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Jacques Doucet : la passion du baseball pour toujours

Revue de presse

Pierre Loiselle, Le Courrier du Sud, le 7 juillet 2012

Jacques DoucetLONGUEUIL - Le 26 mai dernier, lors du lancement de la saison de baseball des Ambassadeurs de Saint-Hubert, en attendant les cérémonies protocolaires auxquelles il participait volontiers, le Longueuillois Jacques Doucet, la voix des Expos de Montréal pendant 33 ans, faisait ce qu’il aime le mieux. Appuyé sur le grillage près du marbre, il regardait minutieusement les joueurs pee-wee en action. L’occasion était belle pour discuter de sa passion.

Photo ci-dessus : Jacques Doucet croit que le baseball majeur pourrait être viable à Montréal, mais s’il y a un retour, il devra se faire en deux étapes. (Photo Robert Côté)

Premier constat, il n’est pas surpris de la popularité grandissante du baseball chez les jeunes. «Ce fut difficile lors des cinq dernières années d’existence des Expos et les cinq suivantes. Mais les anciens joueurs juniors ont fondé des familles, ont décidé d’intéresser leurs enfants au baseball et se sont impliqués eux-mêmes. Un bel exemple est mon ami Marc Griffin de Boucherville, qui aide énormément au développement du baseball au Québec. Aussi le programme Rallye Cap et le baseball à six a redonné le goût aux jeunes de jouer. Ils sont beaucoup plus actifs. Il est fini le temps où ils regardaient pousser le gazon au champ extérieur».

Un retour inespéré
Huit ans après ceux des Expos, il décrit les matchs des Blue Jays à TVA Sports et a une chronique dans le Journal de Montréal. «Jamais je n’aurais pensé cela possible à l’époque. C’est un beau hasard qui a fait les choses. J’ai reçu un coup de fil du gérant des Capitales de Québec dans la Ligue Can-Am pour que je devienne leur voix locale. J’ai pu déterrer mon micro et poursuivre ma passion. Si ça n’avait pas été de cela, j’aurais pu être oublié et ne jamais travailler à TVA Sports. Pendant tout ce temps, rien n’a changé dans ma façon de voir les choses. Regarder un match du baseball majeur ou de la ligue Can-am ou de baseball mineur, c’est la même chose et la même passion. Un coup sûr, c’est un coup sûr, ce n’est que la qualité des joueurs qui est différente».

Touché par l’appui des amateurs
Chaque année, les amateurs du Québec se rangent derrière lui pour qu’il soit élu au Temple de la Renommée du baseball majeur. «Quand je ne suis pas élu, j’ai toujours un petit pincement au cœur, mais je n’en fais pas une dépression, car l’appui de la population me touche beaucoup. Après tout, je n’ai pas été joueur ou gérant, je ne suis qu’un simple amateur avec un micro. Si j’ai pu transmettre ma passion à l’auditoire, c’est tant mieux. Je sens que c’est de cette façon que les gens me témoignent leur appréciation».

Il est très impliqué auprès des associations de baseball de la Rive-Sud. «J’ai beaucoup reçu du baseball, qui m’a permis de vivre de ce que j’aime. Alors c’est normal que je redonne ce que je reçois. Je ne peux pas dire non lorsqu’on sollicite mon aide».

Du baseball majeur à Montréal, peut-être
Il croit que le baseball majeur pourrait être viable à Montréal, mais s’il y a un retour, il devra se faire en deux étapes. «Le gros problème est qu’il faut près d’un milliard de dollars (300 à 350 M$ pour une équipe d’expansion et 400 à 500 M$ pour un stade) pour relancer une équipe. Toutefois, des études ont démontré que parmi toutes les villes en Amérique du Nord n’ayant pas de baseball majeur, Montréal est la mieux équipée pour en avoir. Mais il faut que la conjoncture économique change et que les financiers investissent dans le sport.

Avec la péréquation du baseball majeur qui donnerait 40 à 50 M$ par saison, de bons contrats de télévision et de radio, des abonnements, des loges d'entreprises et l’implication de commanditaires, le baseball serait viable à Montréal. Il faudrait d’abord commencer avec une équipe Can-Am évoluant dans un stade de 5 à 10 000 personnes. Ça permettrait une approche familiale qui redonnerait aux gens le goût de revenir au baseball. La 2e étape viendrait après».

Il espère être analyste pendant longtemps encore. «Tant que je serai en santé et que je ne commencerai pas à radoter, je serai là», conclut-il en souriant.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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