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La tête haute

Revue de presse

Benoît Rioux, Le Journal de Montréal, le 28 décembre 2020

Au moment d’écrire sa biographie, j’allais proposer comme titre «La tête haute». Clin d’œil à une magnifique chanson des Cowboys Fringants, on y voyait plusieurs significations reliées à sa grandeur, son attitude au baseball, dans la vie et face à la maladie... Aujourd’hui, mon ami Derek est au ciel et ce titre prend tout son sens.

Quand cet homme au grand cœur m’a fait confiance pour ce projet de livre, j’ai été porté par une mission: offrir à son fils Dawson et à sa femme Isabelle le plus bel héritage possible. Si la nouvelle de sa mort m’affecte personnellement, mes pensées sont d’abord dirigées vers eux, mais aussi vers le reste de sa famille et ses nombreux amis.

Derek avait un don, celui que les gens autour de lui se sentent toujours mieux après qu’avant de l’avoir rencontré. Il aimait faire rire et c’est de lui rendre hommage de ponctuer cette chronique d’une anecdote qui vous fera sourire en pensant à lui. C’est ce qu’il souhaiterait, vous voir sourire...

Pour conclure le livre La tête haute, Derek avait eu comme idée d’insérer une liste de 60 personnes comprenant une courte explication résumant pourquoi chacune d’entre elles avait été spéciale dans sa vie. Rapidement, après avoir commencé sa liste, il m’a rappelé pour me dire qu’il y en aurait finalement 66, comme le numéro qu’il a fièrement porté avec les Expos de Montréal.

Le lendemain, en ouvrant un courriel de sa part, je constate qu’il m’a envoyé une liste d’environ 200 noms, mais sans les explications, pour le moment. Comme auteur, je m’interroge un peu, je scrute rapidement la liste, puis je l’appelle.

- «Allô, Derek! Il me semble que tu m’avais dit 66...»

- «C’est trop difficile, Ben! Il y a tellement de gens que je veux remercier et qui ont été importants dans ma vie.»

- «Mais à 200 noms, Derek, j’aurais pensé en faire partie.»

- «C’est parce que je ne suis pas encore rendu à la lettre “R” dans les noms de famille.»

C’était ça, Derek Aucoin! Il voulait faire plaisir à tout le monde autour de lui et il ne souhaitait oublier personne dans sa biographie. Vivre, c’est donner et quand tu donnes, tu reçois, répétait-il.

Dans les dernières semaines, Derek a pris soin de m’appeler une dernière fois parce que, m’a-t-il dit, je faisais partie de l’équipe. Vous dire à quel point il m’a fait du bien.

Pour lire la suite de cet émouvant texte de Benoît Rioux, cliquez sur le lien suivant : La tête haute

Photo ci-dessus : Derek Aucoin vu par l’artiste-peintre Madosa.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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