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Claude Pelletier, le 3e Abitibien au panthéon du baseball québécois

Revue de presse

Dominic Chamberland, Le citoyen, l'Éclat, le 4 septembre 2010

Claude Pelletier et Mario Morissette

Claude Pelletier, l’homme qui a découvert Éric Gagné pour les Dodgers de Los Angeles, fait maintenant partie des immortels du baseball au Québec.

Originaire de Rouyn-Noranda, ce dépisteur des ligues majeures est devenu, l’automne dernier, le troisième Abitibien à faire son entrée au Temple de la renommée du baseball québécois, après les Valdoriens Michel Laplante en 2014 (à titre de joueur et de bâtisseur) et Michel Landry en 2017 (à titre de bénévole et de bâtisseur).

M. Pelletier était au Stade Canac de Québec il y a quelques semaines, lors d’un match des Capitales, pour assister au dévoilement de la plaque à son effigie, plaque venant confirmer qu’il est officiellement membre de ce panthéon, au même titre que les Claude Raymond, Jean-Pierre Roy, Charles Bronfman, Denis Boucher, Marc Griffin, Jacques Doucet, Ron Piché, Rodger Brulotte et cie.

Photo ci-dessus : Claude Pelletier (à gauche), posant en compagnie d’un autre intronisé, le journaliste Mario Morissette.

«Quand on m’a téléphoné pour m’annoncer la nouvelle, ça m’a pris une couple de jours pour le réaliser. Tu te demandes: ‘’pourquoi moi?’’, car il y a tellement de gens qui le mériteraient, a réagi M. Pelletier, qui réside à St-Lazare depuis 18 ans.

«Jamais je n’aurais pensé recevoir un tel honneur, mais j’en suis très fier, surtout que je suis le premier dépisteur (intronisé). Le baseball a été une bonne chose pour moi, je me considère chanceux d’avoir eu une belle carrière dans ce domaine et cette intronisation, c’est la crème sur le gâteau», a-t-il exprimé.

De Bradley aux Dodgers
À 81 ans bien sonnés (82 en octobre), Claude Pelletier est toujours actif comme recruteur pour les Mets de New York. Il pratique ce métier depuis une trentaine d’années déjà, ayant travaillé pour les Dodgers de Los Angeles de 1986 à 1998, avant de passer aux Mets en 1999, organisation pour laquelle il travaille encore.

M. Pelletier avait quitté son emploi de représentant des ventes chez l’entreprise Bradley de Rouyn-Noranda, dans les années 80, pour se joindre aux Dodgers à titre de dépisteur au Canada. «Quand j’étais jeune, les Dodgers de Brooklyn et ensuite de Los Angeles étaient mon équipe favorite, par rapport aux Royaux de Montréal, leur filiale AAA à l’époque, a relaté M. Pelletier.

«J’allais régulièrement à Vero Beach (en Floride) pour assister au camp d’entraînement des Dodgers, où j’ai eu l’occasion de rencontrer Ron Perranoski (l’un des assistants du célèbre gérant Tommy Lasorda), qui m’a présenté au directeur du recrutement de l’organisation, a-t-il évoqué.

«Comme je voyageais à travers le Canada pour mon travail, les Dodgers m’ont demandé si je connaissais le baseball et si je voulais faire du dépistage pour eux. J’allais plus tard prendre ma retraite des ventes pour travailler dans le baseball à temps plein.»

Un gros coup de circuit
Son «coup de circuit» le plus fracassant, Claude Pelletier l'aura bien sûr frappé avec la découverte et l’embauche du lanceur Éric Gagné, qui allait devenir un releveur étoile du baseball majeur à Los Angeles.

Au-delà d’Éric Gagné, le pif de M. Pelletier aura permis à une vingtaine de joueurs de balle du Québec, notamment Marc Griffin, d’accéder au baseball professionnel. «La signature de Marc Griffin a ouvert la porte à bien d’autres, a-t-il signalé.

«Quant à Éric Gagné, il a réussi des miracles, a renchéri M. Pelletier. Le voir gravir tous les échelons, du niveau A aux ligues majeures, et d’être dominant au point de gagner le trophée Cy Young (à titre de meilleur lanceur de la Ligue nationale en 2003), c’est une très grande fierté.»

Un an à la fois
Claude Pelletier, qui possède une bague de la Série mondiale (pour la conquête des Dodgers de Los Angeles en 1988), a entre autres récompenses été proclamé recruteur de l’année par le Canadian Baseball Network, en 2000. C’est la passion du baseball qui l’incite à continuer alors qu’il s’approche de ses 82 ans. Il commence toutefois à songer à la retraite.

«Le dépistage me permet de rester actif, de voyager et de rencontrer des gens. C’est parfait pour moi, car je ne suis pas du genre à demeurer dans la maison pour regarder la télé, a-t-il souligné. Par contre, je commence à être fatigué et il sera temps de faire place à du sang neuf. C’est pour ça que je fonctionne maintenant avec des contrats d’un an à la fois.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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