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Une passionnée de sport à la tête des Aigles Can-Am

Revue de presse

Martin Sylvestre, Hebdo Journal, le 8 mars 2013

Marie-Christine BoucherQui a dit qu'une femme ne pouvait pas faire sa place dans un secteur composé à majorité d'hommes. Sûrement pas Marie-Christine Boucher? C'est avec le couteau entre les dents que la Trifluvienne a décidé de relever le défi de la direction générale à l'occasion de la première saison des Aigles dans la Ligue Can-Am.

Photo ci-dessus : Marie-Christine Boucher

Cette avenue semblait toute désignée pour celle qui baigne dans le monde du sport depuis sa tendre enfance. Son père, Michel Boucher, a déjà été impliqué avec les Draveurs de Trois-Rivières et de nombreuses formations de la Ligue nationale de hockey.

«Mon père a toujours été dans le milieu sportif. Quand nous étions petites, mes sœurs et moi le suivions partout, mais je suis la seule qui a véritablement accroché. Je commence à croire que c'est dans mes gênes», indique Marie-Christine.

«Je ne sais pas exactement comment la piqûre est venue. Par contre, je me souviens que chaque été, je regardais le baseball des Expos dans le sous-sol. Bref, j'étais peut-être le petit garçon manqué de la famille», rigole-t-elle

Ce n'est qu'un peu plus tard que le potentiel de la jeune femme a été mis en valeur.

«Un moment donné, à l'époque des Draveurs, mon père a su que je comprenais la "game" lorsqu'il parlait d'échanges et que je lui ai proposé des noms de joueurs. C'est à ce moment qu'il y a eu un déclic et que j'ai commencé à m'impliquer», fait valoir Marie-Christine.

Un bagage impressionnant
Détentrice d'un baccalauréat en sciences de l'activité physique de l'Université du Québec à Trois-Rivières, d'un certificat en langue anglaise de l'Université McGill et très bientôt d'une maîtrise en administration des affaires de l'Université de Sherbrooke, la Trifluvienne est surtout reconnue pour sa longue expérience dans le secteur sportif. Au fil des ans, elle a œuvré au sein de Hockey-Québec, Hockey-Canada, des Canadiens de Montréal et dernièrement au sein du comité organisateur de la Coupe Memorial à Shawinigan. Il s'agit de toute une feuille de route pour quelqu'un âgée d'à peine 37 ans.

«Tout a commencé en 1999 lors des Jeux du Québec présentés à Trois-Rivières. Je m'étais inscrite comme bénévole et au bout de quatre jours, j'étais rendu relationniste pour l'organisme. À ce moment, Louise Hamel a été une mentore extraordinaire pour moi», signale-t-elle.

L'étiquette disparaît
Jusqu'à la nomination de Marie-Christine à titre de directrice générale des Aigles Can-Am, aucune autre femme n'avait occupé ce poste jusqu'alors. Toutefois, ce défi n'effraie pas outre mesure cette fonceuse dans l'âme.

«C'est certain que le téléphone de Jean-François Picard (président des Aigles Can-Am) m'a pris par surprise. Je crois qu'un moment donné, sans m'en rendre compte, l'étiquette de hockey s'est enlevée.

Aujourd'hui, on reconnaît davantage mes compétences pour avoir travaillé sur des événements d'envergure. Je pense que c'est un peu pour ça qu'on est venu me chercher. Il ne faut pas oublier que ma formation en activité physique est très vaste. De plus, dans ma carrière, oui j'ai eu des dossiers reliés au hockey, mais aussi au sport en général», communique-t-elle.

«Le baseball professionnel me passionne pour tout le côté événementiel. Je suis très terre-à-terre et ça ne me fait pas peur d'être la première femme directrice générale d'une équipe de baseball. Pour moi, c'est une continuité normale, je suis dans mon élément. J'ai les bases scolaires nécessaires et j'arrive avec un bon bagage d'expérience. Il y a 6-7ans ça aurait probablement été différent, mais aujourd'hui je me sens capable de le faire. La clef est d'avoir une bonne équipe et d'être entourée de personnes compétentes pour travailler dans ce milieu», met-elle au fait.

Un rendez-vous incontournable
Pour le baptême des Aigles dans la Ligue Can-Am, Marie-Christine et son équipe désirent porter un grand coup en faisant d'une partie de baseball au Stade Fernand Bédard une activité incontournable de la période estivale, et ce, pour toute la famille.

«Nous avons 50 matchs locaux et pour nous chacun des matchs est un événement en soi avec sa propre thématique. Actuellement, beaucoup de gens veulent s'impliquer et nous sentons un intérêt de la part de la communauté. C'est certain que nous avons un lien naturel avec le baseball mineur, mais nous visons bien au-delà des frontières de la Mauricie», conclut-elle.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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