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Il y a 25 ans, les Diamants de Québec jouaient leur premier match

Revue de presse

Ian Bussières, Le Soleil, le 8 mai 2020

Jean-Philippe Roy, Diamants de Québec

Issus de la fusion entre les Patriotes de Sainte-Foy et les Ambassadeurs de la Rive-Sud, les Diamants de Québec disputaient le 7 mai 1995 le premier match de leur histoire dans la Ligue de baseball junior élite du Québec face à leurs grands rivaux des Alouettes de Charlesbourg devant 800 spectateurs réunis au Stade municipal. Malgré la cuisante défaite de 6 à 0 subie par les Diamants, cette partie a pavé la voie à la renaissance du baseball dans la ville de Québec.

«On avait vécu un entre-saison plein de rebondissements avec la fusion des deux équipes et les pourparlers avec les Alouettes sur le partage de certains joueurs. Malgré tout, on a réussi à créer une chimie entre les joueurs des deux organisations», se souvient Stéphan Bédard, l’entraîneur des Patriotes qui avait fait le saut avec les Diamants cette année-là.

Photo ci-dessus : Maintenant, les gars sont tous des amis, car ils fréquentent le programme sports-études ensemble, mais à l'époque, les joueurs des Diamants n'aimaient pas beaucoup ceux des Alouettes et vice-versa ajoute Jean-Philippe Roy, responsable du programme sports-études à l'école Cardinal-Roy... qui était l'arrêt-court des Diamants en 1995! (Photo : Le Soleil, Yan Doublet)

Foules nombreuses
«Après ce premier match, les foules ont toujours augmenté lors des matchs contre les Alouettes et on avait régulièrement 2 000 personnes et plus. Je me souviens que, durant les séries, le stade était plein. Les Capitales n’existaient pas encore à l’époque et on a réussi à montrer que Québec était une belle ville de baseball», poursuit-il.

La rivalité Alouettes-Diamants était d’ailleurs encore plus intense en 1995. «Les médias suivaient beaucoup le baseball junior et ça en parlait dans les lignes ouvertes», indique Bédard. «Maintenant, les gars sont tous des amis car ils fréquentent le programme sports-études ensemble, mais à l’époque, les joueurs des Diamants n’aimaient pas beaucoup ceux des Alouettes et vice versa!»», ajoute Jean-Philippe Roy, responsable du programme sports-études de l’école Cardinal-Roy qui était l’arrêt-court des Diamants en 1995.

Stade vétuste
Roy se rappelle d’ailleurs encore son premier camp d’entraînement avec les Diamants au stade municipal, depuis devenu le Stade Canac. «Le terrain était en mauvais état, les vestiaires aussi et il y avait des rats dans les tunnels!», se souvient-il en riant. «Je crois que l’expérience des Diamants a été providentielle pour ce stade qui était sur le point d’être démoli. Les Diamants, et plus tard les Capitales, ont fait qu’il a pu être rénové pour être aujourd’hui l’un des plus beaux stades du baseball non-affilié.»

Stéphan Bédard, qui a dirigé les Alouettes, les Patriotes et les Diamants, se rappelle d’ailleurs du déménagement au stade, alors que les Patriotes n’avaient plus de terrain à Sainte-Foy suite à un différends avec la mairesse de l’èpoque, Andrée Boucher. «Paul-Henri Angers, qui était président de l’équipe, avait réussi à s’entendre avec les Ambassadeurs pour le regroupement, puis avait mené le dossier du déménagement au stade municipal.»

Expérience de vie
«C’était spécial parce qu’on prenait deux équipes et qu’on en faisait une seule. Il y avait donc beaucoup de joueurs. La chimie s’est quand même faite rapidement. Et comme les Capitales n’existaient pas encore, notre génération a eu la chance de vivre une expérience de calibre professionnel au niveau junior avec 3 000 personnes dans les gradins», reprend Roy, qui est ensuite allé diriger les Diamants.

«Les Diamants ont changé ma vie! Dans les années ‘90, les Alouettes des Charlesbourg étaient la grande dynastie mais, par la suite, ça a été notre tour. Quand j’ai gagné le championnat comme entraîneur en 2011, j’ai voulu voir ça comme une tape dans le dos à tous mes anciens coéquipiers qui n’avaient pas eu la chance de le gagner», conclut-il.

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