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Vanessa Riopel jouera au baseball en Australie

Les baseballeurs québécois ailleurs dans le monde

Texte et recherches de Jacques Lanciault

Vanessa Riopel

Repentigny, le 14 septembre 2011 - Elle joue au baseball depuis l’âge de neuf ans ! Elle a sacrifié amis (es) et loisirs à la pratique de son sport. Cela lui a valu d’atteindre un de ses buts : l’équipe nationale féminine du Canada. Aujourd'hui, ses efforts sont encore une fois récompensés. Elle verra du pays, car elle ira jouer pour les Bulldogs de Footscray, une équipe qui a pignon sur rue à Melbourne… en Australie

La jeune demoiselle originaire de Repentigny ira donc vivre dans l’hémisphère sud de notre planète… durant sept mois ! Elle quitte le 2 octobre et ne sera de retour qu’en avril prochain! Elle amorce d’ailleurs sa saison avec son équipe de filles, à Melbourne, le 8 octobre!

Et là-bas, en plus de jouer pour l’équipe de filles de division 1 qui l’a recrutée, elle endossera également l’uniforme d’une formation de gars évoluant en division 2. Son aventure devrait, entre autres, lui permettre de peaufiner sa préparation physique en vue de la « Coupe du monde de baseball féminin », une compétition qui aura lieu en Alberta au mois d’août 2012.

Évidemment, une telle expédition implique des frais, le billet d’avion à lui seul coût plus de 2 000 $. Elle a donc décidé de lancer un appel à tous en vendant des bracelets aux couleurs de son pays d’accueil, un bracelet qui affiche une inscription, celle de sa citation préférée soit : « Never give up ». Pour l’encourager, il suffit de se rendre sur son site Internet personnel à l’adresse suivante : http://www.vriopelbaseballaustralie.com/

L'argent amassé servira à payer le billet d'avion ainsi que les dépenses de subsistance en Australie.

Toutefois, pour vivre cette expérience, elle met en veilleuse ses études en kinésiologie qu’elle suivait à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Devenir la première fille à grimper sur le monticule pour les Expos!
Dès ses premiers pas dans le baseball à Repentigny, l’athlète aux longs cheveux blonds s’est jointe aux équipes de baseball masculines de son patelin. Ayant toujours été la seule fille au sein de ses équipes, elle a souvent dû encaisser bien des quolibets, mais elle y a toujours passé outre en raison de son caractère bien trempé.

Toute jeune, elle voulait devenir la première fille à lancer pour les Expos de Montréal! Quelle déception elle a dû vivre lorsque ceux-ci ont quitté pour évoluer sous d’autres cieux.

Ce n’est qu’en 2005, alors âgée de 15 ans, qu’elle joint les rangs de l’équipe féminine bantam du Québec. C’est la première fois de sa carrière qu’elle évolue pour une équipe composée uniquement de filles. Cette première expérience dans le monde du baseball féminin lui a démontré hors de tout doute qu’elle possédait le talent et les capacités pour progresser dans son sport. C’est alors qu’a pris naissance un tout nouveau rêve, celui de représenter son pays à la Coupe du monde de baseball féminin.

Elle a alors commencé à s’entraîner plus sérieusement, surveillant également son alimentation. Puis en 2007, elle est finalement sélectionnée au sein de l'équipe de baseball féminin du Canada.

« J'ai porté les couleurs du Canada pour la première fois lors du tournoi de la Coupe des trois nations, une compétition disputée à Raleigh en Caroline du Nord. J’y étais comme lanceuse. J’ai alors ressenti une profonde fierté, un sentiment incomparable! J’ai eu mon premier départ contre la formation des États-Unis et j’ai inscrit mon premier sauvetage aux dépens de la troupe du Japon. »

Elle s’approchait ainsi de la réalisation de son rêve qui, rappelons-le, était de participer à la Coupe du monde de baseball féminin! Malheureusement, même si elle s’était entraînée intensément durant tout l’hiver, elle a été retranchée lors du camp de sélection de l’équipe canadienne.

« Notre place sur l'équipe nationale n'est jamais assurée! Je l’ai appris à mes dépens. Je me suis entrainée cinq fois par semaine en vue d’être sélectionnée en 2008 et d’ainsi prendre part à la Coupe du monde au Japon. Malheureusement, un problème d’équilibre entre mon temps d’entraînement et mon alimentation a affecté mes performances », explique-t-elle.

Vanessa Riopel

Elle abandonne tout… puis reviens sur sa décision
L’annonce qu’elle n’était plus de l’équipe l’a profondément humiliée, déçue et abattue. Elle s’est dit « C’en est assez Van! Concentre toi sur tes études, le baseball ce n’est pas tout dans la vie ».

Elle a donc annoncé qu’elle mettait fin à sa carrière de baseballeuse.

Mais, lorsque les arbres se mirent à bourgeonner et les gazons à verdir…, elle est soudainement devenue malheureuse comme les pierres.

« Il me manquait quelque chose, j’avais besoin d’un gant et d’une balle! Je devais recommencer à jouer. C’était vital pour moi! »

La jeune fille a donc pilé sur son orgueil et a ressorti des boules à mites, gant, balles et crampons!

Et tout au long de l’été, les petits bonheurs se sont succédé, tout comme les grands d’ailleurs!

« J’ai repris ma place au sein de l’équipe nationale en participant à mon deuxième tournoi de la “Coupe des trois nations”, un tournoi qui cette année-là se déroulait à Granby. »

Au cours de l'hiver 2010, Vanessa s’est entrainée avec les gars du Sports-Études baseball à Trois-Rivières. Cela lui a permis de conserver son poste de lanceuse avec l’équipe nationale. Qui plus est, elle s’est grandement améliorée ce qui lui a permis d’enfin réaliser son rêve et de participer à la Coupe du monde de baseball féminin, une compétition qui prenait place cette année-là au Venezuela. Là où très certainement des Australiens l’ont vu lancer!

L’Australie!
Récemment, elle a reçu un courriel d’un entraîneur d’une équipe de baseball féminin australien qui lui offrait un poste pour toute la saison estivale, saison qui de l’autre côté de la terre va d’octobre à mai!

Vanessa s’est alors questionnée! « Pourquoi moi? », s’est-elle dit! « Probablement parce que c'est mon destin. Oui, je suis jeune pour partir seule à l'autre bout du monde, oui c’est vrai je n'ai pas fini mes études et je ne parle pas l’anglais couramment. Mais, malgré tout, j’ai accepté cette offre parce que je sais maintenant que rien n'arrive sans raison dans la vie. Cette expérience m'apportera la meilleure préparation physique possible pour la Coupe du monde de baseball féminin de 2012. De plus, je pourrai améliorer mon anglais et découvrir un nouveau continent… Après tout, les voyages ne forment-ils pas la jeunesse? »

Remplis sous: Baseball et softball Mots clés:
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