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Art public – « Superman » (Sandra Chevrier)

Texte, recherches et photos de Jacques Lanciault

Au fil de nos voyages, nous avons admiré très souvent des œuvres d’art dans les rues, sur les murs, devant les édifices, dans les parcs, etc.! Curieusement lorsque nous sommes chez nous, au Québec, nous prêtons moins attention et souvent ne les remarquons pas. Pourtant, l’art public est en pleine effervescence au pays!

Depuis déjà quelques années, nous partagerons avec vous les œuvres de chez nous que nous avons découvertes au fil de nos déplacements! Voici le 187e de notre série de reportages sur nos trouvailles…

Superman, Sandra Chevrier, Montréal, Québec

Montréal, Québec, 17 août 2019 – Notre quête des tags et des graffitis de Montréal nous a menés sur la rue Napoléon à l’angle du boulevard Saint-Laurent… un coin riche en murales.

Nous nous arrêtons d’ailleurs devant une superbe murale affichant « Superman » devant un très beau visage femme, une œuvre de l’artiste montréalaise, originaire de Rosemère, Sandra Chevrier, une oeuvre qui s’étire sur 25 pieds de long.

Malheureusement, l’œuvre de madame Chevrier a été vandalisée par des graffeurs… Quel manque de respect… une personne qui se veut artiste et qui endommage le travail d’un de ses pairs. C’est désolant.

La murale réalisée par madame Chevrier provient d’une série de toile qu’elle a réalisée dans le passé, une série s’intitulant « Les Cages super héros ».

Le site Internet « Art Public - Montréal » explique que « l’œuvre porte un regard sur les femmes d’aujourd’hui en quête de liberté identitaire face au rôle d’héroïne imposé par la société et qu’elles doivent entretenir au quotidien. Un rôle déformé et tordu qui cache leur véritable identité et leur beauté intérieure : une prison sociale illustrée par les masques de superhéros. »

Même si jamais je n’aurais pensé l’interpréter ainsi, je la trouve très belle.

L’œuvre de l’artiste mi-trentenaire a été réalisée dans le cadre du Festival MURAL 2018.

Dans la presse du 30 juin 2018, le journalise Éric Clément nous parle de l’œuvre et de l’artiste. Nous publions le texte ci-dessous.

Photo ci-dessus : La très belle murale de l’artiste montréalaise Sandra Chevrier, que l’on peut admirer sur la rue Napoléon à l’angle du boulevard Saint-Laurent a malheureusement été vandalisée par des graffeurs.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Superman, Sandra Chevrier, Montréal, Québec

Photo ci-dessus : La murale de Sanda Chevalier avant qu’elle ne soit vandalisée, une photo retrouvée sur Internet.

Photo ci-dessus : La signature de l’œuvre.

Sandra Chevrier : dans le cœur des superhéros

Revue de presse

Éric Clément, La Presse, le 30 juin 2018

Artiste peintre plus connue à l’étranger qu’au Québec, la Montréalaise Sandra Chevrier a participé récemment au festival Mural, avec une œuvre très actuelle sur la détermination des femmes et l’humanité des superhéros.

L’œuvre que Sandra Chevrier a créée pour Mural découle d’une peinture faite il y a quelques années et qui s’intitulait La cage et le battement de cœur, provenant de sa série Les cages qui a fait sa réputation internationale. Une association de portraits féminins aux visages obstrués par des références aux superhéros de bandes dessinées. Elle a mis cinq jours à la créer au pinceau et à l’aide d’un projecteur lui fournissant des repères. « Mon travail est plus précis qu’auparavant, dit-elle. Avec beaucoup d’ombres et de lumière. »

« L’œuvre représente l’image du héros victorieux avec une espèce de souffle de vie de la part du personnage féminin qui regarde vers le haut, dit Sandra Chevrier. Superman est dans les nuages. C’est une œuvre très positive et moins sombre que certaines de mes peintures, vu qu’elle se trouve dans la rue. » Après avoir créé son esquisse initiale, Sandra Chevrier a dû modifier la chevelure du personnage pour tenir compte de l’ajout de deux caméras circulaires sur le mur. Des caméras qui font que sa murale est bien gardée !

Pour cette œuvre, Sandra Chevrier a travaillé avec des assistants qui l’ont aidée pour les couleurs de la partie BD. Elle s’est concentrée sur les gris et les blancs du portrait de la femme, un personnage anonyme car l’artiste veut que son message soit universel. Le mur a été peint en noir pour accueillir son œuvre. « Il fallait laisser 30 % du mur libre, à la demande du propriétaire, et le noir était plus intéressant que le blanc comme fond », dit-elle.

Sandra Chevrier utilise l’humanité et la fragilité des superhéros pour évoquer nos quêtes d’accomplissement personnel. Elle ajoute que des femmes ont vu dans ses œuvres l’espoir qu’elles pourraient un jour ne plus avoir à se battre pour faire valoir leurs droits. « Mon travail est une dichotomie entre la liberté et l’emprisonnement, le remède et le poison ou le beau et le laid », dit-elle.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault

Pour lire nos textes sur l’art public, vous pouvez accéder à nos pages web en cliquant sur le lien suivant : Art public au Québec... murales, sculptures, monuments, installations, etc.

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