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Trilingue, Josué Peley peut aussi jouer partout…

Revue de presse

Carl Tardif, Le Soleil, le 8 mai 2012

Josué Peley (Ramapo, New York) Ce n'est pas seulement un joueur du Québec que les Capitales mettaient sous contrat. En ajoutant le nom de Josué Peley à l'alignement, le gérant Patrick Scalabrini offrait aussi de la polyvalence et une touche latine positive à sa formation. Le natif de Valencia, au Venezuela, s'amène à Québec avec l'intention de répandre la joie qui l'habite... de jouer au baseball.

Photo ci-dessus : Josué Peley (à droite) s'est entretenu avec Rene Leveret, qu'il a déjà affronté. La nouvelle acquisition des Capitales entend faire profiter le club de sa polyvalence et de son entrain. (Photo Carl Tardif)

«Je suis un Latin, j'ai du plaisir à jouer, je suis souriant sur le terrain, tout en étant sérieux dans ce que je fais. Je suis comme ça, on ne peut pas me changer, comme on ne demandera pas à Alex Kovalev d'être un joueur intense ou à Patrick Roy de ne pas vouloir gagner à tout prix», raconte le joueur aux multiples dimensions.

Ancien choix de 25e ronde de Washington (2005) et de 35e de Pittsburgh (2006), Peley a passé les cinq dernières saisons dans les filiales des Pirates et des Red Sox, qui l'ont récemment libéré sans qu'il sache trop pourquoi. Il a accepté l'invitation de Scalabrini de porter l'uniforme des Capitales, comme l'ont fait plusieurs de ses amis, comme Issaël Gonzalez et Ivan Naccarata.

Il débarque aussi dans un milieu où des visages lui sont familiers, que l'on parle de joueurs du Québec ou des Caraïbes.

«Le baseball québécois, c'est un petit univers, tout le monde se connaît. J'ai aussi déjà joué contre [Rene] Leveret et [Steve] Brown, on s'en est parlé. Je suis très heureux de me retrouver ici [à Québec], j'ai déjà hâte que la saison commence, et en plus, je n'ai jamais été en aussi bonne condition physique.»

L'automne dernier, il s'est entraîné quotidiennement avec Russell Martin et Naccarata. Il a aussi bénéficié des conseils du receveur des Yankees, dont il dit avoir appris beaucoup en le fréquentant pendant six mois. Après deux saisons qu'il qualifiait de ses «meilleures en cinq ans», il espère obtenir beaucoup de présences au bâton avec les Capitales.

Pour cela, Peley sait déjà qu'il verra de l'action à différentes positions. Il a d'ailleurs traîné ses gants de receveur, de troisième-but, de milieu d'avant-champ et de premier-but. En plus de permettre au receveur régulier (Patrick Daoust) de souffler un peu, il a les yeux sur le poste disponible au coin chaud. «J'ai dit à Patrick de ne pas chercher d'autre joueur. Je suis à l'aise de jouer n'importe où, j'apporte de la versatilité à l'équipe et de l'énergie», indiquait le sportif de 24 ans.

Lorsqu'il avait 10 ans, ses parents ont déménagé la famille de trois enfants à Montréal, où le clan Peley réside toujours. Josué n'est jamais retourné au Venezuela, mais ça ne l'empêche pas d'être attaché à ses origines, un héritage qu'il doit à sa mère et à son père. Aujourd'hui trilingue, il a fait ses études primaires en espagnol, secondaires en français et universitaire en anglais.

«Je suis un Vénézuélien, chez moi, on parle l'espagnol, on mange des mets du pays. Mais je suis aussi un Québécois, je mange d'la poutine, j'aime le Canadien, je souhaite le retour des Nordiques pour la rivalité et j'étais content lorsque Pierre Gauthier a été congédié», raconte en riant le citoyen canadien, qui a évolué pendant deux ans avec l'équipe nationale junior.

Karl Gélinas sur la route
S'il faut se fier à la planification du premier exercice au bâton face à des lanceurs, hier après-midi au Provident Bank Park, les chances sont grandes pour voir Karl Gélinas sur le monticule lors du match d'ouverture des Capitales, le jeudi 17 mai. «Mon idée n'est pas encore faite, mais il est très bon candidat, comme le sont aussi Bryan Rembisz et John Mariotti», confiait le gérant Patrick Scalabrini derrière la cage des frappeurs.

Contrairement à la saison dernière, le grand droitier ne sera pas limité dans ses déplacements et il sera en mesure d'accompagner l'équipe plus souvent à l'extérieur parce qu'il n'est plus associé au centre d'entraînement CrossFit de Sainte-Foy. Il en ouvrira un autre, mais pour l'instant, son horaire est moins chargé. «Ce n'est pas aussi prenant que l'année passée, j'en ferai quelques-uns, je ne lancerai pas juste à Québec», indiquait Gélinas, qui a lâché quelques jurons pendant ses manches simulées, lui qui voyait des frappeurs pour la première fois.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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