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Les pros débarquent en ville

Revue de presse

Louis-Simon Gauthier, Le Nouvelliste, 6 mai 2013

Aigles de Trois-Rivières(Trois-Rivières) Ils viennent du sud des États-Unis, de l'Ouest canadien, certains de l'Ontario et d'autres de la Californie. La plupart n'avaient jamais mis les pieds à Trois-Rivières, mais dimanche, dans le cadre de la première journée du camp d'entraînement des Aigles au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, tous les joueurs partageaient la même fébrilité à l'idée de faire partie de la première cohorte de cette nouvelle franchise de baseball de la Ligue Can-Am, dont le début du calendrier est prévu pour le 16 mai.

Photo ci-dessous : Les joueurs des Aigles ont eu la chance d'apprivoiser leur nouvel environnement au cours des derniers jours. Tous se disent heureux de faire partie de l'an un de cette nouvelle franchise. (Photo: François Gervais)

Vidéos promotionnelles, photos individuelles, tests de santé et entrevues avec les médias: les futurs porte-couleurs semblaient heureux de pouvoir enfin fraterniser entre eux. Arrivés dans la région depuis quelques jours à peine, certains avaient déjà eu la chance d'apprivoiser leur nouvel environnement.

Ancien joueur des Capitales de Québec, Josh Colafemina a évolué pendant cinq campagnes avec les quadruples champions du circuit. Habitué de vivre dans un milieu francophone, l'Américain se plaisait à rappeler qu'il avait déjà foulé le terrain du stade Fernand-Bédard dans l'uniforme des Capitales, il y a quelques années lors d'une série de matchs présentée en sol trifluvien.

«La différence cet été, c'est qu'on jouera sur un terrain pas mal plus beau! Je suis content de passer l'été à Trois-Rivières. Ça ressemble à Québec sur le plan culturel alors quand Pierre-Luc (Laforest, le gérant) m'a appelé pour m'offrir un poste, je n'ai pas pu refuser. Je suis étonné par la beauté de la ville, c'est un endroit très agréable.»

Colafemina a d'ailleurs eu l'occasion de sortir avec quelques coéquipiers depuis son arrivée. «Nous sommes allés à la Cage aux sports avec trois ou quatre gars hier (samedi) pour regarder le combat de boxe de Floyd Mayweather!»

Considéré comme un joueur de concession lorsqu'il a signé avec les Aigles l'automne dernier, l'Albertain Drew Miller n'avait entendu que du positif à propos de sa région d'adoption. Après sept ans à Calgary et une année sabbatique en 2012, il se dit prêt pour un nouveau défi.

«C'est difficile d'avoir un visa pour jouer aux États-Unis quand tu es Canadien. J'avais démontré de l'intérêt aux équipes de Winnipeg et Québec, mais elles n'avaient plus de place pour un autre vétéran comme moi. Ça devenait très tentant de signer à Trois-Rivières et comme j'avais eu des commentaires favorables à propos de la ville, j'ai décidé d'embarquer. Pour moi, c'est aussi l'occasion de prouver, à 33 ans, que j'ai encore ma place.»

Et la barrière de la langue? «Certains membres de ma famille ont été en immersion française par le passé et ils m'ont donné des trucs, sourit le gaillard. Je vais essayer d'apprendre quelques mots, mais ce sera difficile!»

Pour le lanceur Charlie Weatherby toutefois, ça pourrait devenir une partie de plaisir. Ce joueur de 34 ans, natif de la Caroline du Nord, a évolué dans une ligue du Japon l'an passé et a même appris la langue nationale! «Je parie que votre langue est moins difficile à maîtriser que celle des Japonais», rigole le vétéran de 13 saisons, un ancien espoir des Phillies de Philadelphie, tout aussi heureux de se retrouver en Mauricie.

«L'organisation semble en être une de première classe. La ville a clairement une identité universitaire, ce sera agréable avec une équipe aussi jeune. Il y a beaucoup de vie au centre-ville, les restaurants abondent et le fleuve est magnifique. On va passer du bon temps!»

L'un des derniers venus, Jeremy Nowak, originaire de Buffalo, regrettait pour sa part d'avoir été coupé de son club du baseball affilié, lui qui appartenait jusqu'à tout récemment aux Orioles de Baltimore. «Tout est nouveau pour moi ici, c'est la première fois de ma vie que je demeure dans une ville où la langue de la majorité n'est pas la mienne. Mais je n'arrive pas à reculons. Depuis trois jours, j'ai eu la chance de voir un peu la ville et ça ne me déçoit pas.»

Les joueurs trouveront refuge aux résidences de l'UQTR. «Ça me rappelle mes années au collège», sourit Nowak. L'entraîneur adjoint Travis Wade soulignait, non sans rire, qu'il pourra avoir ses joueurs à l'oeil puisqu'il vivra lui aussi sur le campus. «Je suis agréablement surpris par les installations, je ne suis pas inquiet que nous serons bien traités ici.»-

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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