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Première visite des Capitales: moment-clé pour l’organisation des Aigles

Revue de presse

Olivier Bossé, Le Soleil, le 25 juin 2013

 Marie-Christine BoucherQuand Le Soleil l'a rencontrée deux heures et demie avant le match, Marie-Christine Boucher semblait détendue. Et pourtant. «On vient de me dire qu'il y a un orage à Shawinigan...» laisse tomber la directrice générale des Aigles, réprimant tant bien que mal sa contrariété.

Photo ci-dessus : La météo n'a pas aidé les Aigles de Trois-Rivières à leur première année dans la ligue Can-Am, constate Marie-Christine Boucher, directrice générale de l'équipe. Les Aigles ont dû reporter le tiers des programmes présentés au stade Fernand-Bédard en raison de la pluie. (Photothèque Le Soleil)

C'est comme cela depuis le début de la saison, au sein de la nouvelle concession de la ligue Can-Am de baseball indépendant. Avant la rencontre d'hier, 6 des 18 programmes présentés au stade Fernand-Bédard avaient été reportés en raison de la pluie. Le tiers!

«Les gens des Capitales m'ont dit que dans ce domaine, on venait d'acquérir 10 ans d'expérience en trois semaines», sourit celle qui vient du milieu du hockey «où, des matchs, ça ne s'annule pas». Au marketing du Canadien de Montréal durant 13 ans, elle a pris part à l'organisation du tournoi de la Coupe Memorial, l'an dernier, comme directrice du marketing des Cataractes de Shawinigan, l'équipe championne.

Avec les Aigles, tout reste à bâtir. La moyenne d'assistance aux matchs locaux était de 1170, avant cette série contre les frères ennemis de Québec. Trois-Rivières arrive au quatrième rang sur cinq dans la ligue.

«Un vendredi, quand 1000 personnes viennent voir notre match sous la pluie, je ne peux pas être déçue. Même chose le lundi avec 500. C'est bon, malgré tout», poursuit la dg. Elle parle d'attirer de 50 000 à 60 000 spectateurs en 50 programmes locaux pour cette première campagne comme d'«un objectif réaliste».

La venue des Capitales coïncide avec le retour du beau temps, la fin des classes et le début de vacances pour plusieurs. «C'est supposé être un adon, mais c'en est un fichu de bon. Cette semaine est un tournant pour nous», constate Boucher. «Et ils annoncent beau toute la semaine», ajoute-t-elle, avec une pointe de soulagement.

Coup de main des Capitales
Moment clé pour l'organisation, clairement. «Dans le dernier mois, on avait deux dates entourées sur notre calendrier : le 24 mai [date de l'ouverture locale, qui a finalement eu lieu le 28] et le 24 juin.»

«Ça nous a donné un mois pour implanter la nouvelle logistique», poursuit-elle, en soulignant le support du personnel administratif des Capitales. Rivalité sur le terrain, mais pas dans les bureaux. «Un mois plus tard, on veut confirmer notre envolée.»

Lundi, une soixantaine d'employés s'affairaient aux quatre coins du stade. Même chose qu'au match inaugural.

Une force de travail similaire à celle du Stade municipal de Québec. Deux édifices jumeaux, d'ailleurs, tous deux construits en 1938 sous l'ère de Maurice Duplessis. Le stade de Québec peut accueillir 4800 spectateurs, celui de Trois-Rivières 4500.

Après les connaisseurs et le public corporatif, les Aigles espèrent maintenant attirer les familles. Outre la Mauricie, les régions de Montréal et du Centre du Québec sont dans la mire. «On voit grand, mais il faut qu'on se laisse la chance», résume Boucher.

Laforest : «Ça fait l'histoire»
Dans le vestiaire des Aigles, avant le match, c'était business as usual.

«C'est un autre match. Peu importe l'équipe, qu'on joue ici ou là-bas, Québec ou pas, on veut gagner», insiste le gérant Pierre-Luc Laforest. «Je ne suis même pas sûr que les gars savent vraiment ce qui se passe», ajoute celui dont le seul joueur québécois, le lanceur David Leblanc, ne parlait pas français avant de débarquer à Trois-Rivières.

Seul l'ancien deuxième-but des Capitales, Josh Colafemina, aujourd'hui membre des Aigles, saisi sans doute la portée du moment. Ce qui n'empêche pas Laforest d'insister que pour l'organisation des Aigles dans son ensemble, la première visite des Capitales s'avère très importante. «C'est énorme, ça fait l'histoire.

Autant pour l'organisation que pour la ville. Ça fait longtemps que tout le monde attendait ça», affirme celui qui s'est aligné durant quatre saisons avec l'équipe de Québec, avant de déménager à Trois-Rivières, cet hiver.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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