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La confiance retrouvée de Sébastien Boucher

Revue de presse

Marc Brassard, Le Droit, le 16 juin 2010

Sébastien BoucherComme Pierre-Luc Laforest l'an passé, Sébastien Boucher est en train de retrouver le plaisir de jouer au baseball cette saison avec les Capitales de Québec.

Le voltigeur natif de Hull, mais qui a grandi dans le quartier Overbrook d'Ottawa, s'amuse comme larron en foire dans la ligue indépendante Can-Am, qu'il domine avec une moyenne au bâton de ,432 (avant le match d'hier) après trois semaines de calendrier régulier.

Photo ci-dessus : Sébastien Boucher file à toute vapeur vers le marbre. (Photo Le Soleil)

Il vient d'être nommé le joueur de la semaine dans le circuit Miles Wolff alors qu'il a frappé pour ,538 avec deux circuits et 11 points produits en six parties la semaine dernière.

« Je reprends le temps perdu l'an passé, je frappe la balle solidement et on dirait qu'elle trouve toujours le moyen de tomber en lieu sûr, a-t-il confié lorsque je l'ai joint cette semaine à Québec. J'ai apporté quelques ajustements au bâton et ça a porté fruit. Mais j'ai surtout retrouvé ma confiance qui avait été ébranlée. »

La saison dernière, cet ancien choix des Mariners de Seattle avait encaissé un choc inattendu quand les Orioles de Baltimore l'ont retranché à la fin de leur camp d'entraînement, alors qu'il s'attendait à retourner à tout le moins dans leur filiale de niveau AAA. Quand aucune autre équipe des majeures ne lui a fait signe, il s'est joint aux Capitales à la fin juin et il n'a jamais retrouvé son oeil au bâton, se contentant d'une moyenne de ,227 en saison régulière, mais contribuant au championnat de son club en séries éliminatoires.

Impressionnés par sa rapidité et son jeu défensif, les Capitales n'ont pas hésité à lui offrir un nouveau contrat pour la présente saison, et il les remercie pour cette sage décision depuis.

« Il possède tous les outils qu'on recherche chez un joueur de baseball. La saison dernière n'était qu'un accident de parcours. Il a connu du succès partout où il est passé », a récemment confié le gérant des Capitales Patrick Scalabrini au collègue du Soleil Maurice Dumas.

Son départ canon ravive évidemment des espoirs que le téléphone sonne pour qu'il retourne dans le baseball organisé. Mais Boucher n'a pas l'intention de trop s'arrêter à ça.

« L'année dernière, je me suis mis beaucoup de pression pour 'performer', je voulais bien faire pour retourner dans une organisation des majeures le plus rapidement possible. Quand ça ne marchait pas, j'étais tout le temps frustré, je me fâchais dès que je faisais un retrait. Ça a eu un effet boule de neige et je n'ai pas réussi à m'en sortir. Là, j'ai juste retrouvé le plaisir de jouer au baseball et si un appel arrive, ça arrive. Sinon, ce n'est pas grave, je veux juste montrer que je suis capable de jouer au baseball », dit le voltigeur qui a l'occasion de frapper au troisième rang cette saison plutôt qu'au premier, ce qui lui permet de produire plus de points (21, deuxième dans la ligue).

À Ottawa à la mi-juillet
Il ne faudrait pas qu'un tel appel survienne tout de suite parce que Boucher a bien hâte de venir jouer au Stade d'Ottawa avec ses coéquipiers des Capitales, le mois prochain. L'organisation des Fat Cats présentera une série de trois parties de la formation québécoise contre les Colonials de Pittsfield les 16, 17 et 18 juillet prochains, des dates encerclées sur son calendrier depuis longtemps.

« Je n'ai jamais eu l'occasion de jouer dans ce stade où je regardais souvent les Lynx jouer à travers la clôture, à partir de la rue Coventry, quand j'étais jeune. J'avais manqué une visite avec mon équipe AAA par une semaine lorsque j'étais avec les Orioles (qui l'avaient rétrogradé au niveau AA), se souvient-il. Voir les Lynx jouer devant des gradins remplis, c'est un peu ça qui m'avait motivé à jouer au baseball quand j'avais 10-11 ans. »

Maintenant âgé de 28 ans, Sébastien Boucher sait qu'il ne lui reste que peu de temps pour réaliser son rêve d'atteindre les majeures. Mais une bonne saison avec les Capitales pourrait lui ouvrir d'autres portes, comme celle d'aller terminer sa carrière au Japon, où les salaires sont plus intéressants que dans les ligues indépendantes.

« On verra. Pour l'instant, je prends ça au jour le jour », dit-il en terminant la conversation.

Une bonne philosophie pour tout joueur de baseball.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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