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Charles Leblanc a hâte de retourner sur un terrain de baseball

Revue de presse

Daniel Richard, RDS.CA, le 18 août 2020

Charles Leblanc, Rangers du Texas

« Quand un travailleur se lève tous les matins pour aller travailler à la shop, il a hâte de prendre ses vacances. Si on lui dit qu’il ne peut pas travailler pendant plusieurs mois, il va s’ennuyer de ses collègues et de l’ambiance de travail. C’est la même chose pour moi », lance Charles Leblanc, espoir québécois des Rangers du Texas.

Traduction libre : c’est bien beau frapper des balles sur le tee-ball dans le parc le plus près de chez lui, mais Charles Leblanc a hâte d’enfiler ses crampons, de sentir le gazon fraîchement coupé et de quitter l’abri en direction du 3e but pour démarrer un match professionnel.

« On a tendance à le voir comme un travail, quand c’est ce que nous faisons à tous les jours et que notre vie est centrée là-dessus. Lorsque nous sommes éloignés du terrain pendant plusieurs mois, on se souvient que c’est aussi notre passion et à quel point nous aimons jouer au baseball», ajoute le joueur de 3e but.

Parce que Leblanc ne peut pas évoluer dans un circuit inférieur, aux États-Unis, ou même dans la Ligue de baseball majeur du Québec. Une question d’assurance avec l’organisation des Rangers aurait pu mettre le québécois dans l’embarras s’il avait subi une blessure.

Le baseball est-il le sport où la répétition mène le plus directement au succès? Une saison de 162 matchs, avec un échauffement presque quotidien le démontre assez bien. Le fait de ne pas jouer tous les jours pour la première fois depuis plusieurs années n’inquiète pas trop l’athlète de Laval.

« Il n’y a rien comme jouer, mais cet hiver, j’ai apporté plusieurs ajustements à mon élan. Avec le temps que j’ai en ce moment, j’en profite pour perfectionner les ajustements que j’ai apportés l’hiver dernier. »

Leblanc a débuté son parcours professionnel avec les Rangers en 2016. Il a accédé au niveau AA à temps plein pour la 1re fois lors de la dernière saison. Le Québécois a joué 131 matchs en 2018, puis 124 en 2019, où il a notamment frappé 127 coups sûrs. Un peu de temps pour souffler lui fait du bien.

« C’est une roue qui tourne. Tu travailles toujours pour tenter d’accéder au niveau supérieur. Ça n’arrête jamais et tu penses souvent à ça. Mentalement, la pause est bénéfique. Ça permet de souffler un peu. »

Pas surpris, mais déçu
Leblanc était attentif à la liste allongée des 60 joueurs qui gravitent dans l’univers de chacune des équipes du baseball majeur. Il entretenait un mince espoir de voir son nom dans le groupe, mais savait bien que les chances n’étaient pas en sa faveur.

« C’était pratiquement les mêmes noms que ceux qui ont reçu l’invitation au camp du baseball majeur, à l’exception de deux ou trois joueurs. On ne sait jamais, mais ça aurait été une surprise que je sois invité. Je pourrais toujours être ajouté à la liste s’il y avait du mouvement de personnel, mais encore là, les chances que ça arrive sont minces », analyse Leblanc.

Avec une année de contrat en poche pour la saison 2021, l’espoir de Leblanc d’atteindre le baseball majeur n’est pas amoindri.

« Si la saison 2020 n’avait pas été annulée, j’avais espoir de commencer au niveau AAA ou d’être rappelé au cours de la saison. »

Et comme le suggère le cliché, au niveau AAA, tu n’es qu’à un coup de téléphone. Qui sait si Leblanc n’aura pas le même appel en 2021 que son bon ami Abraham Toro a reçu en 2019.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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