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Cooperstown, l’incontournable

Revue de Web

Jasmin Roy, Le Courrier du Sud, le 11 décembre 2013

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Ayant joué au baseball dès mon plus jeune âge et ayant commencé à entraîner une équipe de jeunes pee-wee (catégorie 12 et 13 ans) avec mon voisin Mark lorsque l’on avait seulement que 15 ans, il était prévisible qu’à l’âge de 16 ans, dès l’obtention de nos permis de conduire, nous planifions un voyage à Cooperstown dans l’État de New York pour visiter le fameux Temple de la renommée du baseball majeur.

Photo ci-dessus : Cooperstown, pèlerinage obligé pour les amateurs de baseball!

C’est finalement après notre première année de cégep, à l’âge de 17 ans, que nous sommes partis, avec Tomas, un autre ami, visiter cet endroit mythique situé à moins de 6 heures de Montréal.

En rétrospective, je dois avouer qu’outre le trajet, notre planification de ce premier Road trip aux États-Unis laissait un peu à désirer. Il est évident que le vieux Buick Celebrity de Mark n’était pas le bolide idéal pour traverser les Adirondacks dans le brouillard du printemps et que, puisqu’aucun de nous n’était majeur, quelques coups de fil préalables nous auraient évité d’essuyer autant de refus lors de la location d’une chambre d’hôtel.

Bref, c’est dans un motel miteux, sur le bord de l’autoroute à Albany que nous avons finalement trouvé preneur. C’est aussi munis de fausses cartes, peu crédibles, que nous avons pu visiter les rares attraits touristiques que nous avions ciblés à Albany, les seuls qui restaient ouverts jusqu’aux petites heures du matin.

Après seulement quelques heures de repos à notre fameux motel, nous étions bien heureux de reprendre la route à destination du village de Cooperstown.

Malgré les millions de dollars impliqués dans le baseball aujourd’hui, une visite au Temple de la renommée situé dans ce village comparable à n'importe quelle communauté de quelques centaines d’habitants des Cantons de l'Est, nous ramène vraiment aux origines du baseball. Découvrir l’évolution de ce sport est d’ailleurs un des principaux intérêts associés à la visite de ce musée sportif.

Pour les joueurs, l’intronisation au Temple de la Renommée est l’accomplissement ultime et, chaque année, les journalistes de baseball aux États-Unis et au Canada votent pour sélectionner ceux qui auront l’honneur de se joindre à ce club sélect. On peut dire que les standards sont élevés et qu’il n’est pas rare de voir des joueurs attendre leur tour durant plusieurs années pour récolter le 75 % des votes nécessaires. Par exemple, pour les Expos de Montréal, en 33 ans d’existence, Gary Carter a été le premier joueur intronisé en 2003 et, seul, André Dawson l’a rejoint en 2010 après plusieurs années d’attente.

À quand la chance de Jacques Doucet ?
Le prix Ford C. Frick est aussi remis annuellement à un analyste ou descripteur pour sa contribution au baseball et permet à ce dernier d’être admis au temple. Les finalistes à ce prix sont désignés à la suite d’un vote des partisans et le Longueuillois Jacques Doucet avec son excellent travail à la description des parties pendant 33 saisons au micro des Expos est pour une huitième année mis en nomination.

Le gagnant sera connu à la mi-décembre et, bien que monsieur Doucet mérite amplement sa place, la très forte compétition ne lui a pas encore permis d’être retenu.

Par la qualité de son travail maintes fois mentionnée par les joueurs, entraîneurs et collègues, il est clair que monsieur Doucet a marqué l’histoire du baseball et pas seulement au Québec. De plus, le fait qu’il ait oeuvré en français le distingue des autres candidats. Personnellement, le duo qu’il faisait avec Rodger Brulotte à la radio a contribué au développement de ma passion pour le baseball.

Dans mon cas, sa passion aura été contagieuse. Malgré tout ce qu’il a accompli au plus haut niveau pendant autant d’années, monsieur Doucet a repris le micro en 2006 le temps de quelques saisons pour décrire les parties de baseball à la radio de l’équipe des Capitales de Québec qui évoluent dans une ligue professionnelle de baseball indépendant.

En somme, toute cette passion lui a valu la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec en 2011 et je ne peux que lui souhaiter l’ultime honneur pour 2013.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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