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Capitales de Québec : Green mis à la porte

Revue de presse

Carl Tardif, Le Soleil, le 29 mai 2010

Steve Green(Québec) La marmite bouillait depuis la fin du match de vendredi, elle a débordé avant celui d'hier soir. Au terme d'une altercation verbale très animée avec l'instructeur des lanceurs pendant l'exercice au bâton, le vétéran Steve Green et les Capitales de Québec ont rompu les liens après seulement deux matchs du calendrier 2010 de la ligue Can-Am.

Le lanceur de 32 ans avait déjà plié bagage lorsque les joueurs sont retournés dans le vestiaire, vers 17h. «On s'est quittés d'un commun accord», confirmait le gérant Patrick Scalabrini en revenant sur le terrain plusieurs minutes après l'engueulade entre Green et Brad Purcell, l'instructeur des lanceurs. Le ton avait monté entre les trois hommes après le premier départ de trois manches de Green, vendredi.Après la réunion d'équipe le long de la ligne du premier but, hier en milieu d'après-midi, Purcell a confronté le lanceur droitier dans un face-à-face qui s'est transporté dans le couloir menant au vestiaire, où les mots retentissaient à travers les murs. Installé dans l'abri des joueurs, Rene Leveret se demandait bien ce qui se passait.

Photo ci-dessus : Steve Green n'aura fait que passer avec les Capitales de Québec. (Le Soleil, Yan Doublet)

«Il n'était pas tellement heureux avec nous et je n'aimais pas ce qu'il apportait dans la chambre dans son rôle de vétéran. J'avais un feeling depuis un petit bout de temps, mais je laissais la chance au coureur», expliquait Scalabrini, qui a rencontré le lanceur dans son bureau après l'échange s'étant déroulé sous nos yeux.

Dans les majeures...
Les Capitales n'étaient pas emballés par l'attitude de Green, même si ce dernier affichait généralement de la bonne humeur. Il semble que le vétéran n'hésitait pas à faire savoir qu'il avait déjà disputé un match dans les ligues majeures avec les Angels d'Anaheim (maintenant de Los Angeles). «Pierre-Luc [Laforest] a aussi joué un peu dans les grandes ligues et ça ne l'empêchait de travailler fort pour y retourner et de jouer son rôle de guide auprès des jeunes. Nous avons seulement le droit d'aligner seulement quatre vétérans, alors les gars doivent comprendre que c'est un peu une faveur qu'on leur fait et ils doivent nous en donner en retour», ajoutait Scalabrini, sans vouloir écorcher le lanceur québécois, tout simplement libéré.

«À sa défense, il était peut-être plus dans le moule du baseball affilié que dans celui du baseball indépendant. Ce qui a accéléré notre réflexion, c'est que j'avais le pouls du vestiaire et il plaisait de moins en moins à la chambre», ajoutait celui qui vient de prendre sa première décision importante. Subtilement, quelques joueurs ont soulevé leur casquette au retour de Scalabrini sur le terrain en guise d'appui.

«Je savais qu'il était comique et fort en gueule, mais je souhaitais qu'il s'intègre à l'équipe, ce qui n'a pas été le cas. Ce n'est pas une mauvaise personne, c'est juste qu'il ne cadrait pas dans notre philosophie. Personnellement, j'ai toujours essayé de me regarder dans le miroir, notamment comme joueur, et je pense que d'autres devraient le faire.»

Scalabrini n'avait pas encore de plan B pour remplir ce poste de vétéran. Il n'avait même pas encore avisé le propriétaire des Capitales, Miles Wolff, de la tournure des événements. Mark James, qui a manifesté le désir de revenir à Québec, pourrait être une solution et il n'est même pas un vétéran. Pour l'instant, James Kukucka devient le cinquième partant.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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