Dublin : la Galerie nationale d’Irlande, quel magnifique musée! (2e partie)

Croisière - Cercle polaireVoyagesIrlandeIl y a 1 semaine9 vues

Autoportrait dans l’atelier de l’artiste, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 60e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.

Dublin – Dun Laoghaire, République d’Irlande, le lundi 9 juin 2025 – Malgré la fermeture presque complète du parc du Merrion Square, nous avons tout de même réussi à voir la majorité des sculptures et des monuments que nous avions prévus à notre programme de visites.

Puis, une promenade sur la rue Merrion nous a permis d’admirer quelques belles maisons georgiennes… et les devantures de nombreux pubs!

Nous enchaînons maintenant avec la visite d’un musée, la « Galerie nationale d’Irlande »… une découverte qui nous enchantera.

« Le musée a été inauguré en 1864, mentionne le site Internet de la galerie nationale d’Irlande, et a dû être agrandi successivement en 1903, 1968 et 2002, et ce, en raison de l’impressionnante croissance de la collection.

La “Galerie Nationale d’Irlande” compte 54 salles dans lesquelles sont exposées plus de 800 œuvres d’art suivant un ordre géographique, historique et thématique ».

Photo ci-dessus : Une magnifique toile intitulée « Autoportrait dans l’atelier de l’artiste »! C’est justement dans son atelier que l’artiste irlandaise Moyra Barry s’est dessinée vêtue d’une blouse d’artiste et coiffée d’une coupe courte à la mode.

N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.

Nous poursuivons notre exploration de la magnifique « Galerie nationale d’Irlande »…

Rappelons que nous présentons ci-dessous les oeuvres qui nous ont le plus impressionnés, soit par leur beauté, par leur signification ou encore par l’intérêt que la scène évoquait.

Pour nos photos, la description des oeuvres que nous ajoutons est souvent le résultat de la traduction des affichettes présentées par le musée pour chacune d’elles, et ce, enrichie de quelques commentaires personnels.

Nous sommes depuis quelques minutes dans les salles d’art flamand… où nous nous émerveillons maintenant devant un magnifique cabinet… tout en couleur.

The Fleetwood Cabinet, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

The Fleetwood Cabinet, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

The Fleetwood Cabinet, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Le cabinet Fleetwood est un important cabinet en ébène du XVIIe siècle. « Il est remarquable pour ses panneaux peints finement ouvragés, illustrant des scènes des “Métamorphoses” d’Ovide, réalisés par Frans Francken II (1581-1642) et son atelier. Offert, semble-t-il, par Oliver Cromwell à sa fille Bridget et à son époux, Charles Fleetwood, il constitue une pièce maîtresse de la collection de la galerie, témoignant du savoir-faire flamand et de la peinture du XVIIe siècle. »

Selon nous, l’étage supérieur et la mezzanine sont les parties les plus intéressantes de la « Galerie nationale d’Irlande ». On y retrouve des œuvres de grands peintres italiens, français et espagnols… ainsi que quelques expositions temporaires.

Portrait de Josua van Belle, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Voici une oeuvre d’un peintre espagnol que nous avons découvert à Séville en Espagne et que nous adorons. Il s’agit de Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682). C’est lui qui a peint ce portrait de Josua van Belle en 1670. « Né à Rotterdam, van Belle était un armateur néerlandais qui vécut un temps à Séville, où ce portrait a été peint. Van Belle possédait une célèbre collection de tableaux. »

L’affichette précise : « Principalement connu pour ses peintures religieuses, l’artiste espagnol Murillo a peint une poignée de portraits, dont celui-ci est l’un des plus beaux. Ils révèlent généralement l’influence des portraits de cour de Velázquez et d’Anthonis Mor, un artiste flamand travaillant à Madrid. »

Et voici une autre toile de Murillo, cette fois-ci une peinture religieuse…

La Madeleine pénitente, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un autre superbe tableau réalisé par Bartolomé Esteban Murillo. Celui-ci a été peint entre 1650 et 1655 et est titré « La Madeleine pénitente ».

L’affichette ajoute : « Selon la Bible, Marie-Madeleine était une dévote disciple du Christ. Dans des textes postérieurs, cependant, elle fut qualifiée de “femme pécheresse” et de prostituée. Les représentations de la Madeleine se répandirent davantage après la Contre-Réforme, où elle fut perçue comme une figure accessible, à laquelle les spectateurs pouvaient facilement s’identifier.

Murillo représente ici la Madeleine agenouillée dans une grotte, ayant renoncé à sa vie de péché pour une vie de pénitence. Ses cheveux flottants et ses épaules dénudées ajoutent une dimension érotique illustrant les dangers de la tentation et des plaisirs charnels, et l’importance de la pénitence dans la rédemption même des pires pécheurs. »

La Sainte Famille, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une toile où Bartolomé Esteban Murillo a représenté « La Sainte Famille ». Une oeuvre réalisée à la fin des années 1640.

Et notre lecture de l’affichette nous rappelle que « la représentation de la vie quotidienne des figures religieuses, en particulier de la Sainte Famille, connut une grande popularité dans l’Espagne du XVIIe siècle.

Murillo, peintre par excellence de cette nouvelle approche humaniste, présente l’Enfant Jésus et sa famille comme un humble foyer. Joseph, dont les outils de menuisier sont visibles à l’arrière-plan, est dépeint comme un père attentionné, sur le point de confier son fils à la Vierge, qui tend la main vers lui avec affection.

L’éclairage dramatique de ce tableau est caractéristique des premières œuvres de Murillo, influences exercées par les artistes de la génération précédente, tels que Ribera, le jeune Velázquez et Zurbarán. »

Citant Zurbarán, voici une de ses oeuvres…

L’Immaculée Conception, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

L’Immaculée Conception, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Un peintre espagnol que nous avons découvert en même temps que Murillo à Séville, Francisco de Zurbarán (1598-1664). L’oeuvre est intitulée « L’Immaculée Conception » et date du début des années 1660.

L’affichette est intéressante à lire pour son explication de l’oeuvre. « Dans la théologie catholique, le dogme de l’Immaculée Conception affirme que la Vierge Marie a été conçue sans péché, une croyance fortement défendue en Espagne au XVIIe siècle. C’était un sujet de prédilection pour les artistes espagnols, et Zurbarán l’a abordé à maintes reprises.

Dans cette œuvre tardive, la jeune Vierge se tient sur une pleine lune, encadrée par un ciel lumineux. À ses pieds se trouvent divers attributs traditionnels, dont un palmier, un temple, un jardin clos, un puits et un cyprès. Les figures dans les coins inférieurs sont des allégories de la Foi (les yeux bandés) et de l’Espérance (une ancre). Avec la Vierge, qui représente la Charité, elles symbolisent les trois vertus théologales. »

Il y a plusieurs autres salles d’art européen.

Nous cherchons une des oeuvres phares du musée, une toile du peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit « Le Caravage » intitulée « L’arrestation du Christ ». Mais, nous ne trouvons pas. Finalement, nous nous approchons d’un surveillant du musée et lui posons la question. Celui-ci nous informe que l’oeuvre est en restauration!

L'arrestation du Christ du Caravage

Photos ci-dessus : Lors de nos recherches visant la rédaction de ce texte, nous avons trouvé une photo de la toile de Caravage intitulée « L’arrestation du Christ » sur Wikipédia.

Une fête musicale, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : À première vue nous avons tout de suite pensé qu’il s’agissait d’un tableau du Caravage. Mais non, l’oeuvre intitulée « Une fête musicale » est de Gerrit van Honthorst (1592-1656). « Van Honthorst voyagea à Rome au début des années 1610, où il s’imprégna de l’œuvre du Caravage et de ses disciples. Son goût pour l’utilisation de la lumière des bougies afin de créer des scènes dramatiques en clair-obscur lui valut le surnom italien de “Gherardo delle Notti”, le “Gérard des nuits” en français. »

Vierge à l’Enfant, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une « Vierge à l’Enfant », une toile de 1660 de la peintre italienne Elisabetta Sirani (1638-1665). « Ce tableau, récemment acquis, est la première œuvre d’une artiste du XVIIe siècle à intégrer la collection de la Galerie. Cette tendre scène de dévotion a été peinte pour Lorenzo Tinti, graveur et ami proche de la famille de l’artiste, qui réalisa le portrait officiel de Sirani publié après sa mort. »

L’affichette ajoute : « Par une touche fluide et des tonalités pastel, l’artiste imprègne la scène d’une intimité et d’une sérénité qui soulignent la relation entre la mère et l’enfant.

La carrière d’Elisabetta Sirani fut courte, mais prolifique et marquante; elle s’éteignit à seulement 27 ans! »

Le Suicide de Cléopâtre, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une huile sur toile du peintre italien Guido Reni (1575-1642). Il a intitulé son oeuvre, peinte en 1639-1640, « Le Suicide de Cléopâtre. »

« Guido Reni, mentionne l’affichette, fut le principal représentant de l’école de peinture bolonaise de la première moitié du XVIIe siècle. Il dirigeait un important atelier dans la ville, qui produisit de nombreuses représentations en buste de sujets religieux et mythologiques, comme celle-ci. Réalisée dans les dernières années de sa vie, cette œuvre illustre le style tardif de Reni, caractérisé par une touche libre et évanescente et une palette froide, argentée. »

Nous nous approchons d’une superbe sculpture en bois. Immédiatement nous avons pensé au sculpteur allemand Tilman Riemenschneider dont nous avons admiré tant d’oeuvres lors de notre tour de l’Allemagne… mais non, l’oeuvre est du sculpteur lorrain du début de la Renaissance, Ligier Richier (1500-1567).

La Vierge, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

La Vierge, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Sculpteur d’images religieuses, Ligier Richier excellait dans les représentations expressives de figures angoissées relatives à la crucifixion et à la Déposition du Christ. Cette sculpture de la Vierge, réalisée en 1530, a été sculptée dans du bois de tilleul et était à l’origine peinte; quelques traces de couleur sont encore visibles.

Saint Jean l’Évangéliste, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Saint Jean l’Évangéliste, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Une autre belle sculpture de Ligier Richier. Elle représente Saint Jean l’Évangéliste et le bois de tilleul a été sculpté en 1530.

Le musée ajoute le commentaire suivant : « Le sculpteur français Richier travaillait généralement la pierre; cependant, cette figure de saint Jean l’Évangéliste est sculptée dans le bois.

La main gauche de la figure semble avoir été remplacée par une pièce de bois moderne. Tout comme la sculpture précédente, celle-ci était à l’origine peinte, et quelques traces de couleur sont encore visibles.

Richier a animé la figure empreinte de douleur par l’expression du visage, la gestuelle et les longs drapés des vêtements. Le regard tourné vers le ciel de saint Jean suggère que cette sculpture, ainsi que celle de la Vierge, étaient destinées à être vues au sein d’un ensemble plus vaste. »

Nous voici maintenant devant une toile d’un peintre que nous avons connu lors d’une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, le Néerlandais Kees van Dongen (1877-1968).

Stella au chapeau fleuri, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une superbe toile de Kees van Dongen intitulée « Stella au chapeau fleuri », une oeuvre réalisée vers 1907.

L’affichette mentionne : « Van Dongen était un peintre fauve. En 1905, un critique forgea le terme “Fauves”, signifiant “Bêtes sauvages”, pour dénigrer le style aux couleurs vives et apparemment simpliste d’Henri Matisse, d’André Derain et des artistes de leur entourage.

Van Dongen peignait souvent les femmes qui se produisaient et fréquentaient les cafés de Montmartre et d’autres quartiers bohèmes de Paris.

Stella, représentée ici, est très probablement une demi-mondaine. Son expression est coquette et pourtant assurée. L’artiste a souligné ses traits et ses accessoires à l’aide de larges coups de pinceau et de touches de couleur pure. »

Parfum, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une nouvelle acquisition de la galerie, une toile de l’artiste allemande Hannah Höch (1889-1978). L’oeuvre s’intitule « Parfum », ou encore « Fragrance », et a été réalisée en 1937.

L’affichette nous parle de l’artiste que nous ne connaissons pas. « Hannah Höch était une artiste de photomontage et une peintre. Seule femme membre du groupe Dada berlinois, elle exposa à la “Première Foire internationale Dada” en 1920.

Lorsqu’elle peignit “Duft” (Parfum), Höch dut faire face à de graves difficultés personnelles et professionnelles. Les nazis l’avaient classée comme artiste “dégénérée” et lui avaient interdit d’exposer. En 1937, tous ses amis avaient quitté Berlin; elle confia que cette année-là, “la solitude radicale s’était installée”.

Höch s’inspira de sa propre apparence pour créer la figure de la femme. Celle-ci inhale le parfum des fleurs, les yeux fermés. Tandis que la scène est d’une richesse chromatique éclatante, la femme se tient devant un espace sombre et vide.

Höch intégrait souvent des formes botaniques dans son œuvre. Pour elle, les plantes représentaient la fragilité, l’endurance, le renouveau et, particulièrement dans les années 1930, l’évasion. »

La Jeune Fille au Ruban Rouge, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une peinture d’un autre artiste allemande, Gabriele Münter (1877-1962), une oeuvre titrée « La Jeune Fille au Ruban Rouge », une toile peinte en 1908.

La galerie précise ce qui suit quant à l’artiste et à sa toile : « La peintre expressionniste allemande Gabriele Münter était membre du Blaue Reiter.

En 1908, elle s’installe dans le village bavarois de Murnau. Ce portrait fait partie d’une série de petites études de femmes et d’enfants réalisées à cette époque.

Münter a utilisé des aplats de couleurs vives pour souligner les traits de la jeune fille et exprimer une grande intensité.

L’œuvre reflète l’intérêt de l’artiste pour l’art populaire bavarois ainsi que pour l’œuvre de Paul Gauguin, Vincent Van Gogh et des Fauves, qu’elle avait découverts à Paris. »

Paysage à L’Estaque, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un superbe tableau du peintre français Georges Braque (1882-1963) peint en 1906, certainement avant son passage chez les cubistes. La toile est intitulée « Paysage à L’Estaque ».

Braque, dont nous avons vu une grande exposition au « Grand palais » de Paris, visita le village de pêcheurs de L’Estaque à l’automne 1906.

« C’était son premier voyage dans le sud de la France, mentionne l’affichette. La lumière et les couleurs éclatantes eurent un impact immédiat sur son art.

Il déclara : “C’est là que j’ai ressenti toute l’exaltation, toute la joie, qui m’envahissaient. Imaginez, je quittais les ateliers parisiens ternes et sombres où vous travailliez encore avec du bitume. Là, par contraste, quelle révélation, quel épanouissement”! »

Définitivement, nous sommes en pays de connaissance. Voici une toile peinte par Pierre Bonnard, un artiste que nous avons découvert lors d’une exposition au Musée des beaux-arts de Québec dans la Vieille capitale.

Nu devant un miroir, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : « Nu devant un miroir », un tableau réalisé par le français Pierre Bonnard en 1915. « Bonnard est connu pour ses représentations de la vie privée dans un contexte domestique et est souvent qualifié d’intimiste. À l’instar d’Edgar Degas, qu’il admirait profondément, il a esquissé et peint le sujet de la toilette féminine des centaines de fois. »

L’affichette explique également : « Bien que Bonnard ait employé des modèles professionnels, sa compagne Marthe de Méligny a également posé pour lui. Ici, il présente le corps de la femme de dos, mais reflète son visage dans le miroir encadré.

Ce procédé de composition crée l’effet d’un tableau dans le tableau. Les coups de pinceau superposés de couleurs chaudes et froides confèrent à la scène une impression de chaleur et de luminosité. »

Puis, voilà une peintre locale, Sarah Purser (1848-1943) une artiste née à Dun Laoghaire… le port où s’est amarré notre bateau ce matin.

Une dame tenant un hochet, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Sarah Purser a intitulé la toile qu’elle a peinte en 1885 « Une dame tenant un hochet ». « En 1878, Sarah Purser s’installe à Paris pour étudier à l’Académie Julian. À son retour à Dublin, elle s’impose comme une portraitiste de renom. Cette étude informelle est censée représenter son amie, madame Sturgis. Le tableau porte une dédicace au mari du modèle, l’écrivain et parolier Julian Sturgis. »

Le Corsage Noir, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un tableau d’une autre artiste que nous adorons, Berthe Morisot (1841-1895). L’oeuvre est titrée « Le Corsage Noir » et a été réalisée par la peintre française en 1878.

L’affichette nous renseigne sur l’artiste tout en décrivant l’oeuvre : « Morisot peignait des paysages et des portraits, mais se concentrait principalement sur des scènes de la vie domestique bourgeoise.

En 1874, elle épousa Eugène, le frère d’Édouard Manet. Grâce à son soutien, elle continua à peindre professionnellement tout au long de sa vie.

À la fin des années 1870, Morisot réalisa plusieurs portraits de femmes élégamment vêtues. Ici, une jeune femme (posant pour un modèle professionnel) porte une tenue de soirée.

Morisot a représenté son élégant costume et le décor intérieur par de légers coups de pinceau vaporeux. Le tableau est un exercice impressionniste de lumière et de couleur. »

Enfants sur les dunes, Grandcamp, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un très beau tableau de l’artiste peintre Eva Gonzalès (1849-1883). En 1877-1878, Gonzalès a peint cette scène à Grandcamp, station balnéaire normande. Elle représente des enfants du coin au bord d’un sentier côtier. La toile est d’ailleurs titrée « Enfants sur les dunes, Grandcamp ».

On nous rappelle également que « Gonzalès fut la seule élève d’Édouard Manet. Son coup de pinceau libre et esquissé témoigne de l’influence de son enseignement. Bien que Gonzalès ait été proche des impressionnistes, elle préférait, comme Manet, exposer au Salon plutôt qu’à leurs expositions indépendantes ».

Autoportrait dans l’atelier de l’artiste, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : « Autoportrait dans l’atelier de l’artiste », une oeuvre de l’artiste irlandaise Moyra Barry (1886-1960). « Vêtue d’une blouse d’artiste et coiffée d’une coupe courte à la mode, Moyra Barry affirme son identité d’artiste. Posant dans son atelier, tenant une grande palette carrée, son regard interrogateur nous invite dans son univers. »

La première vue de Marguerite par Faust, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une toile du peintre irlandais Frédéric William Burton (1816-1900) intitulée « La première vue de Marguerite par Faust », une oeuvre datant de 1857.

Encore une fois, l’affichette contextualise fort bien l’oeuvre : « Goethe a notamment réinterprété la légende de Faust, datant du XVIe siècle, au XIXe siècle. Ici, Burton illustre le moment où Faust aperçoit pour la première fois la jeune fille Marguerite marchant dans une rue à arcades.

L’importance de cette œuvre ambitieuse est démontrée par ses dimensions imposantes et le fait qu’il ait réalisé plus de quatre-vingts études préparatoires, dont deux font partie de la collection de la galerie. La comparaison de cette aquarelle avec les études préparatoires met en lumière la complexité et l’ingéniosité technique du processus créatif de Burton. »

La première vue de Marguerite par Faust, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un autoportrait de l’artiste irlandaise Helen Mabel Trevor (1831-1900) peint en 1890.

« Bien qu’Helen Mabel Trevor ait montré très tôt un don pour l’art, précise l’affichette, elle ne se consacra pleinement à la peinture qu’à la quarantaine.

Avant de s’installer à Paris dans les années 1890, elle étudia l’art à Londres et à Paris et voyagea en France.

Le portrait qu’elle se fait d’elle-même, coiffée d’un béret d’artiste, vêtue d’une blouse de peintre et palette à la main, rayonne de l’assurance d’une artiste accomplie, au sommet de son art. La touche libre et l’utilisation d’un vert émeraude profond contribuent à concentrer l’attention sur son regard fixe. »

Sa Première Communion, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une superbe toile du peintre nord-irlandais John Lavery (1856-1941). Il a intitulé ce tableau « Sa Première Communion ». « En 1902, date à laquelle ce tableau fut exposé au Salon de Paris, Lavery jouissait d’une renommée internationale. Il peignit à plusieurs reprises sa fille Eileen, dont la mère était décédée en 1891. Elle figure notamment dans la monumentale œuvre de Lavery, “L’Atelier de l’artiste”. »

L’affichette ajoute les précisions suivantes : « Ce portrait doit beaucoup aux peintures de Velázquez et Courbet, mais rappelle surtout l’œuvre de James McNeill Whistler.

Whistler lui-même admirait le portrait et il semble qu’il l’ait adouci à l’aide de quelques traits de fusain.

Le tableau reflète également un regain d’intérêt pour les sujets catholiques, qui s’est manifesté chez les artistes ayant travaillé en France provinciale au cours des trois décennies précédentes. »

Girl Reading, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Girl Reading, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Girl Reading, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Une très belle sculpture du sculpteur irlandais Patrick MacDowell (1799-1870). L’oeuvre en marbre réalisée 1837 est titrée « Girl Reading ».

L’Hiver, ou le Vagabond sans abri, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Une autre très belle sculpture en marbre. Celle-ci, sculptée vers 1858, est intitulée « L’Hiver, ou le Vagabond sans abri ». Elle est l’oeuvre de l’Irlandais John Henry Foley (1818-1874). « La figure androgyne et juvénile de Foley s’inspire de la personnification antique de l’Hiver sous les traits d’un vieillard. Le profond travail de Foley, notamment la profondeur des coupes dans les cheveux et le manteau, accentue le réalisme de la sculpture. »

Calisto, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une magnifique toile du portraitiste irlandais Richard Rothwell (1800-1868). Réalisée en 1850, il l’a titrée « Calisto ».

D’autres informations nous permettent de mieux connaître et de mieux comprendre la toile : « Après avoir reçu sa première formation artistique à Dublin, Rothwell s’installa à Londres, où il établit une carrière florissante de portraitiste. Edwin Landseer et Thomas Lawrence furent parmi ceux qui louèrent la richesse de sa palette et comparèrent son talent pour peindre la chair à celui des Maîtres anciens.

Rothwell exposa régulièrement à Londres et à Dublin, et passa trois ans en Italie. Il considérait ce tableau, dont le sujet était tiré des “Métamorphoses” d’Ovide, comme son plus beau, déclarant y avoir travaillé jusqu’à ce qu’il atteigne “cet état de perfection auquel mon jugement ne peut plus apporter la moindre touche”! »

L’Enchantement de Bottom par Titania, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

L’Enchantement de Bottom par Titania, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

L’Enchantement de Bottom par Titania, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

L’Enchantement de Bottom par Titania, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

L’Enchantement de Bottom par Titania, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photos ci-dessus : Wow! Un vitrail d’une netteté superbe… Il s’agit d’une nouvelle acquisition de la Galerie. Il est une réalisation de 1922 de l’artiste verrier irlandais Harry Clarke (1889-1931). Il a titré son vitrail « L’Enchantement de Bottom par Titania ».

L’affichette ajoute : « Clarke a produit une œuvre très particulière, caractérisée par des compositions d’une grande finesse, des figures stylisées et des couleurs intenses.

Bien que surtout connu pour ses vitraux installés dans des églises en Irlande et à l’étranger, Clarke a également réalisé des vitraux à sujets profanes.

Entre 1917 et 1922, il a créé une série de cinq panneaux miniatures inspirés par la poésie, les contes populaires, le théâtre et les ballades. Dans ces œuvres de petite taille, destinées à un usage domestique, Clarke transpose son amour de l’illustration littéraire dans l’art du vitrail.

“L’Enchantement de Bottom par Titania” est le dernier volet de cette série. Il est considéré comme précurseur des projets de vitraux profanes plus ambitieux et élaborés de Clarke par la suite. »

Le lac du moulin, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Un très beau tableau de l’artiste peintre irlandais Charles Vincent Lamb (1893-1964) intitulé « Loch an Mhuilinn », ce qui signifie en français « Le lac du moulin », une toile réalisée en 1944.

La Galerie décrit l’oeuvre ainsi : « Le “Loch an Mhuilinn” est l’un des multiples lacs de la péninsule de Carraroe, dans le comté de Galway, où Lamb s’installa dans les années 1920.

Il est probable qu’il ait observé cette scène depuis le bateau à partir duquel il pêchait fréquemment sur le lac. Le tableau représente une femme du village sur la rive, lavant du linge dans l’eau du lac, une pratique courante que l’artiste connaissait certainement.

L’œuvre, un exercice délicat de création de motifs et de couleurs évocatrices, reflète la fascination de Lamb pour les qualités formelles et texturées du paysage. »

Jeune fille passant devant Trinity sous la pluie, Galerie nationale d’Irlande, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : « Jeune fille passant devant Trinity sous la pluie », une oeuvre un peu plus récente (1959) de l’artiste irlandaise Una Watters (1918-1965)

Encore une fois, le propos de l’affichette est fort intéressant : « Una Watters, qui reçut une première formation artistique de son parrain Sean O’Sullivan, s’inscrivit au National College of Art and Design tout en travaillant pour les bibliothèques de Dublin.

Contrainte de prendre sa retraite en 1945 en raison de l’interdiction de mariage, elle se consacra à la peinture.

Entre 1949 et 1965, elle exposa à l’Irish Exhibition of Living Art, à la Society of Dublin Painters, à la Royal Hibernian Academy of Arts (RHA) et ailleurs.

La surface facettée de ce tableau, où une femme se promène devant le Trinity College de Dublin, témoigne de la connaissance du cubisme et du futurisme, mouvements largement diffusés dans les années 1950.

Elle utilise la pluie battante comme un moyen original de distordre le plan pictural. »

Nous sortons ébahis à 13 h 15.

Nous sommes ravis. Céline mentionne d’ailleurs que « C’était un très beau musée, très vaste, accueillant beaucoup d’oeuvres de tous genres et surtout des oeuvres très bien mises en valeur ».

Retour hâtif vers le bateau
Nous revenons vers la gare Pearse… en nous orientant avec la City Map qu’on nous a remise à notre descente du bateau ce matin.

Après la visite de la « Galerie nationale d’Irlande », nous avions prévu une balade sur les rives de la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin, mais le ciel est si menaçant que nous décidons de revenir au train et prendre la direction du retour sur le bateau.

Avant de grimper dans le wagon, nous nous assurons que nous sommes dans la bonne direction.

Nous montons dans le train à 13 h 22. et arrivons à la gare de Dun Laoghaire rapidement après un trajet d’à peine 18 minutes.

Comme mentionné à notre descente du bateau, la gare est très proche du port… et dès notre sortie de celle-ci nous constatons qu’un « tender » de Holland America est déjà amarré.

Nous embarquons et arrivons à notre cabine à 14 h 10.

Après avoir laissé notre attirail de touriste à la cabine, nous montons au 10e pont pour un dîner au Dive-In, et ce, étant donné que le Lido Market est sur le point de fermer.

Le Dive-In, situé au bord de la piscine, propose des burgers et des frites. Nous accompagnons nos repas de quelques verres de vin et pour ma part de cocktails.

À notre retour à la chambre, nous regardons sur notre téléviseur la présentation préparée par Holland America Line sur l’escale de demain à l’île de Man.

Nous profitons également de l’après-midi pour nous rendre au « Service à la clientèle » pour récupérer nos étiquettes de valises pour le débarquement du bateau… déjà dans quelques jours!

Mémorable souper au Pinaple Grill
Après un apéro à notre bar préféré du deuxième pont, nous nous rendons au Pinaple Grill pour notre réservation de 20 heures.

La compagnie de croisière définit ainsi son restaurant de spécialités : « Le Pinnacle Grill propose une expérience gastronomique raffinée, alliant un service impeccable à une carte mettant en valeur les meilleurs produits de la terre et de la mer.

Chaque plat est préparé avec soin, présenté avec élégance et accompagné d’une vaste sélection de vins primés. Dîner au Pinnacle Grill est une expérience sophistiquée et mémorable, idéale pour toute occasion. »

Et effectivement, le repas fut des plus agréable. Très bon souper, si ce n’est que les portions étaient énormes.

Nous nous offrons un verre de Châteauneuf-du-Pape, un vin blanc qui, nous semble-t-il, n’était présent sur aucune carte des vins des autres restaurants ou bars du bateau.

Pinnacle Grill, Nieuw Statendam, Holland America Line

Pinnacle Grill, Nieuw Statendam, Holland America Line

Photos ci-dessus : Soupe et entrée de notre souper.

Pinnacle Grill, Nieuw Statendam, Holland America Line

Pinnacle Grill, Nieuw Statendam, Holland America Line

Photos ci-dessus : Nos plats principaux.

Pinnacle Grill, Nieuw Statendam, Holland America Line

Photo ci-dessus : Et le dessert, un excellent soufflé au chocolat mousse pour Céline… et une pointe de « Key lime pie » pour moi!

Évidemment, après un tel souper, il faut digérer avant de se coucher. Nous y allons donc d’une longue promenade sur les différents ponts du bateau!

Il y a plusieurs spectacles, des chanteurs, des pianistes, une violoniste dans les différents bars du navire.

Nous sommes finalement de retour à la chambre à 22 heures.

Notre coup de coeur pour aujourd’hui… sans la moindre hésitation, la magnifique « Galerie nationale d’Irlande ».

Demain… la plus grande déception de la croisière!
Demain, 10 juin, le bateau doit faire escale à l’île de Mann de 8 h à 18 h.

De notre côté, nous devons partir en excursion avec Holland America Line pour une découverte de l’île, notamment en train électrique. La rencontre pour le départ de notre excursion est prévue pour 8 heures à la salle de spectacle du bateau, le World Stage.

Mais malheureusement, malgré une température superbe, vers 7 heures, alors que nous sommes en vue de l’île, le commandant du bateau nous annonce l’annulation de l’escale à l’île de Man… sans que nous sachions pourquoi.

Pire encore, plus tard en matinée, il nous informera qu’il a été impossible de trouver une autre escale et que conséquemment nous passerons les deux prochains jours à naviguer!

C’est définitivement la goutte d’eau qui fait débordé le vase! Nous prenons alors la décision de ne plus jamais voyager avec Holland America Line.

À suivre
Visite de la très petite ville de Cobh… Décrite comme une ville charmante et facile à parcourir à pied.

Le site Internet ireland.com la décrit comme suit : « Malgré sa taille modeste, Cobh rayonne à l’international. Le magazine Condé Nast Traveler l’a classée parmi les plus belles petites villes d’Europe.

C’est d’ici que le majestueux RMS Titanic a appareillé pour son voyage inaugural; qu’une jeune fille nommée Anne Bonny a quitté sa famille pour devenir pirate dans les Caraïbes… et que la toute première immigrante arrivée à Ellis Island, Annie Moore, âgée de 17 ans, a entamé son périple. »

Maisons colorées, Cobh, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Les emblématiques maisons colorées de Cobh, en république d’Irlande, souvent surnommées le « Jeu de Cartes ». Ces maisons sont situées sur West View, une rue escarpée de la charmante ville côtière de Cobh.

Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.

Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.

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