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Martin veut une bague de la Série mondiale

Le Québécois n’a jamais participé à cette étape ultime durant sa carrière

Revue de presse

Mathieu Boulay, Journal de Montréal, 24 mai 2019

Russell Martin

ST.PETERSBURG | Russell Martin dispute sa 14e saison dans les majeures. Même si le Québécois a connu plusieurs beaux moments avec ses équipes, il lui manque une chose pour boucler la boucle : une bague de la Série mondiale.

Il a la chance de se retrouver avec une formation qui a les mêmes ambitions que lui : les Dodgers de Los Angeles. D’ailleurs, la formation californienne connaît un départ canon avec une fiche de 32-18 et elle a déjà une bonne avance au sommet de la section Ouest de la Ligue nationale.

Photo ci-dessus : Russell Martin a bon espoir de rafler les grands honneurs avec les Dodgers.

« Ça fait six saisons de suite qu’ils participent aux séries et ils se sont rendus jusqu’à la Série mondiale au cours des deux dernières années, a raconté Martin, lors d’une généreuse entrevue accordée au Journal de Montréal. Depuis le début de la saison, je vois qu’ils sont affamés, qu’ils veulent remporter une bague de la Série mondiale, tout comme moi.

« C’est ma 14e saison et je n’ai toujours pas de conquête à ma fiche. »

À 36 ans, Martin voit la fenêtre d’opportunité se refermer lentement. Il n’est pas exclu que la saison 2019 puisse être sa dernière, en raison de la nouvelle mentalité des formations dans le baseball majeur.

« On dirait que les équipes mettent leurs priorités sur les jeunes joueurs et qu’elles laissent moins de place aux vétérans comme moi, a-t-il précisé. La moyenne d’âge a diminué de deux ou trois ans depuis mon arrivée dans les majeures. »

Encore un rôle de mentor
En janvier dernier, les Dodgers ont fait l’acquisition de Martin avec un objectif bien précis. Ils voulaient un filet de sécurité pour Austin Barnes, qui n’avait qu’une soixantaine de départs derrière la cravate dans les majeures.

« Lors de mon premier séjour avec les Dodgers, j’étais derrière le marbre tous les jours, a expliqué Martin. Cette fois, mon rôle est différent alors que je partage le boulot avec Barnes.

« Ça fait mon affaire parce que mon corps demeure frais. Mon niveau d’énergie est plus élevé lorsque je me présente au stade. Je ne me suis jamais senti aussi bien. »

Même si son temps de jeu est moins important, Martin ne voit pas la situation de façon négative. Bien au contraire.

« Depuis le début de ma carrière, mon objectif a toujours été d’aider mon équipe à gagner. L’équipe a toujours passé en premier. »

Il a de bons mots au sujet de son partenaire derrière le marbre.

« Austin est un bon receveur et il est capable de produire dans les situations de pression, a indiqué Martin. Son attitude me fait penser un peu à la mienne, car il veut toujours gagner. Il n’a pas un gros gabarit, mais il a le cœur gros comme le vestiaire. »

Kershaw, athlète d’exception
Si les Dodgers souhaitent aspirer aux grands honneurs, ils devront compter sur de bonnes performances de leurs lanceurs partants. Et ça commence par leur as Clayton Kershaw.

Le grand gaucher est dominant depuis quelques saisons et il est l’un des grands responsables des présences des Dodgers à la Série mondiale au cours des deux dernières campagnes.

« C’est l’un des meilleurs lanceurs avec qui j’ai eu la chance de jouer, a expliqué Martin. Ce qui différencie Kershaw des autres lanceurs, c’est son attitude. C’est un fier compétiteur dans tout ce qu’il entreprend. Il aime mieux mourir que perdre. »

Russell Martin s’est acheté une maison dans le même quartier où il demeurait lors de son premier séjour avec les Dodgers. « C’est un bel endroit proche de l’océan. Avec la petite famille, c’est parfait. »

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault

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