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Maxim St-Pierre: modèle de persévérance

Revue de presse

Denis Poissant, le Journal de Montréal, le 18 février 2011

Maxime St-Pierre LAKELAND, Floride - Le baseball est affaire de patience. Le talent brut ne suffit pas pour graduer dans les majeures. En bout de ligne, c'est la persévérance dans l'apprentissage des fins détails du jeu qui conduit les joueurs à leurs rêves.

Maxim St-Pierre peut vous en parler longtemps, de la persévérance. Le receveur n'a beau avoir que 30 ans, il amorce une 15e saison dans les rangs mineurs.

Photo ci-dessus : Le receveur de 30 ans entame une 15e saison professionnelle.

L'automne dernier, ses années de service ont été récompensées par les Tigers, qui l'ont inséré dans leur formation en fin de saison.

Après 978 présences au bâton dans les mineures, il se présentait enfin à la plaque dans un uniforme des majeures.

Il caressait alors un mince espoir de faire partie des plans pour 2011 en tant que deuxième receveur. Mais les Tigers sont allés chercher le puissant cogneur Victor Martinez et gardent le jeune Alex Avila, 24 ans, comme second.

Avila n'a rien cassé la saison dernière, frappant pour ,228.

Pour revenir à la persévérance, Avila en a sans doute un peu moins besoin que les autres. Son père, Al Avila, est un vice-président de l'organisation et aussi, assistant du directeur général, Dave Dombrowski.

Les contacts, ça ne nuit pas non plus...

Attitude positive
St-Pierre en a vu d'autres et refuse de se laisser abattre.

«Je profite de mon temps ici, dit-il après l'entraînement à Lakeland. Je sais que je ne jouerai pas au baseball toute ma vie. Alors, je m'amuse sur le terrain et dans le clubhouse avec les joueurs.»

«Si Avila ne frappe pas assez avec les Tigers, ils vont peut-être le descendre dans le AAA pour l'aider à se retrouver. Et moi, ça me donnerait quelques semaines dans les majeures. Si je performe bien, on me remarquera. En septembre dernier, je n'ai pas eu la chance de me faire valoir bien souvent avec les Tigers. J'ai joué une fois, puis j'ai passé 18 jours sans jouer ! Dans les ligues majeures, tu dois absolument sauter sur le terrain au moins à tous les trois jours. Autrement, tu n'arrives plus à frapper les balles à effet.»

St-Pierre a reçu des offres des Padres et des Mariners dans l'entre-saison, mais il a préféré demeurer au sein de l'organisation qui lui a donné sa première chance.

«Je suis comme un vétéran ici. Au sein de l'organisation, aucun autre receveur n'a un bras aussi fort que le mien.»

Il perd 20 livres en un mois
Maxim St-Pierre s'est présenté au camp des Tigers avec 20 livres en moins, résultat d'une série de virus qui l'ont terrassé un mois de temps.

«Un moment donné, je pensais que j'allais mourir», confie un St-Pierre au visage aminci.

Tout a commencé le 11 janvier, chez lui, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, par une violente grippe intestinale

«Après une semaine, je me suis senti mieux, raconte-t-il. Puis, j'ai attrapé la même chose !»

Mais son calvaire n'était pas fini. Dix jours plus tard, voilà que ça recommence, avec des symptômes ressemblant à ceux de la grippe porcine.

Il s'en est sorti deux jours seulement avant de mettre le cap sur Lakeland pour y prendre part au camp de l'équipe.

«C'est plate ; t'arrives ici, maigre au boutte. Je me disais : ils vont penser que je ne me suis pas entraîné. Mon pourcentage de gras est descendu de 11 à 6 % !»

Il est passé de 199 à 179 livres. Depuis son arrivée en Floride toutefois, il a repris sept livres.

«Je vais reprendre mes 200 livres d'ici deux semaines. Je suis bien content que tout cela soit derrière moi. Je ne souhaite à personne de vivre ça.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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