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Un retour à la maison bien spécial pour Sébastien Boucher, un « enfant des Lynx »

Originaire de la région de l'Outaouais, Sébastien Boucher évoluera pour la première fois à Ottawa chez les professionnels

Revue de presse

Sylvain St-Laurent, Le Droit, le 8 juillet 2010

Phillippe Amont

Pour la presque totalité des joueurs des Capitales de Québec, les matches présentés la semaine prochaine à Ottawa n'auront rien de bien spécial. Quatre rencontres de saison régulière présentés en terrain neutre, il n'y a pas de quoi en faire un plat.

Notre photo : Sébastien Boucher s'est investi au sein de la communauté du Québec. On le voit ici (avec mon petit-fils Félix) lors d'une clinique de baseball dispensé aux jeunes joueurs de baseball de Blainville.

Pour agrandir la photo, cliquez sur celle-ci

Pour Sébastien Boucher, c'est un peu différent.

« Ce sera la première fois que toute ma famille va pouvoir me voir jouer chez les professionnels. Jouer à Ottawa, ce sera tout un feeling pour moi », reconnaît-il.

Le voltigeur de 28 ans est né à Hull. Il a grandi à Ottawa. Enfant, il passait des soirées entières debout, derrière la clôture du champ gauche au stade municipal, à regarder les Lynx jouer.

S'il n'y avait pas eu de club de baseball des ligues mineures dans sa ville, il n'aurait peut-être jamais eu le goût de pratiquer ce sport.

Boucher reviendra chez lui au sommet de sa forme.

« Le meilleur »
Durant la conférence de presse d'hier après-midi, le commissaire Miles Wolff l'a présenté comme « le meilleur joueur de la Ligue Can-Am cette saison ».

Il domine présentement le circuit avec une moyenne au bâton de ,412. Il se maintient également parmi les meneurs avec ses sept circuits et ses 39 points produits.

Il est heureux à Québec. « L'organisation des Capitales, c'est spécial. Il s'agit de ma première expérience dans le baseball indépendant, mais jusqu'à présent, je suis mieux traité que dans les ligues mineures ! »

Il aurait quand même préféré se joindre à une formation de la Ligue Can-Am dans sa région d'origine, l'an dernier, quand il a été libéré par l'organisation des Orioles de Baltimore.

« J'avais toujours cru que j'aurais pu me joindre aux Rapidz si jamais je ne parvenais pas à me trouver du travail dans le baseball affilié. Quand l'opportunité s'est présentée, l'équipe n'existait plus. J'étais déçu. »

Boucher préférerait ne pas jouer au stade municipal d'Ottawa l'été prochain, même si une formation professionnelle y évolue à temps plein.

Avec ses statistiques plus qu'intéressantes, il espère obtenir une deuxième chance de se frayer un chemin jusqu'aux ligues majeures.

Il souhaite quand même bonne chance aux hommes d'affaires qui voudraient faire revivre le baseball professionnel dans la capitale... en pensant à son avenir à long terme.

« On compte neuf ou 10 joueurs canadiens chez les Capitales. Quatre ou cinq d'entre-eux proviennent de Québec. Certains étaient sur le point de prendre leur retraite. Jouer dans leur ville leur permet de prolonger leur carrière pendant quatre ou cinq ans », souligne-t-il.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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