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Josué Peley : comme s’il n’avait jamais arrêté

Revue de presse

Daniel Richard, RDS.CA, le 17 août 2019

Josué Peley, Capitales de Québec

Josué Peley n’avait pas joué au baseball de façon professionnelle depuis 2015. Il mettait fin à une carrière avec les Capitales de Québec et allait joindre les Blue Jays à titre de traducteur, notamment pour les joueurs latins.

Peley n’est pas retourné à Toronto, cette saison. Il y a quelque temps, Peley reçoit un appel du gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. Le pilote de la formation de Québec a besoin de bras, puisque quelques-uns de ses joueurs doivent quitter temporairement pour représenter leur pays aux Jeux panaméricains. Peley a déjà parlé d’un plan à Scalabrini plus tôt cette saison, mais cette fois, les conditions sont réunies. Peley sort son gant de receveur, d’avant-champ et de premier but, se rend au Stade Canac, puis enfile l’uniforme bleu et blanc des Capitales. Il est gonflé à bloc, mais ça fait tout de même quatre ans qu’il n’a pas affronté un lanceur professionnel. Il y a moyen d’être nerveux, conviendra-t-on.

Photo ci-dessus : Josué Peley (Source d'image:Nandre Bois)

« Je vais être honnête avec toi, j’étais vraiment relax. Je me disais que je n’avais rien à perdre. Je voulais aller donner un coup de main aux Capitales, mais en même temps, je n’avais pas joué à ce calibre depuis un bon moment, donc je n’arrivais pas là en sauveur », explique Peley.

Il n’a peut-être pas été le sauveur, mais il a fait tout un travail avec neuf coups sûrs en 22 présences au bâton, pour une moyenne au bâton de ,409 en cinq rencontres. Ce n’est que cinq duels, mais il faut quand même le faire.

« La première balle rapide que j’ai vue, je pensais que le tir s’en venait à 120 miles à l’heure, raconte celui qui oeuvre à la balle donnée de haut niveau et dans la Ligue de baseball majeur du Québec, avec les Brewers de Montréal. Après la première balle rapide, je me suis dit : dans quoi je me suis embarqué, je vais avoir l’air d’un vrai fou. J’ai changé mon approche et j’y suis allé avec un élan plus défensif, le genre d’élan avec lequel on se défend à deux prises. Je n’essayais pas d’y aller avec un circuit et j’ai réussi à frapper des coups sûrs un peu partout sur le terrain. Je suis loin d’avoir retrouvé la confiance d’une saison complète, mais je me suis vraiment amusé. En défense, j’étais encore plus confiant. Ça a toujours été ma force et il faut dire qu’à la balle donnée, les roulants arrivent à une vitesse de plus de 100 miles à l’heure, donc j’avais les réflexes aiguisés. »

Le gérant de Capitales, Patrick Scalabrini, était loin d’attendre un sauveur lorsqu’il a contacté Peley. « Je l’ai vu frapper dans une cage de frappeur à quelques reprises ces dernières années. Je savais qu’il avait gardé la forme, mais les attentes étaient très modérées, avoue-t-il candidement. Il y a une grosse différence entre un match et une cage de frappeur. Il a vraiment surpassé les attentes. »

Le pilote de la formation du Stade Canac était même prêt à intégrer Peley, qui occupe le statut de vétéran dans la Ligue Canam, au sein de son équipe jusqu’à la fin de la saison. Des engagements de la part de Peley lui empêchaient toutefois d’accepter l’invitation. « Dans notre situation, je ne pouvais me passer d’un statut de joueur vétéran – chaque équipe peut avoir quatre joueurs avec ce statut –, mais avec ce qu’il m’a montré, j’aurais bien aimé l’avoir avec nous. »

Peley n’a donc pas joué depuis le retour des joueurs réguliers des Capitales, mais il ne ferme pas la porte à éventuel retour. N’empêche que ce bref retour est spécial pour Peley. « Si il n’y avait que le baseball qui entrait en ligne de compte, je jouerais jusqu’à ce que mon corps ne me le permette plus.

Un séjour enrichissant
Avant le début de la saison, on apprenait que Peley n’allait pas revenir dans l’abri des Jays en 2020. L’ancien espoir des Pirates et des Red Sox ignore la raison de son départ, mais il est permis de croire que l’arrivée d’un nouveau personnel d’entraîneurs y est pour quelque chose. Rien d’anormal là-dedans.

« Mon départ s’est très bien passé et je ne suis pas amer du tout. En fait, je suis très reconnaissant d’avoir eu l’occasion d’occuper ce rôle pendant trois ans. C’est fou tout ce que j’ai appris durant cette période. J’ai vraiment le sentiment d’être allé à l’école du baseball. Un gars comme Edwin Encarnacion m’en a appris énormément. C’est un privilège d’avoir vu évoluer ces joueurs-là durant trois ans. »

Ce rôle a d’ailleurs permis à Peley d’entretenir un rêve, celui d’occuper un poste de gérant dans le baseball majeur. « Je sais que pour le moment, c’est impossible, mais ce serait mon rêve. J’ai une jeune famille, donc pour le moment je ne serais pas prêt à m’expatrier un peu partout aux États-Unis, mais on ne sait jamais pour le futur », lance-t-il.

Scalabrini voit également des qualités d’entraîneur en Peley. « Lorsqu’il est arrivé avec les Capitales, c’était pratiquement un entraîneur. Il a clairement acquis un bagage qui n’a pas de prix lors de son passage avec les Jays. Il voit bien le jeu et il aime communiquer avec les plus jeunes. »

S’il ne laisse son empreinte sur le jeu à titre de gérant, Josué Peley aimerait bien se retrouver du côté des médias à titre d’analyste de matchs de baseball. « C’est une facette qui m’a toujours intéressé, même au hockey. Je me suis toujours attardé sur le travail des analystes et si les Expos reviennent, c’est un travail que j’aimerais faire. »

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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