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Ici, il n’existe que le « CH », pas le hockey, le « CH »!

Revue de Web

Texte de Christian Tétreault publié sur la page Facebook de Russell Martin, le 24 mai 2011

Russell Martin

J’aurais aimé que la réalité soit différente, mais c’est la réalité et je ne peux rien y faire. Et puis quand j’y pense, il y a tellement de choses et d’événements plus importants qu’un receveur au baseball.

La réalité c’est qu’un des nôtres est le général de la défensive du plus grand club de sport professionnel en Amérique, peut-être même au monde, tous sports confondus. Les Yankees de New York.

La réalité c’est que Russel Martin, né en Ontario, mais élevé en français ici à Notre-Dame-de-Grâce dès la toute petite enfance, chausse les bottines de Bill Dickey, qui est à Cooperstown, de Yogi Berra qui y est aussi, de Elston Howard, mvp 1963, Thurman Munson, décédé dans un accident d’avion après avoir été nommé premier capitaine de Bombers depuis Lou Gehrig, Jorge Posada, leader des Yankees modernes. Le suivant de cette prestigieuse liste est notre homme de NDG. Ça, c’est la réalité dans ce qu’elle a de plus extraordinaire.

L’autre partie de la réalité, celle qui me frustre, c’est que le public ici, s’en fout. C’est qu’ici, au pays de Russell, dans la ville de Russell, le média sportif et les amateurs, on est tellement obnubilé par une seule dimension du sport, on en discarte tout le reste ou à peu près. Il existe le CH. Pas le hockey, le CH !

Même au milieu de juillet, le neuvième défenseur de la brigade du CH, un sombre biélorusse qui ne comprend rien à notre langue, ni à l’anglais, va occuper plus d’espace médiatique, que ti-cul Martin qui a appris son métier dans les parcs d’ici, et qui est l’héritier de Yogi Berra, qui fait honneur aux fabuleux pinstripes, qui joue et se fait applaudir par une moyenne de 45,000 personnes, à chaque fois qu’il pose les crampons dans le prestigieux stade du Bronx.

Que Russell connaisse une excellente saison, qu’il frappe actuellement pour ,266, avec 9 circuits et 26 points produits, en étant toujours le meilleur de la ligue pour diriger les lanceurs et pour couper les lièvres au deuxième but. Que ce gars-là soit de chez nous, ça n’a pas l’air à faire vibrer personne plus qu’il le faut, et pourtant, me semble que ça devrait. Dans ma réalité, en tout cas.

Je sais que techniquement, ça ne parait pas beaucoup, et ça parait de moins en moins, mais je suis un ti-cul. Un ti-cul avec sa mite. Et le ti-cul avec sa mite était dans cet immense stade, samedi passé. Les mets ont pris l’avance 2-0, en première. Arrive la deuxième manche, avec un coureur sur les sentiers, un autre ti-cul, de NDG celui-là, est au bâton. La balle arrive et il la pince d’aplomb. La foule explose et la balle termine son long voyage dans les estrades à gauche.

Au nom des amateurs de sports d’ici, je l’ai applaudi. Je pense qu’il était bien content !

Revue de Web publiée par Jacques Lanciault.

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