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Moment parfait pour devenir père !

Revue de presse

Propos de Pierre-Luc Laforest recueillis par Éric Leblanc, RDS.CA, le 4 août 2011

Pierre-Luc LaforestÀ la fin de ma première chronique sur le RDS.ca, je vous avais quitté sur le sujet de la saison des Capitales qui se déroule à merveille.

Après avoir été couronnés les gagnants de la première moitié du calendrier – ce qui nous assure d’une place en séries – nous sommes installés au quatrième rang avec un dossier de 9 victoires et 8 revers.

De l’extérieur, nous donnons peut-être l’impression d’une équipe qui est légèrement au ralenti, mais c’est davantage parce que tout fonctionnait à merveille en première moitié de saison. En fait, nous avons connu une si bonne première portion de campagne que ça serait extrêmement difficile à répéter.

Nous avons réussi à donner tout un spectacle durant cette première partie de notre calendrier puisque nos lanceurs étaient excellents et tout fonctionnait pour nous.

Présentement, nous jouons quand même bien, mais nous avons parfois de la difficulté à exécuter les petits détails qui font la différence. Je pense, par exemple, à faire avancer au troisième but tous les coureurs que nous envoyons au deuxième coussin sans retrait.

Ce ne sont pas les circuits qui te font gagner des matchs. Ce sont plutôt ces petites choses qui font la différence car elles te permettent de marquer tous les points qui te sont donnés par l’adversaire. À cela, il faut bien sûr ajouter le travail des lanceurs!

C’est à nous de tirer avantage de ces situations et c’est ainsi que nous pouvons gagner des championnats.

À l’écart pour quelques semaines
Si vous suivez l’actualité des Capitales, vous avez probablement appris que je serai à l’écart du jeu pour quelques semaines en raison d’une blessure au genou gauche.

En fait, cette blessure est assez simple à expliquer. Ce sont mes 13 années de receveur qui me rattrapent… J’ai passé quelques radiographies la semaine dernière et elles démontrent vraiment que mon cartilage à l’intérieur du genou gauche a beaucoup diminué et ce sont quasiment mes os qui se touchent.

De plus, je me suis légèrement tordu ce genou durant notre camp d’entraînement en glissant. À partir de ce moment, une suite d’événements ont suivi et j’étais ennuyé de diverses façons dont l’inflammation.

Bref, la situation s’est aggravée de jour en jour et de semaine en semaine. À un certain point, j’ai reçu une injection de cortisone ce qui fut bénéfique pendant quelques temps. Mais à chaque fois que je glissais à un but (je glisse sur ma jambe gauche), ça s’aggravait.

J’étais vraiment arrivé au point où je devais prendre deux à trois semaines de repos pour améliorer l’état de mon genou. C’était rendu que j’avais de la misère à courir en plus d’avoir des douleurs un peu partout au genou.

J’ai donc reçu une injection d’un produit - un peu comme un gel - qui est supposé se rendre partout dans les articulations pour lubrifier mon genou et je dois attendre que ça fasse effet.

Le deuil de ma carrière de receveur?
En raison de cette situation, je n’aurai pas le choix de diminuer mes présences derrière le marbre. J’adore être receveur, j’adore ce poste et j’aimerais être capable de finir la saison en épaulant notre receveur Patrick D’Aoust quand il a besoin d’une pause.

Toutefois, j’ignore si je pourrai accomplir cet objectif. Je vais remettre mon uniforme de receveur si l’état de mon genou s’améliore et revient à ce que je vivais avant mi-chemin du calendrier. En première partie de saison, notre physiothérapeute JP m’a beaucoup aidé avec des traitements et je pouvais jouer même en ressentant de la douleur.

Malheureusement, ce fut plus difficile par la suite et je n’étais plus capable. Je me dis donc que si ça ne marche pas, ça ne marche pas. Je vais aborder la suite un jour à la fois et on testera mon genou à mon retour en commençant par l’échauffement d’un lanceur.

Si jamais je n’étais pas capable de revenir comme receveur, je serais surtout utilisé comme voltigeur de gauche, troisième but, premier but et frappeur de choix. Mon rôle serait de me promener un peu parmi les positions.

Un rêve de lancer la balle avec mon enfant
Évidemment, ce n’est jamais agréable d’être à l’écart du jeu en raison d’une blessure. Cependant, cette mauvaise nouvelle arrive alors que je m’apprête à vivre une étape magnifique de ma vie; celle de devenir père pour la première fois.

Je deviendrai papa d’un garçon au maximum d’ici le 15 août. Je peux vous dire une chose, ma femme, Cara Rosina Laforest, est vraiment prête et sa bedaine est rendue énorme! (Rires) Elle a des contractions un peu trop souvent donc il nous reste seulement quelques jours à attendre.

J’ai toujours voulu avoir un enfant et le moment est parfait pour devenir père alors que ma carrière est plutôt avancée même si je n’ai pas l’intention d’accrocher mes crampons au terme de la saison. C’est la deuxième étape de ma vie, celle d’avoir une famille et d’en prendre soin.

J’ai toujours eu comme rêve de pouvoir me lancer la balle avec mon enfant et qu’il vienne courir sur le terrain avec les joueurs et son père. Ça va être absolument incroyable!

Quand j’ai su que ce serait un petit garçon, j’étais tellement heureux! D'ailleurs, quand je suis arrivé dans l’auto avec ma femme, une des premières pensées qui m’est venue en tête était celle de pouvoir me lancer la balle avec mon jeune.

Ensuite, j’ai commencé à pleurer… et je n’étais pas capable d’arrêter pendant plusieurs minutes.

C’est absolument merveilleux comme feeling! Il sera le grand frère et ensuite je pourrai avoir six filles et je serai heureux! Bien sûr, j’aurais été heureux même si ça n’avait pas été un garçon.

J’ai tellement hâte de lui voir le petit visage!

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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