JacquesLanciault.com Des mots et des photos… pour devoir de mémoire!


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Le mot du jour : oraison

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Oraison

Mercredi 21 mars 2012

Source de la recherche :
Les deux paragraphes suivants tirés d’un éditorial de Marie-Andrée Chouinard publié dans le quotidien Le Devoir du 5 mars 2012 :

« La mesure 50680? C' est le numéro de l'allocation réservée par le ministère de l'Éducation en 2010-2011 pour l'achat des fameux tableaux blancs intelligents, ou TBI pour les initiés. 16,3 millions de dollars ont été prévus pour l'acquisition de 5438 TBI, à 3000 $ l'unité. Et ce, sans le moindre débat, sans l'ombre d'un consensus, sans non plus le plus petit coup d'œil sur une analyse étoffée faisant la démonstration que cette technologie trône au sommet des nécessités.

Quand le premier ministre Jean Charest a promis les TBI en plein discours inaugural, en février 2011, les acteurs du réseau de l'éducation n'ont pas été dupes: avec l'annonce du «retour du vouvoiement» et la promesse d'un ordinateur portable par classe, ces mesures de façade permettaient en une oraison enthousiaste de redorer l'image de l'école, le tout en évitant soigneusement de plonger dans le coeur des problèmes. Le jeu de l'illusion, quoi! »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française propose, au sens religieux du terme, la définition suivante du nom oraison : « Courte prière que prononce le Célébrant ou l'Officiant ou encore celui qui préside les Heures canoniales et qui généralement est précédée du “Dominus vobiscum” (Dict. de liturgie romaine). »

Toutefois, le « Grand Robert » lui donne également le sens vieilli suivant : « Ouvrage d'éloquence destiné à être prononcé en public. » Discours qui devient une harangue, soit, toujours selon le Robert, un discours solennel prononcé devant une assemblée, un haut personnage.

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mar/12
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Le mot du jour : quadra

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Quadragénaire

Mardi, 20 mars 2012

Source de la recherche :
Le paragraphe suivant tiré d’un éditorial de Serge Truffaut publié dans le quotidien Le Devoir du 5 mars 2012 : « En Europe, la crise économique a produit un phénomène sociologique d'une telle énormité que ce dernier mot échoue à en traduire l'ampleur. De quoi s'agit-il? Des mouvements migratoires. Par centaines de milliers, les diplômés, les jeunes comme les quadras, quittent l'Espagne, l'Irlande, la Grèce et le Portugal pour un ailleurs proche ou lointain. Certains parlent de génération perdue. Il serait plus juste de parler de génération sacrifiée. »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française propose la définition suivante du nom quadra : « Abréviation familière de quadragénaire, un mot désignant une personne dont l'âge est compris entre quarante et quarante-neuf ans. »

Photo ci-dessus provient du site Internet : http://www.mon-diplome.fr.

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Le mot du jour : vairon

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Yeux vairons de Kate Bosworth

Lundi, 19 mars 2012

Source de la recherche :
La phrase suivante tirée d’un texte de Caroline Fortin publiée dans la revue Châtelaine de février 2012 : « Ses yeux vairons envoûtants ont percé le petit comme le grand écran l’automne dernier. (En parlant des yeux de David Boutin) »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française propose la définition suivante de l’adjectif masculin vairon : « Yeux dont l'iris est cerclé d'un anneau blanchâtre, ou qui sont de couleurs différentes.»

Photo ci-dessus de Kate Bosworth.

Pour agrandir la photo, il suffit de cliquer sur celle-ci.

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Le mot du jour : engeance

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Suis-je un curateur?

Dimanche, 18 mars 2012

Source de la recherche :
Les deux paragraphes suivants tirés d’une lettre de Robert Laplante publiée dans le quotidien Le Devoir du 3 mars 2012 :

« Les empoisonneurs qui sont en train d'enchaîner les contribuables dans des institutions qui ne serviront plus qu'à les folkloriser doivent rendre des comptes. Les faux savants de la «moyenne canadienne» qui viennent nous dire que les universités sont sous-financées et qu'il faudrait que la jeunesse paie plus cher pour que les grands administrateurs puissent continuer de singer les managers américains sont nus désormais. On ne paiera plus pour ça. S'ils n'ont ni la volonté ni le talent de construire des institutions bien enracinées dans notre milieu, fidèles à ce que nous sommes et pouvons être, qu'ils cessent de nous demander de financer leur impuissance. Il nous faudra bien un jour une politique des universités digne de ce nom pour sortir de l'univers mental de l'indigence conformiste où les saboteurs d'institutions posent en grands bâtisseurs.

Le Québec, qui a encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre les niveaux de formation que le XXIe siècle exige, n'a plus les moyens de se payer cette engeance d'incapables. Des odeurs nauséabondes émanent de ces cénacles de zélotes du tout-au-marché qui ne jurent que par les palmarès américains et les manuels de subordination pour mieux dévoyer les acquis de trois générations de lutte. Renonçant à l'originalité et à l'enracinement, ces technocrates condamnent nos universités à la médiocrité: les pirouettes de marketing ne feront qu'un temps et ne tromperont personne très longtemps. Le prêt-à-penser et l'emballage cosmétique des programmes américanisés ne berneront que les dupes et ne serviront que l'arrivisme de la piétaille. Les colporteurs de l'excellence in English ne se paieront qu'en monnaie de singe, qui n'aura cours que dans les succursales bas de gamme. Et dans une province louisianisée. »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française propose la définition suivante du nom féminin engeance : « Catégorie d'hommes méprisables ou détestables.»

Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote propose, quant à lui, deux définitions du nom engeance :

• « Groupe, catégorie de personnes détestables, méprisables. Exemple : Coupe-jarrets, flibustiers et autres individus de la même engeance. »

• « Groupe de personnes, catégorie de personnes qui inspirent le mépris. »

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Le mot du jour : curateur

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Suis-je un curateur?

Samedi, 17 mars 2012

Source de la recherche :
Le titre chapeautant un texte de Nathalie Collard publié dans le quotidien La Presse du 12 mars 2012 : « Le curateur est-il un créateur? »

Définition :
Pour moi comme pour le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française ainsi que le dictionnaire du correcteur électronique Antidote, le nom curateur signifie : « Personne qui a la charge d'assister un mineur émancipé dans certains actes, d'administrer les biens ou de veiller aux intérêts d'une autre personne. »

Antidote, précise même que curateur, au Québec, est un anglicisme et un faux ami dans le sens de « conservateur », soit celui qui lui attribue madame Collard.

L’encyclopédie libre Wikipédia attribue toutefois au mot curateur, dans son sens en usage dans le Web, celui dans lequel madame Collard l’utilise, soit :

« Un curateur peut désigner :

• La personne qui protège une personne placée sous curatelle après décision de justice.

• Un fonctionnaire impérial soit de rang prétorien, c'est-à-dire occupant la fonction de préteur, soit ceux de rang consulaire. Ils sont chargés de veiller sur les édifices sacrés, les constructions et les lieux publics. Exemple : curateur des eaux

• un commissaire d'exposition (traduction possible de l'anglais curator)

Usage dans le Web :

Mis pour Agrégateur Web

Personne qui compile, valide et commente, sur une page dédiée, des informations Web concernant un sujet particulier.

Cette utilisation dérive du curator anglo-saxon en passant par la nouvelle acceptation (US) de digital curation. »

Même si personnellement je crois qu’il faudrait chercher un autre terme pour désigner la réalité à laquelle réfère madame Collard, son texte est particulièrement intéressant, surtout qu’il correspond passablement au travail que j’accomplis relativement aux joueurs de baseball québécois évoluant tant dans les universités et collèges américains que chez les pros.

Voici donc le texte intégral publié dans le quotidien La Presse :

Le curateur est-il un créateur?
Nathalie Collard, La Presse, lundi 12 mars 2012

(Austin, Texas) Il n'y a pas si longtemps, le terme « curateur » était surtout associé au monde muséal, le curateur (ou conservateur) étant celui qui choisit les oeuvres qui seront présentées dans le cadre d'une exposition.

Aujourd'hui, on a étendu la définition de la « curation » - un mot très laid, il faut en convenir - à toutes sortes de contextes, dont le travail journalistique. Le curateur (traduction du terme curator ou content curator) est celui qui choisit, trie, organise, hiérarchise, met en contexte et donne un sens à des objets ou à des informations. Le curateur fouille le web à la recherche d'informations et d'images qu'il juge pertinentes et intéressantes, les organise à sa façon et les partage avec les autres internautes sur son propre site.

South by Southwest a donc consacré à ce sujet un atelier auquel ont participé David Carr, journaliste médias du New York Times (si vous avez vu le film Page One, vous connaissez le personnage), et Maria Popova, journaliste et fondatrice de Brain Pickings, un très beau site de curation, justement, qui propose des sources (images, textes, graphiques) dans le domaine des arts, de l'architecture, de la philosophie, du design, etc. Les deux autres participants venaient de Flipboard et de Percolate et l'atelier a été animé par le cofondateur de longform.org, une application qui présente une sélection de bons et très longs reportages de journaux et de magazines.

« Je suis vraiment reconnaissant que vous preniez mes textes et que vous les présentiez dans un nouvel emballage souvent plus beau, a lancé David Carr aux curateurs présents. Le problème, c'est que, ce faisant, vous faites disparaître la pub qui me nourrit. »

Cette boutade qui se voulait provocatrice a bien fait rire la salle, mais David Carr, invité à donner son point de vue en tant qu'observateur des médias, touche tout de même au coeur du problème.

C'est bien beau, la curation, mais quelle valeur lui accorder? « Je suis encore abonné au journal parce qu'il me dit: «Voici les histoires qu'il faut connaître aujourd'hui», a poursuivi David Carr. J'aime être stimulé par les intérêts des autres plutôt que par les miens. Si les nouvelles internationales n'étaient pas dans mon journal, je ne m'y intéresserais probablement pas. La semaine dernière, je suis allé couvrir les élections en Russie. Je regardais le bureau des correspondants du New York Times là-bas et je me disais: voilà un truc qui n'est absolument pas rentable, mais qui est essentiel. Nous rendons un service public. Mais qui va investir là-dedans? » Voilà la question qui torture les journaux depuis plusieurs années.

C'est encore plus criant pour les sites de curation puisqu'ils n'offrent aucun contenu original. Pour Maria Popova, dont le site est financé sur une base volontaire par ses lecteurs, le travail de découverte d'information sur le web a toutefois une valeur, intellectuelle et financière. À la différence de l'agrégateur de contenu qui se résume en gros à un vulgaire algorithme, le curateur est un être en chair et en os, curieux et passionné, qui passe des heures à explorer le web à la recherche de perles.

Maria Popova a d'ailleurs avoué qu'elle avait trois alarmes qui l'avisaient qu'il était temps non pas de se lever, mais bien d'arrêter de travailler. « Dans un environnement où nous sommes saturés d'information, le curateur accomplit une tâche précieuse, estime-t-elle. David Carr, lui, évalue la valeur du travail de curation sur la base du ratio «sens contre bruit ambiant». »

Afin que ce travail soit reconnu, du moins symboliquement, Maria Popova propose donc un Code du curateur (curatorscode.org), nouvelle façon d'attribuer à leur auteur-curateur les découvertes que l'on fait sur le web. Un peu comme les guillemets lorsqu'on cite un auteur ou un écrivain, Maria Popova a imaginé deux nouveaux symboles - un S à l'horizontale et une flèche courbée - qui permettent aux internautes d'attribuer la paternité de leur « découverte » à un curateur, un peu comme les RT dans Twitter.

Selon Maria Popova, la curation, lorsqu'elle est faite avec sérieux, serait une forme de création originale qui doit être reconnue, un peu comme les droits d'auteur. Et elle semble bien déterminée à en faire son cheval de bataille. Les symboles de Mme Popova feront-ils leur chemin dans l'univers des médias sociaux? Mais surtout, reconnaîtra-t-on le travail de ceux qui « découvrent » des informations déjà existantes sur le web et les présentent à leur façon alors qu'on peine encore trop souvent à reconnaître la valeur du travail de celui qui a produit cette information en premier lieu? Maria Popova n'a pas fini de se battre.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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Le mot du jour : muse

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Sarcophage des Muses

Vendredi, 16 mars 2012

Source de la recherche :
Les deux paragraphes suivants tirés d’une lettre de Gina Bernier publiée dans le quotidien Le Devoir du 3 mars 2012 : «Une grande muse vient de nous quitter... Il y a des lieux où l'on n'ose s'aventurer, faute d'y être accompagné. Guidée par son intelligence pétillante, portée par sa voix radieuse, je me suis aventurée aux confins de l'univers musical, dans ces espaces où vibre toute la beauté de l'âme humaine, là où l'amour inonde, au-delà des mots.

Largement insuffisant alors, et encore plus maintenant, j'aurais pourtant aimé lui dédier ce poème, écrit dans le désarroi du conditionnel, un certain soir de mai. Un hymne à l'amour et à la musique, à la mémoire de feu Chantal Jolis. »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom féminin muse dans son sens premier comme suit : « Chacune des neuf déesses qui, dans la mythologie antique, présidaient aux arts libéraux. Les neuf Muses : Clio, l'histoire; | Calliope, l'éloquence, la poésie héroïque; | Melpomène, la tragédie; | Thalie, la comédie; | Euterpe, la musique; | Terpsichore, la danse; | Érato, l'élégie; | Polymnie, le lyrisme; | Uranie, l'astronomie.»

Dans le sens utilisé par l’auteur, Le Robert propose le sens suivant : « Femme qui encourage la poésie, tient salon littéraire… »

Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote y va, quant à lui, de la définition suivante : « Inspiration poétique, souvent personnifiée sous les traits d’une femme. »

Photo ci-dessus : Le sarcophage des Muses (provenant du site Internet : http://www.greceantique.net/muses-sixieme.php)

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Le mot du jour : satrape

Textes et recherches de Jacques Lanciault

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Un satrape

Jeudi, 15 mars 2012

Source de la recherche :
Le paragraphe suivant tiré d’un éditorial de Serge Truffaut publié dans le quotidien Le Devoir du 2 mars 2012 : « Kim Jong-un est la copie carbone de son père, Kim Jong-il. En effet, le peuple coréen étant affamé que le fils a dépoussiéré la diplomatie de l'agacement que son aîné avait confectionnée. En échange de 240 000 tonnes de nourriture, le nouvel empereur coréen s'est dit enclin à reprendre les pourparlers multilatéraux suspendus en 2009 par son père après avoir obtenu satisfaction sur le flanc du riz, du blé, etc. Pour mémoire, c'est la cinquième fois depuis le début des années 90 que les satrapes coréens s'affirment de bonne foi pour mieux déguerpir ensuite. Mais bon, tant Hillary Clinton que Barack Obama ont estimé que l'éventualité d'une négociation possiblement sérieuse ne devait pas être écartée. Surtout en cette année électorale. »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom masculin satrape comme suit : « Homme puissant et despotique. »

Anciennement, un satrape était le gouverneur d'une province, dans l'Empire perse (depuis Cyrus et jusqu'à l'ère chrétienne), sorte de vice-roi qui exerçait l'autorité civile et judiciaire et administrait les finances.

On retrouve sur Internet à l’adresse www.cliolamuse.com la description suivante du satrape et des satrapies : « Les rois achéménides surent créer des institutions d’État particulièrement fonctionnelles. Le “Shahinshah”, le roi des rois, détenait le pouvoir central, assisté par le “Conseil des Nobles”. L’empire était divisé en provinces ou satrapies qui peuvent regrouper plusieurs peuples. Chacune d’entre elle était dirigée par un gouverneur de province, appelé satrape, c’est-à-dire “protecteur du pays”, dans l’organisation administrative du royaume perse.

Nommé par le roi, généralement issu d’une famille noble perse, disposant d’une force armée, le satrape était chargé de faire régner l’ordre, d’assurer la sécurité des routes, de protéger l’agriculture et de lever les impôts. En échange de sa fidélité au roi, le satrape recevait des gratifications (dons, domaines) et exceptionnellement une fille du roi en mariage.
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Le satrape n’était soumis pour la perception des impôts à aucun contrôle, d’où les nombreuses exactions qui parsèment l’histoire perse. Les satrapes possédaient de vastes domaines à leur libre disposition. Ils disposaient de forces armées locales qui devaient s’insérer dans l’organisation militaire de l’empire.

Cependant, le roi assurait pourtant une surveillance constante par des secrétaires adjoints aux satrapes et par des inspecteurs, “les oreilles et les yeux du roi”. Le satrape était secondé par un secrétaire ou chancelier, chargé en réalité de l’espionner et d’informer la cour de ses agissements. Toute une organisation de police assurait l’information permanente du Grand Roi. Cette administration, efficacement réglée, reposait sur un grand nombre de fonctionnaires.

Un excellent réseau routier et une organisation postale, rapide et efficace, facilitaient non seulement les communications, mais contribuaient aussi à la mobilité militaire, et offraient de sérieux avantages pour les échanges commerciaux. Les contacts avec la cour étaient assurés par les courriers qui empruntaient tout un réseau routier, dont l’axe le plus célèbre était la route royale. »

Photo ci-dessus : Dessein de Glez paru dans "Le journal de jeudi", Ouagadougou le 29 novembre 2004 avec la mention suivante : « Il est incroyable que l’on puisse encore, en 2004, dans ce XXIe siècle que certains nous prédisent radieux et d’autres épouvantable, se passionner pour une élection présidentielle tunisienne quand tout le monde sait que le satrape local gagne toujours haut la main. Et que son score est toujours à la hauteur du pouvoir qu’il détient. »

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Le mot du jour : policer

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Policer

Mercredi, 14 mars 2012

Source de la recherche :
Le paragraphe suivant tiré d’un éditorial de Marie-Andrée Chouinard publié dans le quotidien Le Devoir du 29 février 2012 : «Les critiques pleuvent sur le projet de loi proposé par le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, pour mieux policer la police. Hormis les corps policiers, dont on ne s'étonne pas qu'ils acquiescent à ce statu quo déguisé en réformette, les acteurs de la société civile n'y ont pas vu l'ombre de l'impartialité réclamée afin de rétablir une confiance passablement minée. »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le verbe policer comme suit : « Civiliser, affiner ou corriger les mœurs par des institutions, par la culture… »

Le Robert propose les antonymes suivants : agreste, barbare, brut, primitif, sauvage.

Le Wiktionnaire, le dictionnaire de l’encyclopédie libre Wikipédia propose quant à lui la définition suivante « Civiliser, adoucir les mœurs, établir dans un pays des lois, des règlements pour la sûreté, la tranquillité, la commodité des habitants. »

Photo de Jacques Nadeau ci-dessus

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Le mot du jour : portefaix

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Portefaix

Mardi, 13 mars 2012

Source de la recherche :
Le paragraphe suivant tiré d’un texte de Fabienne Couturier publié dans le quotidien La Presse du 11 février 2012 : «Étrangement, le défi, dans cette ville (Arles) pourtant petite, consiste à s'orienter: toutes les rues semblent revenir malicieusement sur elles-mêmes dès qu'on a le dos tourné.

Mais peu importe puisque, entre les arènes, le vieux cloître de Saint-Trophime et ses admirables colonnes sculptées, le portail miraculeusement préservé de la cathédrale et les poignantes ruines du théâtre, il y a tant à voir!

C'est sans parler du charme du quartier de La Roquette, où vivaient autrefois mariniers et portefaix, et où se sont sédentarisés quelques gitans. Gentilles boutiques, maisons modestes, cafés sympas, ribambelles d'enfants qui jouent sur une petite place toute coquette... »

Définition :
Le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom masculiin invariable portefaix comme suit : « Celui qui faisait métier de porter des fardeaux. »

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L’expression du jour : déménager ses pénates

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Déménager ses pénates

Lundi, 12 mars 2012

Source de la recherche :
Les paragraphes suivants, tirés d’un texte de Christian Trudeau publié sur le site Internet de la Society for American Baseball Research – Québec : « Après les années prometteuses des ligues « hors-la-loi » des années 30, la Ligue provinciale a connu une période difficile. La ligue vit une première saison catastrophique dans le baseball organisé en 1940, ruinée par une température exécrable et bien sûr la guerre. Cette dernière met fin aux activités de la ligue par la suite, étant remplacée par de petites ligues locales, qui incluent des bases militaires.

Avec la fin de la guerre revint les grands projets, notamment le rêve du baseball organisé, qui est toujours très présent. Québec et Trois-Rivières retournent dans la ligue Canado-Américaine, et Granby et Sherbrooke se joignent à la Ligue Frontière, qui a des équipes aussi en Ontario et dans l’État de New York. Les villes restantes sur le territoire de la Provinciale s’organisent dans des ligues modestes. Pendant ce temps, Sherbrooke et Granby connaissent des saisons misérables, avec des équipes peu talentueuses et de longs et coûteux voyages. Sherbrooke finira par déclarer faillite à la toute fin de la saison, et les deux villes quittent la ligue après la saison.

Avec le retour de ces deux grands marchés, on peut espérer la formation d’une nouvelle Ligue Provinciale. Une seule ombre au tableau : Omer Cabana, propriétaire depuis deux décennies des équipes de Granby, a de grandes ambitions pour son jeune fils Gérald : il veut absolument le voir évoluer dans le baseball organisé, et pour se faire il déménage ses pénates et son club de baseball à Geneva, New York, pour rester dans la Ligue Frontière. »

Définition :
Tout d’abord, précisons que le dictionnaire Le Grand Robert de la langue française définit le nom masculin pluriel pénates comme suit : « Dieux domestiques protecteurs de la cité ou du foyer (se dit surtout de ces derniers) chez les anciens Romains. Les pénates, qui personnifiaient le foyer, étaient honorés deux à deux et associés aux lares. » Le Robert ajoute que par extension il signifie « Statuettes des pénates ».

Pour en savoir plus sur les statuettes des pénates, il faut se référer à l’encyclopédie libre Wikipédia qui précise ce qui suit : « Les Pénates sont des divinités étrusques puis romaines. Ils sont chargés de la garde du foyer et plus particulièrement des biens, du feu servant à faire la cuisine et du garde-manger.

Le mot « Pénates » est masculin (il est employé rarement au féminin, ainsi qu'au singulier). Pénate est dérivé de “penus” qui signifie le “garde- manger”.

Les peuples, dans leurs migrations, n'oubliaient pas d'apporter avec eux, non seulement le culte de leur pays d'origine, mais surtout les statues antiques, vénérées par leurs ancêtres. Ces idoles devenaient une sorte de talisman dans les nouveaux États ou les nouvelles cités, et c'est ce qu'on appelait les dieux Pénates. Les petites bourgades, les simples hameaux, les humbles maisons avaient les leurs, comme les grandes villes et les vastes États. Troie eut son Palladium, statue de Minerve, protectrice et gardienne de ses destinées ; Rome eut ses Pénates.

Le mot final revient toutefois au site Internet « Les expressions françaises décortiquées » qui précise ce qui suit : « Dans les expressions nettement moins utilisées de nos jours, ‘installer ses pénates’, ‘porter ses pénates’ ou encore « déménager ses pénates », les pénates désignent les objets domestiques qu'on emporte avec soi lors d'un changement d'habitation.