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« Je me sens tellement bien sur un terrain de baseball » – Vanessa Riopel

Revue de presse

Daniel Richard, Hebdo Rive Nord, le 28 octobre 2011

Vanessa Riopel Sa balle courbe rendrait jaloux plusieurs lanceurs du Québec. Depuis peu, c’est en Australie que Vanessa Riopel frustre les frappeurs adverses.

Elle a récemment signé des contrats avec des équipes de baseball masculin et féminin de l’Australie.

Si elle a été bouche bée lorsqu’elle a reçu l’offre de la formation australienne, Vanessa a finalement réalisé qu’elle ne pouvait pas refuser une telle offre. « Je ne le réalisais pas. Ma mère et mon frère sautaient de joie. Moi j’étais très neutre. Je pensais à tous les engagements que j’avais ici au Québec. Je ne voyais pas comment je pouvais y aller, mais plus le temps avançait, plus je me disais que c’était une expérience que je ne peux pas manquer et qui arrive au bon moment dans ma vie, un an avant avoir fini mon bac. Ça me permet de devenir bilingue et de jouer durant l’hiver avant la Coupe du monde de cet été. Je serai beaucoup plus prête pour ce gros événement qui est disputé au Canada au mois d’août », lance Vanessa d’entrée de jeu.

Car oui, la lanceuse repentignoise fait partie de l’élite des joueuses de baseball au Canada. Si son parcours n’a pas toujours été rose, elle est maintenant au sommet de son art.

En fait, elle a déjà participé au Championnat du monde disputé au Venezuela. « C’était le rêve pour moi d’aller à une coupe du monde de baseball féminin. L’expérience était incroyable. Il y avait 10 000 spectateurs dans les estrades. J’en avais des frissons lors de l’hymne national. J’ai toujours mieux réussi sous la pression et j’en avais beaucoup lors de la Coupe du monde. Je devais terminer les rencontres où le pointage était serré et j’ai obtenu un départ contre le Japon, l’équipe championne des deux dernières années », se rappelle Vanessa.

Elle a d’ailleurs excellé durant cette rencontre, n’accordant qu’un coup sûr en cinq manches, contre une équipe qui n’en avait jamais fait moins de six.

Après la pluie, le beau temps
Ces souvenirs qui resteront gravés dans sa mémoire à jamais succédaient à d’autres, plus douloureux dans sa carrière sportive.

Après avoir fait partie de l’équipe, Vanessa a subi les foudres d’un retranchement. « Ouf! C’est la plus grosse déception que j’ai eue dans ma vie. C’était très dur pour l’orgueil. Quand tu t’entraînes, il y a des journées où tu préférerais rester chez vous, mais j’y allais, car je voyais la casquette de l’équipe canadienne dans ma chambre et je m’entraînais pour les deux semaines de Championnat du monde à la fin de l’été. Lorsqu’on m’a retranchée, j’ai pensé à tous les sacrifices que j’avais faits, sans avoir de récompense à la fin. Ça m’a complètement démoralisée. Je n’avais plus aucune motivation à m’entraîner », se rappelle la jeune joueuse.

Cet échec l’a atteinte à un point tel qu’elle a décidé d’accrocher ses crampons. Le purgatoire n’aura pas duré bien longtemps.

De l’atome A à l’Australie
Bien qu’elle soit une fille dans un monde de garçons, Vanessa n’a jamais joué dans les catégories simples lettres, à l’exception de sa première année à vie, et du midget, où la catégorie BB était dissoute.

Ce n’est donc par surprenant que cette dernière ait déniché un poste dans une formation de haut calibre, à l’autre bout de la planète. En Australie, Vanessa pratique du mardi au jeudi soir. Elle dispute un match le samedi avec les filles et un autre avec les garçons le lendemain.

« Le calibre des filles est très diversifié. Nous avons des joueuses qui sont de niveau international et d’autres qui ont peur de la balle. Pour ce qui est des gars, il s’agit d’un calibre sénior, avec des joueurs âgés de 24 et 25 ans. Il y en a qui pourraient jouer junior élite, junior BB et quelques-uns junior A », explique-t-elle.

La passion de Vanessa pour le baseball est palpable. « Il est certain que je veux gagner l’or dans une coupe du monde. Mais avec le temps, j’ai réalisé que le destin ne m’a pas menée vers le baseball pour rien. Je veux profiter de mes expériences pour faire une carrière avec le baseball. J’aimerais bien travailler dans un sport-études pour développer de jeunes joueuses qui pourront vivre ce que je vis aujourd’hui. Mon grand rêve est de travailler pour une équipe du baseball majeur, mais bon, c’est un rêve un peu fou. Je me sens tellement bien sur un terrain de baseball », conclut-elle.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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