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Karl Gélinas : «On doit faire des envieux»

Revue de presse

Carl Tardif, Le Soleil, le 13 septembre 2011

Karl Gélinas(Little Falls, New Jersey) «Je ne sais pas comment les autres équipes nous regardent, mais on doit faire des envieux», estime le lanceur Karl Gélinas, l'un des piliers de la rotation des Capitales.

Photo ci-dessus : Même s'il participe à la finale de la ligue Can-Am pour la quatrième année de suite, le vétéran Karl Gélinas n'en ressent pas moins une certaine excitation. (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

À l'instar de ses coéquipiers, le grand droitier affichait une certaine excitation à l'idée de participer à la finale de la ligue Can-Am, et ce, même s'il en sera à sa quatrième de suite.

«Selon les commentaires que j'entends à travers la ligue, nous sommes l'équipe à battre. C'est normal, parce qu'on gagne depuis deux ans avec le même noyau. Et ce qu'il y a de beau à voir, cette année, c'est que tout le monde s'est mis à jouer du gros baseball dès le début des séries», expliquait le numéro 34.

Gélinas a fait sa part en demi-finales, liquidant la puissante attaque de Brockton sur quatre coups sûrs dans le deuxième match. Il lancera le troisième, à Québec, jeudi. Mais quand ce n'est pas lui qui s'installe sur la butte, les Capitales ne perdent pas leurs moyens pour autant.

«Nous avons toujours l'impression qu'on peut l'emporter, peu importe qui est le partant. À chaque match, quelqu'un de différent nous aide à gagner, on ne dépend jamais d'un joueur en particulier. On joue bien défensivement, on produit à l'attaque, les partants sont efficaces et les releveurs ferment la porte, on ne peut pas demander mieux.»

Quand Gélinas et ses coéquipiers habituels ont décidé de revenir au jeu, en 2011, c'était justement pour se retrouver en finale. Le goût de la victoire possède une saveur dont on ne peut plus se priver. L'esprit d'équipe est aussi important dans les succès du club, on ne le répétera jamais assez.

«On forme un groupe uni, vous le savez. Mais ce que je remarque, c'est que ça devient toujours de mieux en mieux. Il y a un bon mélange de recrues et de vétérans, l'organisation nous traite aux petits oignons», racontait l'auteur d'une fiche de 8-6 en saison.

Club recommandable
Voilà pourquoi les joueurs n'hésitent pas à prolonger leur carrière, même s'ils n'encaissent pas les millions de dollars des ligues majeures. Et lorsqu'il recommande à un ami de s'amener à Québec, il sait qu'ils ne perdront pas leur réputation.

«J'ai déjà essayé dans le passé de convaincre un ex-coéquipier du baseball affilié de venir jouer à Québec, ça fonctionne avec Sully [Anthony Sullivan] cette saison. Il a vraiment aimé son séjour ici, au point où il ne veut plus jouer ailleurs dans le baseball indépendant. Est-ce qu'il y a vraiment un endroit où c'est mieux qu'à Québec? J'ai peut-être un parti pris parce que je me suis établi ici, mais même les gars des États-Unis trippent au fond et veulent rester à Québec. Il n'y a pas un endroit dans la ligue où c'est comme ça, où il y a tant d'énergie dans les gradins et dans le vestiaire. Il n'y a rien de comparable au plan financier, mais nous sommes un peu les Yankees de la Can-Am pour ce qui est de l'ambiance qui règne au stade et dans l'équipe.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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