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Retour en force des baseballeurs québécois au collège Northeastern Oklahoma A&M! (1er de 3)

Les nôtres dans les universités et collèges américains

Texte et recherches de Jacques Lanciault

Olivier Morin-Larocque

Mirabel, Québec, le 12 octobre 2018 — Depuis 2003 des baseballeurs québécois ont toujours pris place au sein de l’alignement de l’équipe de baseball du collège Northeastern Oklahoma A&M (NEO)… sauf la saison dernière! (pour voir la liste des Québécois qui y ont évolué, cliquez sur ce lien Québécois à NEO)

Pour la saison 2019, les nôtres sont de retour à Miami en Oklahoma. Et en force, puisqu’ils seront trois : Félix-Antoine Chénier-Rondeau, Olivier Morin-Larocque et Édouard Savoie… et si l’on se fie à leurs prestations au cours de la saison automnale actuellement en cours… ils agiront fort probablement, tour à tour, comme bougies d’allumage de leur nouvelle équipe!

Étant tous les trois à leurs premiers pas dans le baseball collégial américain, nous étions curieux de connaître leurs premières impressions quant à leur nouvel environnement, à leur acclimatation en classe tout comme au sein de leur équipe de baseball, aux entraînements, à leurs entraîneurs, à leur équipe… et évidemment à leur progression depuis leur arrivée!

Nous nous sommes entretenus par courriel avec chacun d’eux. Voici notre premier texte d’une série de trois!

« L’ABC nous a bien préparés au baseball collégial » - Olivier Morin-Larocque

Fort de belles expériences baseball vécues avec l’équipe nationale junior du Canada, avec l’Académie Baseball Canada (ABC) et avec les Alouettes de Charlesbourg de la Ligue de baseball junior élite du Québec, Olivier Morin-Larocque a quitté son chez-lui de la ville de Québec à la mi-août pour s’amener à « Miami » en Oklahoma… « pour vivre pleinement l’expérience du baseball collégial américain ».

Photo ci-dessus : Olivier Morin-Larocque est d’avis que l’Académie Baseball Canada (ABC) l’a très bien préparé à s’adapter à la vie dans les collèges américains… et à y connaître le succès rapidement.

Très loin du Québec!
Dès son arrivée dans les environs de son pied-à-terre pour l’année scolaire 2018-2019, Olivier Morin-Larocque a rapidement constaté que Miami en Oklahoma n’est pas Miami en Floride. « Nous sommes dans une toute petite ville, nous écrit-il, avec une vue sur la campagne partout autour de nous… dès que nous quittons les limites de la cité. »

Miami, Oklahoma, États-Unis

Photo ci-dessus : Miami en Oklahoma est situé à plus de 2 400 kilomètres de la ville de Québec… La petite cité du comté d’Ottawa aux États-Unis compte sur une population d’un peu plus de 13 000 habitants!

Mais à ses premiers pas sur le campus du collège, le jeune homme de 18 ans s’est rapidement enthousiasmé pour les installations. « Les gros points forts de notre collège sont assurément les installations. Nous allons à l’école dans de super beaux bâtiments, les classes sont très confortables, tout comme la cafeteria. »

« Et côté baseball, nous bénéficions de deux salles de conditionnement et d'une salle d’entraînement intérieur pour les lanceurs. De plus, de nouvelles estrades et un tableau indicateur seront installés pour la prochaine saison qui commencera en février 2019. »

Intégré à la grande famille dès sa première semaine
Les jeunes Québécois qui arrivent dans les collèges américains ont beau avoir pris beaucoup d’autonomie en voyageant à moult reprises à l’extérieur du pays avec l’ABC et avec l’équipe nationale junior, de se retrouver dans un tout nouvel environnement loin de leur famille et de leurs amis, et ce, pour quatre mois avant un premier retour au Québec… avouons que la situation est pour le moins stressante.

Mais au dire d’Olivier Morin-Larocque, l’adaptation a été un véritable jeu d’enfant à NEO. « Je pense que l’ABC nous avait vraiment bien préparés pour vivre la vie de baseballeurs de collège. »

« Et en plus, ici l’équipe a été plus qu’accueillante. Mes nouveaux coéquipiers m’ont accepté dans leur grande famille, je dirais dès la première semaine. Ce fut tout aussi facile à l’école, où les cours sont plutôt simples pour le moment. Toutefois, j’ai vite constaté qu’il ne faut vraiment pas prendre de retard… car nous avons beaucoup de matchs durant des cours. »

Le fait que les jeunes demeurent sur le campus a probablement été un autre facteur qui a facilité l’intégration rapide de l’athlète de 6 pieds 3 pouces faisant osciller la balance à 225 livres.

« J’habite sur le campus où nous avons des chambres à deux. Je partage présentement ma chambre avec un américain. On peut dire qu’au niveau de l’équipe, nous sommes déjà une famille. »

Et cette famille est pas mal multiculturelle. En effet, actuellement, outre les trois Québécois, ont retrouve avec la troupe de NEO trois Canadiens, quatre joueurs originaires de Porto Rico, un autre du Venezuela… et des Américains provenant d’un peu partout aux États-Unis!

Alors, question d’adaptation Olivier considère que cela a été très facile. D’ailleurs, il est convaincu que ça doit être relativement semblable dans n’importe quel autre collège. « Si un joueur de baseball du Québec est hésitant à l’idée d’aller seul dans un collège, je lui dirais que l’adaptation est tellement rapide tant à l’école qu’au baseball qu’il ne faut pas s’en faire avec cela. »

Des journées particulièrement occupées
Les journées au collège sont particulièrement occupées. C’est certain que ce n’est pas le jour que les joueurs s’ennuient!

« Pour l’automne, de nous confier Olivier, mon horaire compte dix cours, neuf en classe et un en ligne. »

… mais il y a aussi… et surtout le baseball!

« Nos cours sont, pour la plupart, entre 8 et 13 heures. Après, ça dépend de ce que les coachs ont prévu pour nous. Nous le savons en nous rendant dès notre réveil sur notre groupe internet. »

« Les pratiques peuvent parfois être de plus de quatre heures… et ensuite il y a la musculation pour les lanceurs. Les joueurs de position eux ont leur séance de musculation à 5 h 30 le matin… avant leurs cours. Bref, le baseball occupe plus de la moitié de mes journées! »

L’objectif commun : gagner!
On dit souvent que la priorité des entraîneurs dans les collèges américains est avant tout de gagner. Olivier est d’accord avec cette affirmation, mais il ajoute qu’il y a quand même une grande place laissée pour le développement.

« Comme tout bon coach, leur objectif est de gagner toutes les parties de la saison! Mais, le développement est vraiment pris en compte, ils veulent tous qu’on s’améliore, ils insistent beaucoup sur les entraînements et sur la course pour les lanceurs. »

« L’automne pour eux, c’est l’occasion de voir ce que chaque joueur peut offrir. Donc, pour le moment ils essaient plein de choses. Il faut s’attendre à tout. Pour ma part, j’alterne, parfois lanceur partant, parfois releveur. »

« Et même si nous sommes dans une période d’expérience, je crois que nous aurons une excellente équipe. Nous avons déjà joué quelques matchs face à d’autres collèges et nous avons été super bons! »

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