1
Juin/10
0

Capitales de Québec : Michel Simard et ses coéquipiers souhaitent le retour d’Éric Gagné

Revue de presse

Carl Tardif, Le Soleil, le 1er juin

Éric GagnéQuébec) «Un peut-être, c'est mieux qu'un non», disait le lanceur Michel Simard à propos de l'ouverture montrée par Éric Gagné à l'idée de revenir avec les Capitales. À l'intérieur de l'équipe, les joueurs aimeraient que leur coéquipier de la dernière saison grimpe à nouveau sur le monticule du Stade municipal de Québec.

«Oui, j'aimerais ça», soulignait le grand droitier de Charlesbourg. «On veut qu'il revienne», intervenait le voltigeur Sébastien Boucher. «J'aimerais bien l'avoir encore dans les parages», indiquait à son tour le releveur Derek McDaid. «Ça dépend de lui, mais ce serait fantastique de le revoir», précisait l'inter Ivan Naccarata.

Photo ci-dessus : Éric Gagné lors de sa première visite au stade municipal la saison dernière. (Photo Le Soleil)

On aurait pu faire le tour du vestiaire, les commentaires auraient été les mêmes. Depuis le départ de Steve Green, une place de vétéran est disponible et tout le monde a pensé au vainqueur du trophée Cy Young dans la Ligue nationale en 2003 pour la combler.

Attitude exemplaire
«Si Éric veut revenir, on va l'accueillir à bras ouverts. L'an passé, il a eu une attitude exemplaire avec nous, il n'a repoussé personne. Sa présence n'a pas juste été profitable pour remplir le stade, mais il a aidé plusieurs joueurs. Même s'il faisait son affaire, il dégageait de bonnes vibrations», ajoutait Simard, le partant numéro un de l'équipe.

Simard racontait que l'arrivée de Gagné à Québec avait motivé le reste de l'alignement. «On essayait de se mettre dans sa peau lorsqu'il était à son meilleur et on s'imaginait la pression qu'il devait ressentir. Juste ça, c'était motivant.»

À ses côtés, l'arrêt-court constatait que le numéro 38 n'avait pas perdu son temps dans la capitale en 2009. En plus d'avoir un but à atteindre, soit de retourner dans les ligues majeures, il a eu beaucoup de plaisir, selon Naccarata.

«Je pense qu'il a eu du fun, ici. Il a bien aimé ça. Il savait bien que nous n'étions pas des millionaires du baseball, mais il voyait bien qu'on était encore animé par la passion de ce sport. L'organisation a profité de sa venue, évidemment, mais il a aussi été généreux avec nous», indiquait-il en parlant du confortable sofa installé dans le vestiaire, de la télé sur le mur et de la bouffe qu'il fournissait à l'occasion.

En entendant le nom de Gagné, l'Ontarien McDaid a souri. Comme les autres, il a apprécié sa campagne dans le même personnel de lanceurs que l'ancien des Dodgers.

«Il a été vraiment efficace, en plus. Il était vraiment gentil avec tout le monde, en plus d'aider les jeunes lanceurs à se développer. Il avait pris Danny [Sausville] sous son aile et il a connu une bonne saison. Honnêtement, vous n'auriez pas pu savoir qu'il avait joué 10 ans dans les majeures. S'il est prêt à s'éloigner de sa famille pour trois mois, j'accepterais d'être à nouveau son coéquipier.»

Après le divorce entre Steve Green et les Capitales, les joueurs blaguaient à l'idée de contacter Gagné. Un joueur lui a même envoyé un message texte. «Si Éric ne vient pas, on n'aura pas l'impression qu'il nous laisse tomber. Et s'il vient, il va encore remplir le stade», ajoutait Simard.

Laplante a parlé à Gagné
Les Capitales ont bel et bien discuté avec le lanceur récemment retraité Éric Gagné, en fin de semaine. Le droitier poursuivra sa réflexion pendant quelques jours, histoire de discuter de la situation avec son épouse et de vérifier l'état de son bras. «Je ne lui ai pas parlé, c'est Michel [Laplante] qui l'a fait. Le baseball lui manque, nous avons rallumé une petite étincelle, mais il en discutera avec sa famille», expliquait le gérant, Patrick Scalabrini, qui ne peut ajouter un nouveau vétéran à son alignement avant samedi, selon les règlements de la ligue Can-Am.

Dans son bureau, le propriétaire Miles Wolff ne voulait pas placer ses attentes trop élevées afin de ne pas être trop déçu. «S'il veut revenir, ce serait génial, mais nous n'avons aucun contrôle dans sa décision. Une chose est sûre?: je ne m'inquiéterai pas de sa motivation s'il porte à nouveau nos couleurs parce qu'il est un grand compétiteur», disait Wolff, en rappelant que Gagné a attiré plus de 5000?spectateurs à six reprises, l'an passé.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

Commentaires (0) Trackbacks (0)

Aucun commentaire pour l'instant

Laisser un commentaire


Aucun trackbacks pour l'instant