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Pierre-Luc Laforest revient comme joueur-instructeur

Revue de presse

Olivier Bossé, Le Soleil, le 5 mars 2011

Pierre-Luc Laforest (Québec) «À moins que quelque chose arrive», Pierre-Luc Laforest sera de retour avec les Capitales de Québec, cet été. En plus de reprendre sa place au coeur de l'alignement offensif, le cogneur de puissance servira aussi d'instructeur des frappeurs aux champions de la ligue Can-Am.

Photo ci-dessus : À moins d'une offre très lucrative de Taïwan ou d'un appel inespéré du baseball affilié, Pierre-Luc Laforest reviendra chez les Capitales à titre de joueur-instructeur. (Photothèque Le Soleil)

Ce «quelque chose» pourrait survenir dans «le prochain mois», selon Laforest, que ce soit une offre très lucrative de Taïwan ou un appel inespéré du baseball affilié AAA. Sinon, le Gatinois de 33 ans sera dans les locaux du Stade municipal au début du mois de mai, fin prêt à s'attaquer au prélude de sa «deuxième moitié de carrière».

«Québec n'est pas un choix par défaut», certifie-t-il, de son domicile du Michigan d'où provient son épouse. «Je suis vraiment heureux d'y retourner. Pour la ville, la proximité avec ma famille, le personnel de l'équipe et les joueurs, j'adore Québec! Je ne suis vraiment pas déprimé, c'est l'option que je veux.» Plus question de ligue Atlantique, où il a disputé 44 matchs l'an dernier avant de rejoindre les Capitales au début août pour le dernier droit de la campagne.

Même s'il n'est pas prêt à prendre sa retraite, Laforest s'enthousiasme de son nouveau rôle d'instructeur. «Plus tard, je vais peut-être devenir gérant ou coach des frappeurs, ça s'en vient. Alors ça va être le fun de faire équipe avec Patrick [Scalabrini, le gérant] et faire un peu de paperasse, du recrutement, le côté plus business du baseball. Je vais apprendre mille affaires. Je vais avoir le meil¬leur des deux mondes!» cons¬tate Laforest, à qui Scalabrini et le président Michel Laplante ont proposé l'emploi.

La même attitude
Joueur par excellence de la Can-Am en 2009 et auteur de 33 circuits et 110 points produits en 124 matchs dans l'uniforme des Capitales, le numéro 39 chan¬ge de casier, mais pas d'attitude. «Je n'arriverai pas là pour changer tout le monde ou jouer au boss. S'ils [les frappeurs] ont des questions, je vais leur dire ce que je sais d'après ce que j'ai vécu dans ma carrière» de 14 saisons chez les professionnels, dont 68 rencontres dans les ligues majeures de 2003 à 2007.

«Ce qui m'inquiète, c'est si je tombe dans une léthargie au bâton de 1 en 50. Je vais être mal placé pour dire aux autres quoi faire», glisse-t-il en riant. «Mais je sais que je vais avoir une mauvaise séquence à un moment donné. C'est immanquable, ça arrive chaque saison. J'en ai parlé avec Pat et il m'a rassuré, il l'a déjà fait», en 2009, chez les Capitales. En 2003, Laforest a évolué dans une équipe du Canada qui alignait le joueur-instructeur Rob Ducey, fort de 13 saisons dans les majeures.

Avec les départs de Sébastien Boucher (affilié), Alex Nunez (affilié), Rene Leveret (Italie), Ivan Naccarata (retraite) et des vétérans lanceurs Michel Simard (retraite) et Troy Cate (transfert), le retour de Laforest est plus que bienvenu. Il pourrait aussi attirer Eric Munson, mais admet que Québec ne constitue qu'un lointain plan C pour son ami.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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