Wow! Les éblouissantes oeuvres d’art de la Kelvingrove Art Gallery and Museum de Glasgow! (3e partie)

VoyagesRoyaume-UniCroisière - Cercle polaireIl y a 2 semaines166 vues

L’exécution de Marie Stuart, reine d’Écosse, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 57e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.

Glasgow – Greenock, Écosse, Royaume-Uni, le dimanche 8 juin 2025 – Dès notre arrivée au centre-ville de Glasgow, nous nous sommes rendus admirer le magnifique bâtiment art déco de la gare Centrale, l’une des gares les plus grandes et les plus fréquentées du Royaume-Uni.

Puis, nous nous sommes arrêtés devant la « Galerie d’art moderne de Glasgow » pour admirer la statue équestre du duc de Wellington… elle qui présente le duc coiffé de cônes orange de circulation!

Et nous avons filé vers la Kelvingrove Art Gallery and Museum… une visite que nous avons planifiée comme une des découvertes phares de notre croisière… et elle le fut!

Au terme de notre voyage, ce splendide musée aura certes été un des points d’orgue du voyage!

Après avoir admiré la façade époustouflante du musée. Nous sommes entrés, gratuitement, comme dans presque tous les musées du Royaume-Uni…

La Kelvingrove Art Gallery and Museum est un musée des plus éclectique. Il conjugue beaux-arts, histoire naturelle et armes et armures! Une conjugaison loin d’être évidente.

Bien que nous nous sommes surtout concentrés sur les beaux-arts, pas après pas, le ravissement était au rendez-vous… découvrant des oeuvres d’artistes que nous adorons et d’autres d’artistes dont nous n’avions jamais croisé les oeuvres.

Au terme de cette visite, nous comprenons parfaitement pourquoi Kelvingrove est l’une des attractions les plus populaires d’Écosse.

Photo ci-dessus : Le destin tragique de Marie Stuart, reine d’Écosse, inspira l’artiste victorien Robert Herdman (1829-1888). Dans son splendide tableau, le portraitiste écossais la représente comme une figure sainte. Son jupon rouge sang symbolisant son martyre pour la foi catholique. L’oeuvre réalisée en 1867 est titrée « L’exécution de Marie Stuart, reine d’Écosse ».

N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.

Nous en sommes à nos derniers pas dans la fabuleuse Kelvingrove Art Gallery and Museum

Une affiche du musée mentionne ceci : « Les femmes – mannequins professionnelles, actrices ou épouses d’artistes – ont longtemps été un sujet de prédilection pour les artistes-peintres. Outre leur beauté saisissante, ces femmes portaient des vêtements à la mode et colorés et adoptaient des poses élégantes. »

Et on précise que « les collections du Musée comptent de nombreuses femmes élégantes, mais peu d’hommes! »

Parmi ces femmes, nous avons déjà présenté dans notre texte précédent Vivian Leigh, Gillian Sandlands et une mystérieuse dame non identifiée. En voici une autre :

La porte bleue - Consuelo VII, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Consuelo VII, une toile réalisée en 1919 par l’artiste britannique Gerald Kelly (1879-1972). Le musée a acquis cette huile sur toile en 1933.

Nous y allons de l’exploration, tour à tour, de la salle des peintres néerlandais (Dutch art), de celle des coloristes écossais (Scottish Colourists), puis la grande pièce consacrée à l’art français.

Chez les Néerlandais, nous nous arrêtons dans un premier temps devant une superbe toile intitulée « Allégorie des sens »!

« Le toucher, le goût, l’ouïe, la vue et l’odorat sont représentés ici par deux femmes et trois enfants. Chacun d’eux est occupé à une activité liée à l’un des sens… Pouvez-vous les identifier, demande une affichette? »

Allégorie des sens, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Allégorie des sens, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Allégorie des sens, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Chacune des figures de cette scène, peinte en 1668, représente l’un des cinq sens. « Cependant, tandis que les sens sont éphémères, le véritable amour, symbolisé par la statue de Cupidon, est éternel! » Cette huile sur toile est un chef-d’œuvre de Gérard de Lairesse (1641-1711), un peintre, décorateur d’intérieur, dessinateur, graveur et théoricien de l’art, un Néerlandais d’origine liégeoise.

Comme mentionné dans les deux textes précédents, rappelons que la description des oeuvres que nous ajoutons aux photos que nous publions est le résultat de la traduction des affichettes présentées par le musée pour chacune d’elles, enrichis de quelques commentaires personnels.

Puis nous voici devant un tableau dont nous avons vu par le passé de nombreuses versions, et ce, sous des titres comme « Suzanne et les Vieillards », « Suzanne et les deux vieillards » ou plus souvent encore « Suzanne au bain »!

Susanna and the Elders, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Susanna and the Elders, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Susanna and the Elders, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Cette version est titrée « Suzanne et les Vieillards » et a été peinte en 1658 par le Néerlandais Jacob van Loo (1614-1670). L’affichette mentionne un point de vue intéressant… « Les protestants néerlandais appréciaient écouter des récits bibliques et en contempler les illustrations. Mais le principal attrait de ce tableau biblique résidait peut-être dans son érotisme sensuel – la représentation d’un nu féminin – plutôt que dans une quelconque signification morale! »

Vierge à l’enfant, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Vierge à l’enfant, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une peinture décorant un retable d’une chapelle construite pour la riche famille Pazzi à Florence dans les années 1430. L’oeuvre provenant de l’atelier de Francesco di Stefano dit « Il Pesellino » (1422-1457) présente une « Vierge à l’Enfant » avec le petit saint Jean et deux anges.

Une affiche du musée mentionne « qu’à la Renaissance, les chapelles appartenaient souvent à des familles qui commandaient des œuvres d’art pour les embellir et rémunéraient généreusement les prêtres pour leur entretien. En retour de leur générosité envers l’Église, ces familles mécènes attendaient que des prières régulières et des messes soient dites en leur nom dans la chapelle. »

Une belle découverte : les « Coloristes écossais »
Nous entrons maintenant dans la salle des Scottish Colourists, là où nous allons découvrir des peintres fantastiques que nous ne connaissions pas.

« Les Coloristes écossais, nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia, étaient un groupe de quatre peintres, dont trois originaires d’Édimbourg. Leur œuvre post-impressionniste, bien que n’ayant pas été universellement reconnue à leurs débuts, a exercé une influence déterminante sur la culture et l’art écossais contemporains.

Ces quatre artistes, Francis Cadell, John Duncan Fergusson, Leslie Hunter et Samuel Peploe, furent des peintres prolifiques, actifs du début du XXe siècle jusqu’aux prémices de la Seconde Guerre mondiale.

Les coloristes écossais ont combiné leur formation en France et l’œuvre des impressionnistes et fauvistes français, tels que Monet, Matisse et Cézanne, avec les traditions picturales écossaises. »

Soleil, vent et mer, et le parfum des pins, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « Les bleus et les ors éclatants de ce tableau ont été inspirés par la lumière et la chaleur éclatantes du sud de la France. Le tableau célèbre la beauté et la vitalité féminines. » L’oeuvre, titrée « Soleil, vent et mer, et le parfum des pins » date des années 1950. Il a été réalisé par le peintre écossais John Duncan Fergusson (1874-1961).

Réflexions, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Un très beau tableau intitulé « Réflexions » de Francis Campbell Boileau Cadell (1883-1937), un peintre coloriste écossais. « Cadell s’était récemment lié d’amitié avec un autre coloriste, Samuel John Peploe, qui, en 1912, venait de rentrer d’un séjour à Paris. Ce dernier encouragea Cadell à aborder la peinture avec plus de liberté, comme en témoigne le délicat service à thé en porcelaine disposé sur la table. »

L’Ombrelle Rose - Bertha Case, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une autre très belle toile du peintre écossais John Duncan Fergusson. Elle est titrée « L’Ombrelle Rose – Bertha Case » et a été réalisée en 1908. « Fergusson commença à choisir des couleurs beaucoup plus vives et, à l’instar de Matisse, utilisa la peinture verte pour représenter les ombres sur un visage. Il mit ici l’accent sur le motif en fondant l’ombrelle rose avec le fond et en utilisant des coups de pinceau audacieux et vigoureux sur toute sa toile. »

Chapeau avec oiseau - Anne Estelle Rice, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une autre des toiles de Fergusson, « Chapeau avec oiseau – Anne Estelle Rice » (1877-1959), peintre immortalisée sur toile en 1907. « Hormis quelques touches de vert et de rouge, Ferguson a peint ce portrait de son amie artiste américaine presque entièrement en noir, blanc et gris. L’artiste français Manet et l’artiste anglo-américain Whistler ont également pratiqué ce type de peinture tonale. »

Péniches, Loch Lomond, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « Péniches, Loch Lomond »… un très beau tableau peint par Leslie Hunter vers 1930. « Hunter retourna au Loch Lomond en 1930 pour peindre une seconde série de tableaux de péniches. Les personnages y apparaissaient rarement. Les bateaux aux couleurs vives et la clarté de la lumière à la surface de l’eau devinrent le véritable sujet de ses toiles. »

Une dame en noir, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « Une dame en noir », un tableau peint par Francis Campbell Boileau Cadell vers 1925. « Cadell a peint ses intérieurs plus tardifs d’une manière plus maîtrisée, avec de plus larges aplats de couleurs unies et des formes plus anguleuses. Il restait préoccupé par le raffinement féminin et son modèle, Mlle Don Wauchope, était fréquemment représentée portant des accessoires coûteux. »

John Duncan Fergusson, Leslie Hunter et Francis Campbell Boileau Cadell sont des peintres que nous ne connaissions pas. Ils sont certes de belles découvertes de notre passage à Kelvingrove!

Et nous voilà dans la salle consacrée à l’art français… où nous retrouvons des oeuvres de peintres que nous adorons!

Portrait de Madame Valentine Fray, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Portrait de Madame Valentine Fray, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : « Portrait de Madame Valentine Fray », un “Renoir” de 1901. « Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) a peint un joli portrait, mais il ne nous dit rien des talents artistiques de cette femme », mentionne l’affichette du musée.

« Sous le nom de “Val”, Mme Fray exposa au Salon de Paris, se spécialisant, comme c’était souvent le cas pour les femmes artistes de l’époque, dans la peinture de fleurs. Valentine Fray (1870-1943) fut l’une des élèves de Renoir. »

Le site Internet « Art UK » se désole que, dans cette toile, Renoir n’ait rien laissé transparaître des talents artistiques de son modèle : « Elle tient un éventail, non une palette. Prenant plaisir à saisir la douceur laiteuse de la peau de son cou et de ses épaules, Renoir célèbre sa beauté sensuelle sans s’interroger sur la profondeur de sa personnalité. »

Et on ajoute : « Renoir est l’un des impressionnistes les plus appréciés. Son art, contrairement à celui de Cézanne ou de Monet, n’a pas ouvert de nouvelles voies, mais s’est exalté dans la pure joie de peindre et de saisir le bonheur d’un instant. Il fut le premier impressionniste à connaître le succès, notamment grâce à ses portraits. »

Les jeunes filles, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une autre peintre de nos favorites! Mary Cassatt (1844-1926), elle qui est célèbre pour ses portraits d’enfants empreints de sensibilité. Une toile titrée « Les jeunes filles » réalisée par la peintre américaine vers 1885.

Portrait d’Alexander Reid, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « Le jeune marchand d’art glaswégien Alex Reid partagea un appartement parisien avec Vincent Van Gogh (1853-1890) pendant quelques mois en 1887. Durant son séjour, Reid posa pour ce portrait. » Van Gogh, un peintre néerlandais, se retrouve dans la section des peintres français, probablement parce qu’il a beaucoup travaillé en France… et qu’il y est décédé.

Nature morte devant un balcon, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une oeuvre de Louis Marcoussis (1878-1941), de son vrai nom Ludwik Kazimierz Władysław Markus, un peintre et graveur polonais naturalisé français que nous ne connaissions pas. Son tableau datant de 1928 est titré « Nature morte devant un balcon ».

Pont de Blackfriars à Londres, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « Ce tableau du peintre français André Derain (1880-1954) est saisissant et moderne même aujourd’hui, 100 ans après sa création. Derain a simplifié les formes du pont et des bateaux et a utilisé des couleurs vives pour suggérer ce qu’il ressentait, plutôt que ce qu’il voyait ». L’oeuvre datant de 1906 est intitulée « Pont de Blackfriars ».

Les Jetées de Trouville-Deauville, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une superbe toile de Raoul Dufy (1877-1953) peinte en 1929 et titrée « Les Jetées de Trouville-Deauville ». « L’oeuvre suggère avec brio l’exaltation de ces élégants visiteurs flânant sur la jetée de Trouville par une journée ensoleillée, mais fraîche et venteuse. Ses touches de couleurs vives et le balancement des personnes résument à merveille l’esprit des “Années folles”. »

Les Moissonneurs, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Un chef-d’œuvre de 1860 du peintre Jules Breton (1827-1906) intitulé « Les Moissonneurs ». « Les vêtements des femmes et le décor de la moisson suggèrent qu’il s’agit de paysannes revenant des champs. Mais leurs visages lavés et leurs poses élégantes différaient beaucoup de ceux des ouvriers de Millet de son chef-d’œuvre “Des glaneuses”. »

Nous changeons de salle et entrons dans celle titrée « Scottish Identity in Art »

Danaé ou la Tour de Cuivre, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Danaé ou la Tour de Cuivre, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une toile du peintre anglais Sir Edward Coley Burne-Jones (1833-1898) portant le titre de « Danaé ou la Tour de Cuivre ». « Burne-Jones utilise la forme du tableau pour contribuer à raconter l’histoire. Le format long et étroit accentue la tension émotionnelle et le sentiment de claustrophobie tandis que Danaé observe la construction de sa prison. »

Deux cordes à son arc, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Deux cordes à son arc, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : « Deux cordes à son arc », un tableau d’une netteté incroyable datant de 1887, du peintre écossais John Pettie (1839-1893). « Lequel choisira-t-elle? Cette jeune fille se plaît à faire languir ses deux compagnons. Mais ces derniers ne semblent pas très satisfaits de la situation. »

Le Dernier du Clan, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Le Dernier du Clan, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une autre peinture superbe. « Ce tableau poignant représente une famille sans abri et démunie, expulsée de force lors des « Highland Clearances ». Debout sur le quai, ils font leurs adieux aux membres de leur famille partis chercher une nouvelle vie à l’étranger. » L’oeuvre intitulée « Le Dernier du Clan » est de l’Écossais Thomas Faed (1826-1900).

Wikipédia définit les « Highland Clearances comme signifiant des déplacements forcés de la population des Highlands écossaises au XVIIIe siècle, qui ont pris de l’ampleur à partir de la rébellion jacobite de 1708 et de l’Acte de désarmement de 1716, pour culminer après la bataille de Culloden de 1746.

Les chefs de clan écossais, vivant sur leurs terres pour protéger une communauté aux liens familiaux, sont morts durant ces rébellions ou ont été déportés après les combats.

L’émigration massive des Écossais vers la côte, les Lowlands, le piémont des Appalaches aux États-Unis, puis vers la Nouvelle-Écosse canadienne, ont fait partie d’un processus plus général de mutations agricoles qui ont eu une rétention particulière en Écosse, en raison de leur caractère tardif, du bouleversement du système des clans et de la brutalité des évictions. Au XIXe siècle, le manque de protection légale des métayers sous la loi écossaise a contribué un peu plus à l’indignation. »

Les MacNab, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Les MacNab, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : « Francis MacNab, 12e Laird de MacNab, était major dans les “Breadalbane Highlanders”. Il est présenté comme un héros militaire romantique, avec son kilt, son sporran à tête de blaireau, son chapeau à plumes et son épée à poignée en panier. » Le tableau de 1810 titré « Les MacNab » est une oeuvre de Sir Henry Raeburn (1756-1823).

M. et Mme Campbell de Kailzie, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

M. et Mme Campbell de Kailzie, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une autre toile de Henry Raeburn. Réalisée entre 1800 et 1810, elle s’intitule « M. et Mme Campbell de Kailzie ». « Raeburn s’épanouit dans le milieu créatif des Lumières écossaises. Il est le plus grand portraitiste d’Écosse. De riches propriétaires terriens se rendaient dans son atelier d’Édimbourg pour poser dans leurs plus beaux vêtements. »

Ann Pattison, Mme William Urquhart, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Ann Pattison, Mme William Urquhart, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le musée nous offre un autre des portraits de Raeburn, soit celui de « Ann Pattison, Mme William Urquhart » réalisée en 1814-1815. « L’artiste a peint la robe blanche de cette femme en quelques coups de pinceau rapides, et ses cheveux tombants en plusieurs tourbillons de pinceau. Le visage librement peint de Mme Urquhart, âgée de dix-huit ans, est animé par l’éclat de son œil gauche. »

La Cocarde blanche, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

La Cocarde blanche, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : « Ce tableau fait écho à la rose blanche, symbole de la cause jacobite. La brutalité de la bataille de Culloden s’efface devant cette représentation romantique et mélancolique d’un soldat jacobite et de sa bien-aimée. » L’oeuvre s’intitule « La Cocarde blanche », et a été peinte en 1899 par William Ewart Lockhart (1846-1900).

Avant de quitter le musée, nous jetons un dernier coup d’oeil dans la salle des armures!

Statue équestre, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Cette statue équestre d’un chevalier fait partie de l’impressionnante collection d’armes et d’armures du « Kelvingrove Art Gallery and Museum ».

Nous sortons à 13 h 30, emballés par ce magnifique musée où nous avons admiré une quantité phénoménale d’oeuvres!

Nous utilisons l’entrée opposée à celle par laquelle nous sommes entrés.

Nos recherches nous ont appris que cette façade de l’édifice est la façade principale. Elle est tout aussi magnifique que l’autre.

On y retrouve une sculpture monumentale.

Saint Mungo, Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Cette statue représente Saint Mungo, le saint patron et le fondateur de la ville de Glasgow. La sculpture a été réalisée par l’artiste britannique George Frampton (1860-1928) et dévoilée en 1900. La statue du Saint est flanquée de deux figures allégoriques représentant les arts et la musique.

Au loin, nous apercevons une belle tour…

Tour de l’Université de Glasgow, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : La tour de l’Université de Glasgow, un élément emblématique de l’architecture gothique écossaise. L’université est la quatrième plus ancienne du monde anglophone. La tour se dresse fièrement dans le West End animé de Glasgow.

Marche de retour vers le point d’embarquement de la navette
À notre sortie du musée, nous tentons de prendre un trajet différent pour revenir au centre-ville de Glasgow… mais c’est peine perdue, nous nous retrouvons de nouveau sur la rue Argyle… empruntant le même chemin qu’à l’aller.

Près de la station d’autobus, nous passons devant une église qui semble être le théâtre d’une cérémonie de graduation alors qu’il y a plein de jeunes étudiantes et étudiants en uniforme qui attendent pour entrer.

Il s’agit de l’église catholique Saint-Aloysius, la seule église de Glasgow gérée par les Jésuites.

Elle est située à proximité du St Aloysius College avec lequel elle entretient des liens étroits, ce qui peut probablement expliquer qu’elle soit le lieu de la graduation.

Église Saint-Aloysius, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Église Saint-Aloysius, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Église Saint-Aloysius, Glasgow, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Lors de sa construction, l’église Saint-Aloysius était la seule église catholique de Glasgow à posséder un clocher. Son architecture est inspirée de la cathédrale de Namur en Belgique.

Finalement, nous arrivons à l’arrêt de notre bus à 14 h 20. Le prochain départ est 14 h 30, mais nous partons avec une dizaine de minutes de retard, alors que la circulation est entièrement congestionnée, voire bloquée, en raison de nombreux chantiers de construction.

En cours de route, il se met à pleuvoir. Nous avons été chanceux de réaliser le long trajet de retour sans une seule goutte de pluie!

L’autocar quitte finalement le centre-ville de Glasgow… et ce, 35 minutes après notre départ de la gare. Nous arrivons à la cabine de notre bateau à 16 heures au terme d’un long trajet de presque 1 heure 30!

Après avoir relaxé, nous nous préparons pour l’heure de l’apéro et pour un autre repas au « Grand Dining ».

Un excellent souper
Ce soir, Céline s’offre une délicieuse salade avec noix et fruits… mais n’a d’autre choix de que d’opter de nouveau pour le poulet roti comme repas principal.

De mon côté, je m’offre un grand luxe ce soir. Après une savoureuse salade César avec anchois, je commande un filet mignon de boeuf avec homard, et ce, pour un supplément de 18$ É.-U.

Grand Dining, Nieuw Statendam, Holland America

Grand Dining, Nieuw Statendam, Holland America

Photos ci-dessus : Nos deux dernières oeuvres d’art de la journée, une réalisation de la portraitiste québécoise Céline Pichette-Lanciault!

Grand Dining, Nieuw Statendam, Holland America

Sur le chemin du retour vers la cabine, nous nous arrêtons au Ocean Bar, où la chanteuse Tffany, que nous aimons bien, est en prestation.

De retour à la cabine… nous prenons connaissance des documents laissés sur le lit par les préposés à l’entretien de notre cabine. Parmi ceux-ci, nous sommes surpris de trouver l’information pour le débarquement à Rotterdam… dans sept jours!

Demain, le bateau jette l’ancre à Dun Laoghaire… un port situé à 12 km du centre-ville de Dublin. L’arrivée du bateau est prévue pour 7 heures. Pour nous rendre à terre, nous devrons y aller d’un trajet de 20 minutes en « tender ».

Du port, nous prendrons le train pour nous rendre au centre-ville de Dublin, la capitale de la République d’Irlande!

Notre coup de coeur pour aujourd’hui : les magnifiques toiles de John Duncan Fergusson, un peintre écossais que nous ne connaissions pas.

Sur son téléphone, Céline constate que nous avons effectué plus de 17 000 pas au cours de nos visites!

À suivre
Promenade au Merrion Square du centre-ville de Dublin… et longue visite de la National Gallery of Ireland!

Statue d’Oscar Wilde, Dublin, République d’Irlande

Photo ci-dessus : Une magnifique statue colorée de l’écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais Oscar Wilde (1854-1900), qui prend place dans le magnifique parc de « Merrion Square ».

Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.

Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.

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