu, elle nous demande d’être très attentifs aux cyclistes qui filent en tous sens dans la zone piétonne où nous allons déambuler. « Ferrare, c’est la ville des vélos! », dit-elle.

« Le château devant lequel nous sommes, poursuit-elle, a été construit par la famille d’Este à compter de 1385, nous y entrerons cet après-midi. Au Moyen-Âge, il était partie intégrante des fortifications de la ville. »

 Castello Estense, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : La « Castello Estense », d’où régna la famille d’Este sur Ferrare.

Devant le château, il y a un gros canon, « copie d’un chef-d’œuvre d’artillerie, construit au milieu du XIVe siècle », nous précise notre guide locale.

Il est particulièrement long. « C’était une arme à longue portée, qui à l’époque, a remplacé les cavaliers et leurs chevaux », ajoute Emmanuela.

« À leur époque, les d’Este ont bien développé cette nouvelle technique qui a changé la façon de faire la guerre », lance-t-elle.

 Castello Estense, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

 Castello Estense, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photos ci-dessus : Une arme de guerre certes, mais à laquelle les artisans ont tout de même ajouté une touche artistique.

La Piazza del duomo
Nous entrons dans la ville médiévale par une porte d’arche et nous nous retrouvons sur une grande place où il y a de nombreux bâtiments médiévaux, dont la cathédrale et le Palazzo della Ragione, aussi appelé le Palazzo Municipale.

Notre guide attire notre attention sur un monument élevé à la gloire de Girolamo Savonarola, un moine dominicain né à Ferrare, devenu célèbre à Florence pour ses prêches véhéments contre la corruption morale du clergé catholique.

L’encyclopédie libre Wikipédia nous apprend d’ailleurs que c’est à l’initiative des disciples de ce moine que se tint, à Florence, le 7 février 1497 « Le Buché des Vanités ». On mit alors au feu une foule d’objets poussant au péché, notamment ceux touchant à la vanité : miroirs, cosmétiques, robes richement travaillées, bijoux, instruments de musique, etc.

 Girolamo Savonarola, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Statue de Girolamo Savonarola, né à Ferrare, mais mort en 1498, brûlé vif à Florence, parce qu’il avait osé accuser le pape Alexandre VI Borgia de corruption et de népotisme. Précédemment, le pape vedette de la série télévisée « Les Borgia » avait fait déclarer hérétique le prêcheur.

Nous sommes sur la place de la cathédrale, la piazza del duomo. À notre droite, il y a le Palazzo Municipale, un bel édifice à créneaux datant du XIIIe siècle. « Il a abrité les membres de la famille d’Este jusqu’à la construction du château », nous précise Emmanuella.

Palazzo Municipale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Le Palazzo municipale avec ses créneaux guelfes.

Deux statues sont bien en vue devant le palais. Elles semblent veiller sur l’entrée de l’édifice. «Le cavalier est Nicolas III, lui qui a eu de nombreuses maîtresses qui lui ont donné plusieurs enfants illégitimes. L’autre statue représente Borso d’Este, un de ces enfants illégitimes qui a succédé à son père à la tête de Ferrare.»

Palazzo Municipale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Les statues qui dominent le palazzo municipale de Ferrare, sont des copies… les originales ayant été détruites par Napoléon.

Nicolas III d’Este, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Nicolas III d’Este, fut marquis de Ferrare de 1393 à sa mort. Il fit exécuter une de ses épouses, Parisina, et un de ses fils illégitimes, Ugo, pour adultère !

Notre guide attire notre attention sur un mur « padimetro », c’est-à-dire un mur gradué qui indique les hauteurs atteintes par les eaux lors des crues, et ce, depuis 1705. La dernière inscription date de 1951.

Le palazzo municipale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Le palazzo municipale!

Nous marchons sur une rue principale où il y a de nombreux commerces.

La basilica Cattedrale di San Giorgio
Nous arrivons devant la cathédrale de Ferrare, dédiée à Saint-Georges, le saint patron de la ville.

Cathédrale Saint-Georges, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : La cathédrale de Ferrare érigée au XIIe siècle offre une façade de marbre rose et blanc, de style roman dans sa partie inférieure et gothique au-dessus.

Il y a une sculpture de Saint-Georges terrassant le dragon au-dessus de la porte principale. « La légende veut que Saint-Georges ait sauvé la princesse Silène, qui avait été donnée en sacrifice au dragon», nous précise Emmanuella.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Saint-Georges terrassant le dragon.

La partie inférieure, la plus vieille de l’édifice, comporte un portail soutenant une galerie, où, nous précise notre guide, l’artiste a inscrit son nom.

Au centre de la façade, au-dessus de la voûte semi-circulaire du portail prend place une Vierge à l’enfant et des scènes sculptées du jugement dernier, ce qui est unique en Italie pour une façade d’église, affirme Emmanuella. « Le tout, nous dit-elle, datant du XVe siècle et dont l’auteur est inconnu. »

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : La loggia de la Vierge à l’enfant.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : À droite du portail, une sculpture représentant Alberto d’Este, le fondateur de l’université de Ferrare en 1391.

« L’université de Ferrare, nous mentionne notre guide, est une des plus anciennes d’Europe avec celle de La Sorbonne. Copernic a étudié dans cette université. »

Nous entrons dans la cathédrale, consacrée en 1135, « qui, précise notre guide, a été entièrement rénovée au XVIIIe siècle, suite à un incendie, faisant alors place au style baroque. »

Il y a d’abord un vestibule où nous pouvons admirer deux sculptures de lion, fort semblables à celles que nous avons vues à l’extérieur. « Ils représentent l’ancien et le Nouveau Testament. Leurs présences ici ont pour but d’empêcher le mal de pénétrer dans la cathédrale. À l’extérieur, il y a les deux mêmes sculptures, mais ce sont des copies », de nous lancer Emmanuella.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Une des deux sculptures de dragons que nous avons pu admirer à l’intérieur du vestibule de la cathédrale de Ferrare.

L’église est à trois nefs. « Lors de sa construction, nous fait remarquer notre guide, il y en avait cinq ».

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Le plafond est très haut, « et ce, afin que les fidèles se sentent très petits », lance notre guide.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Dans le cœur de l’abside, une grande fresque dépeint le «Jugement dernier», une œuvre de Bastianino.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Une magnifique statue de la Vierge.

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Autour d’un crucifix, dans une chapelle latérale, il y a un groupe de trois statues en bronze noir. Elles ont été réalisées par deux élèves de Donatello au milieu du XVe siècle.

Nous sortons de la cathédrale.

Dehors, il y a un petit marché aux puces tout près de la cathédrale sur une grande place de type médiévale. « Ici, nous précise notre guide, c’est le cœur commercial de la ville, d’ailleurs, la loge des marchands est juxtaposée au mur de la cathédrale. »

Cathédrale de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Le campanile de la cathédrale Saint-Georges de Ferrare est de style renaissance de Florence avec des bandes de marbre blanc et rose. « Il a été réalisé au XVIe siècle par Alberti », nous apprend Emmanuella.

Le musée de la cathédrale
De l’autre côté de cette place, il y a le musée de la cathédrale, le Museo della Cattedrale.

Nous y entrons et arrivons tout d’abord dans un cloître.

Cloître du musée de la cathédrale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Le joli très petit cloître du musée de la cathédrale.

À l’entrée, nous devons déposer tous nos sacs en consigne, incluant les appareils photographiques… donc pas de photos.

« Le musée, qui a été fondé en 1929, est situé depuis peu à l’intérieur de l’ancienne église San Romano », annonce notre guide.

Nous voyons les originaux des sculptures que nous avons vues sur la façade de la cathédrale, dont les personnages des mois de l’année… « Tous avec des souliers différents et travaillés avec une multitude de détails », nous fait remarquer Emmanuella.

Nous passons dans la salle des tapisseries de la famille d’Este. Elles sont très grandes et superbes, représentant Saint-Georges (1551) et San Maurelio (1553).

Il y a quatre portes peintes qui sont exposées ensemble. Elles ont été réalisées par le fondateur de l’école de peinture de Ferrare, Cosmé Tura. On peut y voir Saint-Georges et le dragon et l’Annonciation à la Vierge.

Une des œuvres les plus célèbres du musée est certes la sculpture dite de La Madonna della melagrana. Il s’agit d’une sculpture de la Vierge qui porte l’enfant Jésus et, dans sa main droite une grenade, le symbole de la charité et de la fertilité. L’œuvre a été réalisée en 1406 par Jacopo della Quercia.

Musée de la cathédrale, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : La « Madonna della melagrana », de Jacopo della Quercia, tirée d’une carte postale achetée au musée de la cathédrale de Ferrare.

Nous montons au deuxième étage où il y a une magnifique collection de 22 livres enluminés de chants de chœur. « Ils datent de la fin du XVe siècle et du début du XVIe », nous apprend notre guide.

Exposés ouverts dans des vitrines où la température et l’humidité sont contrôlées, les pages affichent des dessins de couleurs vives, réalisés à la poudre d’or et à la feuille d’or collées sur le parchemin.

« Ils sont géants, car, nous précise Emmanuella, quand les gens chantaient dans l’église, tous regardaient dans le même livre ».

Et elle ajoute : « Ferrare était, à la Renaissance, la grande capitale de la musique en Europe ».

Nous sortons, il est 11 h 55.

Petite balade dans la vieille ville
Nous poursuivons notre promenade dans les petites rues piétonnes de la partie médiévale de Ferrare.

Il y a effectivement beaucoup de vélos.

Nous prenons une ruelle très ancienne avec des voûtes qui relient des bâtiments face à face. «Elle s’étire sur deux kilomètres», nous indique notre charmante guide. « Les constructions de cette avenue datent de 75 après Jésus-Christ », affirme-t-elle.

Quartier médiéval, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Des petites rues magnifiquement bien conservées.

« Il y a plusieurs ateliers et magasins, nous précise Emmanuella, car au Moyen-Âge, cette avenue allait jusqu’aux berges du Pô.

Quartier médiéval, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photo ci-dessus : Les façades des maisons sont en bois et en briques.

« Nous voici dans le ghetto juif, une ville dans la ville », précise notre guide.

Et elle enchaîne en mentionnant qu’au XVIe siècle, les portes d’entrée du ghetto étaient fermées.

« En 1492, les juifs espagnols qui ne voulaient pas se convertir au catholicisme ont été chassés d’Espagne. La famille d’Este en a accueilli un grand nombre.

À cette époque, il y avait trois synagogues à Ferrare, le nombre de juifs atteignant alors les 2000, et ce, sur une population totale de 40 000 habitants.

La première synagogue a été détruite lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Un cimetière juif existe encore de nos jours, mais il est situé à l’extérieur de la ville. Aujourd’hui, il ne reste que 80 Juifs à Ferrare. »

Nous voyons un tableau, où sont gravés les noms des Juifs déportés durant le deuxième conflit mondial. Des déportés qui ne sont jamais revenus...

Nous retournons sur la rue principale. Il est 12 h 20 et notre accompagnateur de Voyages Lambert, Jean-Marc Lechat, reprend la parole pour préciser que le dîner est libre. Il nous fixe rendez-vous pour 13 h 45 devant la cathédrale.

Méli-mélo
En Émilie-Romagne, les poissons de l’Adige sont servis avec une tranche de polenta.

Le TGV France-Italie souffre grandement des « voyages à petits prix » offerts par les compagnies aériennes.

Les Italiens paient leurs impôts directement au gouvernement central, qui lui les redistribue aux provinces.

L’Italie renouvelle sa population par l’immigration seulement.

Le culte des reliques est très populaire en Italie. Au dire de notre accompagnateur, c’est très latin.

Il y a deux saints patrons en Italie : Catherine de Sienne et François d’Assise.

À suivre
Le Castello Estense et le palazzo dei Diamanti

 Palazzo dei Diamanti, Ferrare, Émilie-Romagne, Italie.

Photos ci-dessus : La façade du magnifique palais des Diamants.

Bibliographie
Atlas en fiches (Italie, régions du nord et du Sud, Mezzogiorno, le Pô, l’Adige et les Apennins), Éditions Atlas, 2008;

Encyclopédie libre Wikipédia, Italie, régions d’Italie, villes d’Italie et de nombreuses autres pages;

Guide Voir, Italie, Éditions Libre Expression, 2007, 720 pages;

Lonely planet, Italie, Lonely Planet Publication, 2010, 836 pages;

Mantoue et ses trésors d’art, Rosella Vantaggi, Casa Editrice Perseus, 127 pages.

Patrimoine mondial de l’UNESCO, Éditions UNESCO, 2009, 832 pages ;

Les Pouilles, civilisation, art et histoire, Edizioni Kina Italia, 96 pages.

Remplis sous: Italie, Voyages Mots clés: ,
Commentaires (3) Trackbacks (0)
  1. j’ai beaucoup aimé cette page. 🙂 Avis au réalisateur: je suis une jeune écrivaine et j’ai trouvé moltos photos qui m’intéressent pour illustrer mon roman. Je fait comment pour avoir la permission?

    Puis, s’il vous plait, j’ai besoins d’images de la ville de Livorno à la campagne au moyen âge, savez-vous où je pourrai trouver une piste?

  2. Bonjour,

    Content que vous ayez aimé ma page sur Ferrare.

    Je vous autorise à utiliser les photos qui y apparaissent en mentionnant qu’elle provienne de Jaques Lanciault (www,jacqueslanciault.com)

    Toutefois, je n’ai pas d’information sur Livourne, une ville que je n’ai pas eu la chance de visiter.

    Bonne fin de journée.

    Jacques Lanciault

  3. Bonjour Jacques,

    Nous partons pour Ferrara ce matin après la lecture de ton blog, tes informations sont précieuses. Nous ne manquerons pas de visiter le musée de la cathédrale afin de voir la très belle statue de la Madonna della melagrana de Jacopo della Quercia illustrée sur cette page.

    Notre décision spontanée de visiter Ferrara provient de l’intérêt suscité par une brochure publicitaire offerte au museo Correr. Il s’agit d’une exposition temporaire, la Rosa di Fuoco, La Barcellona di Picasso E Gaudi au Palazzo dei Diamanti.

    Comme tu peux le noter, les musées me font voyager. Je me demandais comment qualifier ma petite passion: si nous disons, les grenouilles de bénitier pour celles qui aiment fréquenter les églises, les rats de bibliothèques pour les amateurs de ce lieux. Comment appele-t’on une férue de musée?

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