Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 59e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.
Dublin, République d’Irlande, le lundi 9 juin 2025 – Malgré la fermeture presque complète du parc du Merrion Square, nous avons tout de même réussi à voir la majorité des sculptures et des monuments que nous avions prévus à notre programme de visites.
Puis, une promenade sur la rue Merrion nous a permis d’admirer quelques belles maisons georgiennes… et les devantures de nombreux pubs!
Nous enchaînons maintenant avec la visite d’un musée, la « Galerie nationale d’Irlande »… une découverte qui nous enchantera.
« Le musée a été inauguré en 1864, mentionne le site Internet de la galerie nationale d’Irlande, et a dû être agrandi successivement en 1903, 1968 et 2002, et ce, en raison de l’impressionnante croissance de la collection.
La “Galerie Nationale d’Irlande” compte 54 salles dans lesquelles sont exposées plus de 800 œuvres d’art suivant un ordre géographique, historique et thématique ».
Photo ci-dessus : Un superbe portrait de Michael Longley (1939-2025), poète, éditeur et anthropologue d’Irlande du Nord. Une oeuvre du peintre de Belfast Colin Davidson (1968- ).
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Au terme de notre pause café sur la rue Merrion, nous retournons au musée, dont les portes sont maintenant ouvertes, et entrons à 11 heures.
Comme au Royaume-Uni, en République d’Irlande les musées nationaux sont gratuits pour le public, l’idée est de rendre la culture très accessible.
Nous déposons nos effets, sacs à dos et manteaux, dans des casiers en libre-service mis à la disposition par la galerie… et commençons la visite par la « cour intérieure », la Courtyard.
Nous présentons ici les oeuvres qui nous ont le plus impressionnés, soit par leur beauté, soit par leur signification ou encore par l’intérêt que la scène évoquait.
Pour nos photos, la description des oeuvres que nous ajoutons est souvent le résultat de la traduction des affichettes présentées par le musée pour chacune d’elles, et ce, enrichie de quelques commentaires personnels.
Le premier tableau que nous voyons est gigantesque. Il présente « Le Mariage de Strongbow et Aoife », une oeuvre du peintre irlandais Daniel Maclise (1806-1870) réalisée vers 1854.
Photo ci-dessus : « Ce tableau monumental et d’une précision méticuleuse représente le mariage à Waterford en 1170 du guerrier normand Richard de Clare, dit Strongbow, et d’Aoife MacMurrough, fille de Dermot, roi de Leinster. Cette union a souvent été considérée comme symbolisant l’établissement officiel d’une présence anglo-normande en Irlande. »
Photos ci-dessus : « Conçu pour la décoration du palais de Westminster à Londres, le tableau est une représentation ambiguë des Normands victorieux et des Irlandais vaincus. On y voit, entre autres, Strongbow, le marié, qui pose le pied sur une croix celtique renversée. »
Photos ci-dessus : « Une sculpture en frêne olivier, intitulée “Magnus Modus”. Elle a été créée en 2017 par l’artiste et ébéniste irlandais Joseph Walsh (1979- ). La sculpture est une forme fermée continue, la première de la série “Magnus”, qui allie des éléments massifs sculptés et des formes libres délicates. Elle est conçue pour modifier l’expérience de l’espace étroit de la cour, traçant des ombres et des lignes de mouvement dynamiques. »
L’oeuvre suivante et une sculpture, en fait deux sculptures, représentant des fleurs de tournesol en pot!
Photo ci-dessus : Deux sculptures de 2019 représentant des tournesols en pot. L’artiste irlandaise Daphne Wright (1963- ) les a titrées tout simplement « Tournesol de Maple Road (grande fleur) » et « Tournesol de Maple Road (petite fleur) »! « Ces œuvres font partie de la série “Tournesol de Maple Row” de Wright, qui comprenait à l’origine six fleurs en pot, réalisées en argile crue séchée. Toutes deux représentent un tournesol en fin de vie. »
L’affichette mentionne en outre : « Si le “Tournesol de Maple Road (grande fleur)” a perdu une grande partie de ses fleurons et de ses feuilles, sa tige parvient encore à supporter le poids de la fleur. À l’inverse, la fleur du “Tournesol de Maple Road (petite fleur)” se courbe en se fanant.
L’argile incolore traduit la fragilité de ces plantes et, par extension, de la nature en général. Wright utilise souvent des objets familiers pour explorer des idées sur la vie, le temps, la mort et la transition. »
Nous continuons et nous nous arrêtons devant deux oeuvres qui sont identifiées comme des « Huile, technique mixte sur bâche »! Elles ont été réalisées par le peintre britannique Hughie O’Donoghue (1953- )… Les œuvres abordent les thèmes de la mémoire, de l’histoire et de l’identité, en utilisant des figures historiques irlandaises et britanniques.
Photo ci-dessus : L’oeuvre datant de 2022 est titrée « Les flèches et le cheval du roi – Emily ». L’image représente la suffragette Emily Wilding Davison (1872-1913), qui, en 1913, se jeta sous le cheval du roi George lors du Derby d’Epsom. Elle mourut quatre jours plus tard.
« Pendant près d’un siècle, on crut que Davison s’était placée devant le cheval pour tenter de le faire tomber. Des investigations récentes suggèrent toutefois qu’elle avait en réalité prévu d’attacher quelque chose, peut-être le foulard en soie du mouvement des suffragettes, à l’animal ou à son jockey lors de leur passage.
Les femmes britanniques durent attendre 1928 pour obtenir le droit de vote! »
Photo ci-dessus : La peinture affichée en bannière montre le héros nationaliste irlandais Michael Collins (1890-1922) qui participa à l’Insurrection de Pâques de 1916 et fut emprisonné pour son implication.
Les peintures de Hughie O’Donoghue explorent la relation complexe de l’Irlande avec la Grande-Bretagne, ainsi que les questions d’origine et d’identité.
L’affichette explique que « Collins devint par la suite chef de l’Irish Republican Brotherhood (IRB) et fut élu au premier Dáil (NDLR – la chambre haute du parlement irlandais) en 1919. En l’absence du chef d’alors en voyage aux États-Unis, Collins fut élu de facto chef du mouvement révolutionnaire irlandais.
Remarquablement efficace dans l’administration et le contre-espionnage, il sapa régulièrement l’appareil de sécurité britannique pendant la guerre d’indépendance, évitant ainsi d’être capturé.
Collins fut un membre réticent de la délégation irlandaise qui négocia le traité anglo-irlandais en décembre 1921.
Il devint président du gouvernement provisoire et commandant en chef de l’armée de l’État libre. Il fut tué dans une embuscade républicaine à “Béal na mBlath”, alors qu’il effectuait une tournée d’inspection dans le West Cork en 1922. »
Photo ci-dessus : Un buste en bronze à patine verte du critique musical, dramaturge, essayiste, auteur de pièces de théâtre et scénariste irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’oeuvre est de l’artiste américano-britannique Sir Jacob Epstein (1880-1959).
L’affichette indique que « George Bernard Shaw a joué un rôle déterminant dans le développement de la collection de la “National Gallery of Ireland” et dans la carrière de Jacob Epstein.
L’introduction d’Epstein par Shaw au “New English Art Club” de Londres en 1905 a permis à l’artiste d’obtenir plusieurs commandes importantes et l’a établi comme l’un des sculpteurs portraitistes les plus recherchés de Grande-Bretagne.
Ce buste, le second des deux portraits de Shaw réalisés par Epstein, présente une ressemblance saisissante avec le dramaturge.
Shaw n’était cependant pas facilement impressionné. Il avait été perplexe face au premier buste réalisé par le sculpteur, le considérant davantage comme une projection de l’artiste que comme une représentation de lui-même.
Epstein, le critique, n’a jamais analysé l’œuvre de Shaw, arguant qu’elle capturait “des éléments si subtils qu’ils seraient difficiles à expliquer”. »
La galerie nationale des portraits
Nous montons à l’étage… Au premier se trouvent la « Galerie nationale des portraits » ainsi que des œuvres appartenant à des artistes anglais et irlandais.
Photo ci-dessus : L’affiche identifiant la « Galerie nationale des portraits » en gaeilge et en anglais! Le « gaeilge » est une langue celtique gaélique, première langue officielle d’Irlande et langue nationale enseignée dans toutes les écoles.
Photos ci-dessus : Une toile et l’affichette du musée. L’oeuvre est titrée « Lady and Child » et a été réalisée en 1845 par Stephen Slaughter (1697-1765). « Slaughter était un portraitiste anglais. Dans les années 1730 et 1740, il travailla en Irlande, où il reçut des commandes de riches mécènes. L’identité de la femme et de l’enfant représentés dans ce tableau est inconnue. »
Photo ci-dessus : Un portrait de Garry Hynes (1953- ), une metteuse en scène, une oeuvre de l’artiste allemande Vera Klute (1981- ) oeuvrant maintenant en Irlande.
« Madame Hynes a cofondé la compagnie théâtrale “Druid” à Galway en 1975. Elle en a été la directrice artistique jusqu’en 1991, et est de retour à ce poste depuis 1995. Elle a également été directrice artistique de “l’Abbey Theatre” de Dublin, et a collaboré avec des compagnies en Irlande, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
En 1998, elle est devenue la première femme à recevoir un “Tony Award” pour sa mise en scène de “Beauty Queen of Leenane” de Martin McDonough, et elle a reçu de nombreuses autres récompenses et des doctorats honorifiques. »
Photo ci-dessus : Un portrait magnifique de Michael Longley. « Né à Belfast, Longley fut l’un des poètes, éditeurs et anthropologues les plus célèbres d’Irlande. Il publia plus d’une douzaine de recueils de poésie, remporta de nombreux prix prestigieux et reçut plusieurs distinctions publiques. Sa poésie, intime, méditative et érudite, reflétait son amour du monde naturel et du langage. Elle présentait également des réflexions profondes sur l’actualité et la politique. »
« Cette œuvre, ajoute l’affichette, l’un des nombreux bustes de portraits surdimensionnés de personnalités publiques et privées réalisés par Colin Davidson (1968- ), un peintre de Belfast, révèle une sensibilité de l’artiste qui contraste avec ses dimensions monumentales. »
Nous passons maintenant dans une autre salle… Celle dédiée à des œuvres appartenant à des artistes anglais et irlandais.
Photo ci-dessus : Une magnifique salle de la Galerie nationale d’Irlande.
Photo ci-dessus : Un superbe tableau du peintre britannique Francis Wheatley (1747-1801) titré « The Dublin Volunteers on College Green, 4th November 1779 ». On y voit un spectacle donné pour célébrer l’anniversaire de Guillaume III devant le « Trinity College » à Dublin.
Photo ci-dessus : Une toile du peintre George Romney (1734-1802) dont nous avons admiré plusieurs chefs-d’œuvre en Écosse et en Irlande depuis le début de la croisière. Son tableau est titré « Portrait d’une dame » et a été réalisé vers 1770.
« Ce portrait, mentionne l’affichette du musée, est caractéristique du style des premiers portraits de Romney. L’intention est de lui conférer une allure noble et digne.
Le collier de perles autour du cou de l’inconnue souligne le profil classique de son visage, dont le teint presque blanc était à la mode à l’époque. Sa robe portefeuille jaune et sa ceinture bleue, sous une sur-robe doublée de fourrure, contribuent à son allure statuaire.
Cet effet est accentué par le fait qu’elle repose sur un socle drapé avec une urne de jardin, devant une imposante base de colonne. Une palette de couleurs vives renforce encore cette impression d’intemporalité. »
Et les autres salles…
Nous entrons dans une autre salle où il y a des oeuvres de nombreux artistes européens.
Photo ci-dessus : Une grande toile intitulée « Préparatifs pour célébrer la naissance du Dauphin de France sur la Piazza Navona ». L’oeuvre datant de 1731 est du peintre italien Giovanni Paolo Panini (vers 1692-1765).
« De fastueuses célébrations eurent lieu à Rome pour marquer la naissance d’un fils du roi Louis XV en 1729 », mentionne l’affichette.
« Les invités se rassemblent sur la Piazza Navona avant une fête en plein air, suivie d’un feu d’artifice. L’église Sant’Agnese se dresse en arrière-plan, tandis que la “Fontaine des Quatre Fleuves”, conçue par Le Bernin, est flanquée de monuments temporaires en bois et en papier mâché.
L’oeuvre fut commandée à Panini par l’ambassadeur de France à Rome, le cardinal de Polignac. Il a peint deux tableaux identiques de cet événement. Le premier, réalisé en 1729, fut offert à Louis XV et se trouve aujourd’hui au Musée du Louvre. Le second tableau, daté de 1731, est l’œuvre exposée ici. »
Photo ci-dessus : Une autre toile réalisée par un peintre dont nous avons admiré plusieurs oeuvres depuis le début de la croisière, soit l’Écossais Henry Raeburn (1756-1823). « Ce tableau réalisé vers 1820 est intitulé “Mme Margaret Jameson” (1753-1815). Il s’agirait d’un portrait posthume de celle-ci. La tenue, avec une chemise de mousseline sous sa robe, une fraise souple et un châle, reflète la mode des années 1820, s’éloignant des contours néoclassiques rigides. »
Photo ci-dessus : Une sculpture tout simplement superbe de l’artiste italien Giacomo Vanelli. Le marbre, réalisé au XIXe siècle, est titré « Vénus accroupie »!
Photo ci-dessus : Une toile de Pompeo Batoni (1708-1787), un peintre né à Lucques en Italie. Ce portrait, réalisé en 1751, est présumé être celui de la marquise Caterina Gabrielli représentée en déesse « Diane »! « Batoni était sans conteste le peintre le plus célèbre de Rome dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. »
L’affichette mentionne également : « On pense que la jeune femme représentée ici est la marquise Caterina Gabrielli. Elle comptait parmi les hôtesses les plus en vue de l’aristocratie romaine et était largement considérée comme l’une des plus belles femmes de son temps.
Le peintre offre ici une image lyrique de la marquise; elle est vêtue en déesse chasseresse Diane, avec deux lévriers reposant à ses côtés.
Cette interprétation poétique fut probablement influencée par les activités intellectuelles des cercles arcadiens locaux. »
Nous arrivons devant une sculpture en marbre époustouflante de détails! Elle est titrée « La Madeleine repentante ».
Photos ci-dessus : Cette sculpture représente Marie-Madeleine, la tête inclinée en prière. « Le filet de pêche et les vagues à ses pieds évoquent les légendes du voyage de Marie-Madeleine à Marseille. Le sujet religieux a permis au sculpteur belge Guillaume Geefs (1805-1883) de représenter la femme nue tout en conservant une certaine pudeur. »
Photos ci-dessus : Un magnifique portrait réalisé par le peintre britannique Thomas Gainsborough (1727-1788). Son tableau de 1766 présente Mme Christopher Horton (1743-1808), future duchesse de Cumberland. « Dans ce somptueux portrait, Gainsborough déploie son talent pour saisir la transparence des qualités élégantes d’une robe à la mode grâce à une touche délicate. »
L’affichette ajoute : « Née Anne Luttrell au château de Luttrellstown, dans le comté de Dublin, le modèle était une jeune veuve lorsque Gainsborough peignit son portrait.
L’écrivain britannique Horace Walpole (1717-1797) la décrivit de façon mémorable comme ayant “les yeux les plus amoureux du monde et des cils d’un mètre de long. Une coquette sans pareille et rusée comme Cléopâtre, maîtresse de toutes ses passions et de tous ses projets”.
En 1771, elle provoqua un tollé en épousant Henry Frederick, duc de Cumberland, le frère cadet du roi! »
Photo ci-dessus : Une toile intitulée « Julie Bonaparte, reine d’Espagne, avec ses filles Zénaïde et Charlotte ». Le tableau a été réalisé par le peintre français François Gérard (1770-1837) entre 1808 et 1809. Gérard devint rapidement l’un des principaux portraitistes de la cour impériale de Napoléon Ier. Ce portrait est l’un des cinq qu’il réalisa à l’apogée de sa carrière, pour le « Salon de Famille de Napoléon » au Palais de Saint-Cloud.
L’affichette donne plus de détail sur l’histoire de Julie Bonaparte : « Marie-Julie Clary était la fille aînée d’une riche famille marseillaise, d’origine irlandaise, selon la rumeur.
Marie-Julie épousa Joseph, le frère de Napoléon, en 1794. Sa dot importante sauva les Bonaparte de la misère et permit à Joseph de poursuivre sa carrière politique.
Leur fille Zénaïde naquit en 1801, Charlotte l’année suivante.
En 1806, Joseph devint roi de Naples et en 1808, roi d’Espagne, titre qu’il conserva nominalement jusqu’en 1814! »
Photo ci-dessus : Une huile sur toile de 1785 du peintre britannique Thomas Gainsborough (1727-1788) titrée « La Fillette au Cottage ». « Bien qu’il s’agisse d’une image romantique, la misère et la pauvreté sont suggérées par l’expression désolée de l’enfant, ses vêtements déchirés et sa cruche cassée, apportée pour puiser de l’eau au ruisseau. »
Photo ci-dessus : Un portrait de Charlotta Fredrika Sparre (1719-1795), future comtesse Fersen, une toile réalisée par le peintre français Jean-Marc Nattier (1685-1766).
« Cette noble suédoise avait vingt-deux ans lorsque son portrait fut peint par l’artiste français Nattier. À l’époque, elle vivait à Paris avec ses proches, le comte et la comtesse Tessin, qui commandèrent le portrait.
Nattier peignait souvent des portraits mythifiés de femmes. Ici, Charlotta est représentée avec les attributs de Diane, la déesse romaine de la chasse : une peau de léopard sur les épaules et un arc de chasse. Elle porte les cheveux courts et poudrés, une coiffure à la mode à l’époque en France.
Charlotta devint plus tard favorite de la reine de Suède. »
Photos ci-dessus : Une sculpture multicolore représentant le prophète Élie. L’oeuvre a été réalisée par le peintre espagnol Juan Alonso Villabrille y Ron (1663-après 1728).
« La sculpture polychrome (peinte) était produite en Espagne aux XVIIe et XVIIIe siècles pour susciter une dévotion viscérale chez les chrétiens.
Les sculpteurs travaillaient et préparaient le bois, tandis que des artistes, spécialisés dans la technique de l’incarnation, donnaient vie à la figure en utilisant des tons chair et des expressions faciales réalistes.
D’autres artistes étaient spécialisés dans l’estouffade, la décoration à l’huile et à l’or qui ressemble à de riches textiles. De vrais cils et des yeux de verre étaient souvent ajoutés pour accentuer le réalisme », précise l’affichette du musée.
Photo ci-dessus : La toile intitulée « Noces paysannes » est une réalisation de Pieter Brueghel le Jeune (1564-1638). « Pieter Brueghel le Jeune perpétua la tradition des scènes paysannes grossières et caricaturales popularisée par son père, Pieter Brueghel l’Ancien. “Les Noces paysannes” se moquent du comportement des paysans lors d’un festin de mariage. »
Photo ci-dessus : Cette toile aux très belles couleurs est titrée « Festin dans un jardin ». Elle est l’oeuvre du peintre italien Giovanni Battista Passeri (1610-1679). « Un groupe de personnes à l’air étrangement solennel est réuni pour un pique-nique dans le jardin d’une villa. »
Photo ci-dessus : « Femme lisant une lettre », un tableau de néerlandais Gabriel Metsu (1629-1667).
L’affichette décrit le tableau ainsi : « Une dame lit une lettre que lui a envoyée son prétendant. Elle tient la feuille inclinée, non seulement par besoin de lumière, mais aussi pour s’assurer que la servante ne la lise pas.
Pourtant, sa servante sait déjà de quoi parle la lettre. Elle révèle un avertissement à sa maîtresse en écartant un rideau qui protège un tableau représentant un navire sur une mer agitée, une allusion à la métaphore alors courante de l’amour comme une mer déchaînée. »
Photo ci-dessus : Le peintre flamand Pierre Paul Rubens (1577-1640) a titré cette toile « Tête d’homme barbu » qu’il a réalisée entre 1622 et 1624. « Actif comme peintre, dessinateur et diplomate, Rubens fut l’artiste baroque le plus polyvalent et influent du XVIIe siècle en Flandre. Il mêla les influences de la Haute Renaissance italienne au réalisme nordique. »
Photo ci-dessus : Lady Catherine (décédée vers 1684) et Lady Charlotte Talbot (décédée en 1721) sont représentées ici par le peintre anglais John Michael Wright (1617-1694). « Wright était un portraitiste catholique exilé de Londres à Dublin en 1679 en raison de la législation anti-catholique. Il séjourna en Irlande pendant plusieurs années et réalisa des commandes telles que ce portrait des filles de Richard Talbot, duc de Tyrconnell, et de sa première épouse, Catherine. »
À suivre
Longue visite de la magnifique National Gallery of Ireland!
Photo ci-dessus : À première vue nous avons tout de suite pensé qu’il s’agissait d’un tableau du Caravage. Mais non, l’oeuvre intitulée « Une fête musicale » est de Gerrit van Honthorst (1592-1656). « Van Honthorst voyagea à Rome au début des années 1610, où il s’imprégna de l’œuvre du Caravage et de ses disciples. Son goût pour l’utilisation de la lumière des bougies afin de créer des scènes dramatiques en clair-obscur lui valut le surnom italien de “Gherardo delle Notti”, le “Gérard des nuits” en français. »
Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.