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La « Gemäldegalerie », le triptyque du « Jugement dernier », la Sécession et la « Frise de Beethoven »

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 11e d’une série de reportages sur une fantastique semaine à explorer la capitale de l’Autriche, la superbe Vienne. Un magnifique séjour réalisé au printemps 2023… suite à un « Voyage Lambert » de 21 jours tout au long du Danube, d’Innsbruck à la mer Noire.

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Vienne, Autriche, vendredi 12 mai 2023 - Sous la pluie aujourd’hui à Vienne, nous visiterons trois musées… et reviendrons passablement trempés à notre chambre d’hôtel en fin d’après-midi!

Nous amorçons notre journée en marchant de nouveau sur le « Ring ». Cette fois-ci nous entrons sur la Schillerplatz, là où se trouve la superbe Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, en plus court, la « Galerie de peintures de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne »!

Nous aurons la chance d’admirer, entre autres, le célèbre triptyque du « Jugement dernier » du peintre néerlandais Jérôme Bosch.

Puis, nous filerons vers le palais de la Sécession, un édifice construit par l’architecte autrichien Joseph Maria Olbrich en 1897.

« Le bâtiment se voulait un manifeste architectural… et une salle d’exposition pour la “Sécession viennoise”, un groupe d’artistes rebelles envers la conception ancienne des arts », nous indique l’encyclopédie libre Wikipédia.

Nous y admirerons la « Frise de Beethoven »… une œuvre de Gustav Klimt.

Puis après un dîner dans un restaurant, plus pour nous protéger de la pluie diluvienne qui tombait sur Vienne que pour vraiment manger, nous filerons vers le « Musée du Belvédère », là où l’on présente la plus grande collection au monde d’œuvres de Gustav Klimt.

Mais allons-y d’abord avec la Gemäldegalerie et le palais de la Sécession!

Photo ci-dessus : Le thème du « Jugement dernier » était très courant dans l’art chrétien médiéval et nous avons souvent admiré de telles œuvres. Le triptyque de Bosch montre le « Jugement » sur le panneau central, le « Paradis » sur le volet gauche et « l’Enfer » sur le volet droit.

Dès notre réveil à 7 h 10, nous constatons que la pluie tombe abondamment sur Vienne… D’ailleurs, les météorologues viennois prévoient qu’il en sera ainsi toute la journée!

Après un autre très agréable petit-déjeuner au restaurant de notre hôtel à Vienne, le AM Park Ring, nous nous préparons pour une journée de visites que nous vivrons dans des conditions météorologiques difficiles.

Il est 9 h 45 lorsque nous partons pour nous rendre à la Gemäldegalerie, située sur la Schillerplatz, elle qui jouxte la Ringstraße. Le musée ouvre à 10 heures et nous avons revérifié l’exactitude de cette information sur Internet avant de partir, et ce, afin de ne pas attendre à l’extérieur sous la pluie.

Ce musée abrite une galerie de peintures qui comprend environ 1 600 œuvres. La collection inclut, entre autres, « Le Jugement dernier » de Jérôme Bosch, ainsi que des œuvres de Lucas Cranach, Rembrandt van Rijn, Peter Paul Rubens, Titien, Bartolomé Esteban Murillo et Giovanni Antonio Guardi.

Nous sommes les premiers visiteurs de la journée. Le prix du billet pour les « seniors », comme nous, est de 6 € par personne.

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : Nos billets pour la visite de la Gemäldegalerie.

Nous entrons. Les œuvres sont présentées dans de belles grandes salles… malheureusement pas très bien éclairées.

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « Portrait d’une jeune femme », une toile de 1632 de Rembrandt Harmenszoon van Rijn (1606-1669), mieux connu sous son seul prénom.

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche
Photo ci-dessus : « Still Life with Globe and Cockatoo »… « Nature morte avec un globe terrestre et un cacatoès », une superbe toile datant de 1658 de Pieter Boel (1622-1674).

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : Une autre toile impressionnante. Elle est titrée « Banquet nature morte avec perroquet ». L’affiche indique qu’elle est de Jan Davidsz de Heem. Wikipédia précise qu’il s’agit d’un peintre néerlandais et que son vrai non est Jan Davidszoon de Heem, souvent écrit tout simplement Davidsz (1606-1683).

Assez curieusement, sur Wikipédia, il est précisé que ce tableau est exposé au Kunsthistorisches Museum!

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : Et voici des détails de l’œuvre… dont les raisins, qui semblent bien réels!

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « La libération de Saint Pierre de prison », une œuvre de 1665-1670 de Mattia Preti connu comme « il Cavaliere Calabrese » (1613-1699).

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « Le jugement de Midas », un tableau de 1768 réalisé par le peintre autrichien Martin Johann Schmidt (dit Kremser Schmidt ou encore Schmidt de Krems) (1718-1801).

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « Le Jugement dernier », un triptyque du peintre néerlandais Jérôme Bosch (vers 1450-1516), peint après 1482. L’œuvre est également nommée « Triptyque de la fin du monde ».

« Le thème du “Jugement dernier” est très courant dans l’art chrétien médiéval », souligne l’encyclopédie Wikipédia. « Bosch et son atelier en ont d’ailleurs réalisé plusieurs versions, comme en témoignent les triptyques conservés à Vienne et à Bruges. »

L’œuvre que nous avons la chance d’admirer montre le « Jugement » sur le panneau central, le « Paradis » sur le volet gauche et « l’Enfer » sur le volet droit.

Le panneau de gauche commence par la création d’Ève, la chute de l’homme, l’expulsion d’Adam et Ève du paradis et la chute des anges déchus en enfer.

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : Le panneau central, dont nous voyons ici quelques détails, montre les activités pécheresses des gens : au-dessus un sombre scénario de fin du monde avec des ruines fumantes et un soleil absent, puis le Christ, juge du monde, sur l’arc-en-ciel avec les anges de l’apocalypse, les douze apôtres, Marie et Jean-Baptiste,  entouré d'un choeur anges.

Enfin, le troisième panneau montre les condamnés par le juge du monde et les horreurs de l’enfer!

Nous avons déjà admiré un triptyque de Jérôme Bosch. C’était en 2005 au musée du Prado à Madrid en Espagne. L’œuvre s’intitulait « Le Jardin des délices », mais à l’époque les photos étaient interdites dans les musées!

Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « Portrait d’Elizabeth Jordaens, la fille de l’artiste », une œuvre réalisée en 1637-1638 par le peintre néerlandais Jacob Jordaens (1593-1678).

Il y a plusieurs belles œuvres, mais le musée est petit. Toutefois, peu des 1 600 œuvres de sa collection sont exposées.

Nous sortons après une toute petite heure de visite.

La Sécession
Nous trouvons rapidement le « Palais de la Sécession » situé tout près.

Un texte sur l’édifice publié sur Google précise ceci : « L’Association des artistes visuels de la Sécession viennoise, créée au printemps 1897, s’est dévoilée au monde grâce à son nouveau club… et à son bâtiment flambant neuf. Il a été créé par l’architecte Josef Maria Olbrich (1867-1908), originaire de Basse-Silésie, qui vivait à Vienne depuis 1890.

La création de Josef Maria Olbrich emprunte de nombreuses références architecturales aux stations de métro viennoises qu’Otto Wagner avait conçues à la même époque. »

La Sécession, Vienne, Autriche

La Sécession, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : Sur le terrain mis à disposition par les autorités municipales sur la Wienzeile près du Naschmarkt, Joseph Maria Olbrich érigea en 1897-1898, pour l’association nouvellement créée, un bâtiment d’exposition moderne de style Art nouveau, qui compte aujourd’hui parmi les édifices les plus connus de Vienne. La coupole de feuilles dorées est le symbole de la Sécession et est visible de très loin.

« La Sécession viennoise, mentionne l’encyclopédie libre Wikipédia, est un courant artistique qui s’est épanoui en Autriche, plus particulièrement à Vienne, entre 1898 et 1910.

Ce courant est, par convention et a posteriori, rattaché à l’Art nouveau et au Jugendstil, vaste élan de renouveau des formes artistiques que connaît tout l’Occident à la fin du XIXe siècle.

La Sécession viennoise possède néanmoins ses propres caractéristiques, manifestes, expositions et artistes, avec comme point d’ancrage Vienne, mais aussi Prague, Budapest et d’autres villes de l’Empire austro-hongrois. »

Malgré la pluie, il y a une file d’attente… et ce, en grande partie parce que la caissière est en apprentissage. Nous payons 10 € chacun.

La Sécession, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : Il y a une maquette de l’édifice et un grand tableau informatif.

Nous descendons au sous-sol, dans une salle, où se trouve la « Frise Beethoven » réalisée par Gustav Klimt (1862-1918), l’œuvre phare du musée.

La Sécession, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : Une vue d’ensemble de la « Frise de Beethoven ». (Photo provenant d’Internet)

Notre première impression, avouons-le, en est une de déception…

« L’œuvre de 34 mètres de long est une interprétation virtuose de la 9e symphonie de Beethoven et a été achevée par le peintre d’exception Klimt pour une exposition en 1902 », peut-on lire sur le site internet « Vienne info »!

Un feuillet d’information rédigé en français et disponible à l’entrée de l’édifice nous apprend « qu’à l’origine, ce cycle de peintures avait été imaginé simplement comme œuvre décorative devant être enlevée à la fin de l’exposition. »

« Toutefois, elle fut achetée par un collectionneur qui la fit démonter… »

Partant de là l’histoire de l’œuvre d’art est particulièrement difficile, dû, entre autres, au pillage exercé par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale.

« C’est en 1973 que la république autrichienne en fit l’acquisition et la restaura, une restauration qui demanda dix années de travail.

En 1986, le cycle de peintures murales intégra une salle spécialement aménagée au sous-sol de la Sécession pour être à nouveau accessible au public. »

C’est dans cette salle que nous nous trouvons!

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : « Le sujet de la “Frise” renvoie à l’interprétation donnée par Richard Wagner de la Neuvième Symphonie de Beethovenn et représente l’Aspiration au bonheur! », peut-on lire sur le document d’information du musée.

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : « Pour symboliser cette quête, Klimt a figuré des “Génies flottants” qui s’introduisent en un enchaînement horizontal de silhouettes. »

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : « La chaîne horizontale est interrompue par une jeune femme nue, debout, et un couple agenouillé, également nu, qui incarnent l’Humanité souffrante et implorent un chevalier en armure dorée. »

Aux étages supérieurs, des salles accueillent des expositions temporaires d’artistes contemporains

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche

La Frise de Beethoven », La Sécession, Vienne, Autriche
Photos ci-dessus : Des œuvres d’une exposition temporaire.

Les autres salles ne sont pas intéressantes pour nous… et nous sortons!

Marc Anton Gruppe, La Sécession, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : Sur la rue « Friedrichstrasse », tout juste à côté du bâtiment de la Sécession viennoise, prend place le monument « Marc-Antoine »! C’est une grande sculpture en bronze datant des années 1899-1900. Elle a été réalisée par l’artiste de la Sécession Arthur Strasser (1854-1927) pour l’Exposition universelle de Paris en 1900 et a ensuite été installée à côté du bâtiment de la Sécession. Le monument représente le général et homme politique romain Marcus Antonius dans un char triomphal avec un attelage de lions.

Chercher sans trouver
Lors de la préparation du voyage, Céline a identifié un restaurant près de la Sécession où nous pourrions dîner : le « Café Sperl », un café datant de 1880 servant une cuisine viennoise, dont des pâtisseries maison!

Nous tentons en vain de le trouver et comme il pleut averse et que nous ne trouvons pas le restaurant, nous entrons au « Café Museum ». Il est midi.

Café Museum, Vienne, Autriche

Café Museum, Vienne, Autriche

Photos ci-dessus : Au café Museum, nous avons dégusté la meilleure soupe aux asperges de notre vie! Et ce, accompagnée de bon pain… Et pour dessert nous nous sommes partagé un « apfelstrudel » avec crème fouettée.

À suivre…
Pour terminer notre journée de visites, nous nous rendons au « Musée du Belvédère », là où l’on présente la plus grande collection au monde d’œuvres de Gustav Klimt.

Musée du Belvédère, Vienne, Autriche

Photo ci-dessus : « Le Baiser », une œuvre phare du Musée du Belvédère, une œuvre réalisée en 1908-1909 par Gustav Klimt!

Pour lire les autres textes de ce périple, cliquez sur ce lien : Croisière sur le Danube... et un peu plus

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