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Buenos Aires : une station de subte, des murales et un musée en l’honneur de Carlos Gardel!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 37e d’une série de reportages sur notre superbe odyssée à Buenos Aires en Argentine, un périple réalisé à la fin de l’hiver 2016!

Subte Corrientes, Buenos Aires, Argentine

Buenos Aires, Argentine, mercredi 9 mars 2016 - Dès la fin de notre belle visite du Museo Luis Perlotti, nous nous mettons à la recherche d’un restaurant pour dîner. Malheureusement, nous y allons d’un mauvais choix. Un repas rendu désagréable tant par la nourriture infecte que par l’absence de service.

Après avoir laissé nos assiettes presque intouchées, nous reprenons le subte, car nos visites de l’après-midi sont prévues dans un autre quartier de Buenos Aires, celui d’Abasto… haut lieu du tango, là où résidait le légendaire chanteur et acteur Carlos Gardel.

Le barrio Abasto est également dominé par un sublime édifice Art déco abritant un centre commercial, El Abasto, où nous nous arrêterons quelques instants, histoire d’acheter un ou deux souvenirs, avant de filer vers le Museo Casa Carlos Gardel!

Photo ci-dessus : Même s’il est décédé en 1935, la mémoire de Carlos Gardel est toujours vivante à Buenos Aires… même dans le « subte », le métro, comme en témoigne cette belle murale.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.

Nous sortons à 13 h 30, enchantés de notre passionnante visite du Museo Luis Perlotti.

Il est grand temps de dîner, nous avons l’estomac dans les talons, résultat de notre très longue promenade de la matinée.

Comme nous l’avons déjà mentionné, aux alentours du musée c’est un quartier hautement résidentiel, il n’y a aucun restaurant. Nous retournons donc vers l’avenida Rivadavia, une avenue très animée.

Club Ferro Carril Oeste
En cours de route, nous passons devant l’entrée du siège social du « Club Ferro Carril Oeste » où une murale a été dessinée pour commémorer le 25e anniversaire de l’obtention par le club d’une médaille de l’UNESCO qui reconnaissait l’institution, essentiellement privée, à titre d’exemple de solidarité dans la diffusion du sport et de l’éducation physique.

Il convient de noter que seulement deux clubs dans le monde ont reçu cette haute distinction : le « Milan AC » en Italie et le « Ferro Carril Oeste » ici à Buenos Aires. 

Le Club Ferro Carril Oeste est un club omnisports argentin comptant, entre autres, une équipe de football (soccer). Il a été fondé en 1904 par 95 travailleurs de la Buenos Aires Western Railway. Il est basé depuis dans le quartier Caballito.

Son équipe de football évolue en deuxième division de la ligue de football nationale de l’Argentine.

Club Ferro Carril Oeste, Buenos Aires, Argentine

Club Ferro Carril Oeste, Buenos Aires, Argentine

Club Ferro Carril Oeste, Buenos Aires, Argentine

Photos ci-dessus : Une très belle murale datant de 2013, qui venait souligner le 25e anniversaire de l’obtention par le « Club Ferro Carril Oeste » d’une médaille de l’UNESCO qui reconnaissait l’institution à titre d’exemple de solidarité dans la diffusion du sport et de l’éducation physique.

Un mauvais choix de restaurant
Nous arrivons sur l’avenida Rivadavia et entrons au restaurant San Carlos Pizzería… il est 14 heures. Il n’y a pas de place au rez-de-chaussée, on nous place au deuxième étage.

Céline commande un « Wok au poulet », servi avec légumes et riz, avec un verre de vin blanc, tandis que j’opte pour une pizza et une bière. Le vin blanc est chaud et le service est très très lent. Ça tombe mal, car nous sommes affamés.

Finalement, nos plats arrivent. Les morceaux de poulet de l’assiette de Céline sont loin d’être tendres et je n’aime malheureusement pas le fromage qui recouvre en entier ma pizza!

Nous laissons presque tout dans nos assiettes… sauf le dessert, qui était inclus, un bol de crème glacée à la saveur de « dulce de lecce » (450 pesos argentins).

Nous sortons passablement déçus à 15 h15.

Nous marchons sur l’avenida Rivadavia, dans un sens, puis dans l’autre, à la recherche d’une station de subte!

Finalement, nous entrons dans la station Acoyte. Il n’y a personne aux guichets, nous imitons les locaux et passons le tourniquet sans payer.

Nous sommes sur la ligne A (bleue). Le wagon est récent et climatisé… et surtout presque vide. Nous filons ainsi jusqu’à la station Miserere, où nous transférons sur la ligne H (jaune) jusqu’à la station Corrientes. Autre transfert à cet endroit, cette fois-ci vers la ligne B (rouge). Nous prenons la direction Urquiza, mais nous descendrons à la station Carlos Gardel!

Une autre sculpture de Luis Perlotti
En nous dirigeant vers le quai de la station Miserere, nous apercevons une sculpture.

Nous nous en approchons et constatons qu’il s’agit d’une œuvre de Luis Perlotti. Wow! En fin de matinée, nous étions justement dans le musée de l’artiste.

Madre, station de subte Miserere, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : La sculpture « Madre » de Luis Perlotti (1890-1969). Avec cette œuvre, le sculpteur rend hommage à sa mère et à son frère cadet mort très jeune. La sculpture a été inaugurée 1966 par du personnel du « Subterráneos » de Buenos Aires en présence de Perlotti lui-même.

Madre, station de subte Miserere, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Assez curieusement, la plaque accompagnant la sculpture ne semble pas s’y rapporter.

Puis en marchant en direction du quai à la station Corrientes… nous nous retrouvons devant une murale affichant une représentation de « Carlos Gardel »!

Subte Corrientes, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : La murale est inspirée d’un vidéo-clip où Carlos Gardel apparaît en train de discuter avec Enrique Santos Discépolo, l’auteur de la chanson « Yira Yira », un des grands succès interprétés par Gardel.

Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous ont permis de constater que les murales honorant la mémoire de Carlos Gardel sont légion dans les stations de subte de Buenos Aires.

Subte Corrientes, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : En voici une autre, qui elle mentionne justement « Eterno en el alma y en el tiempo »… ce qui signifie « Éternel dans l’âme et dans le temps ». (Photo provenant d’Internet)

Le centre commercial Abasto 
En sortant de la station Corrientes, nous sommes face à une bâtisse géante, massive… et superbe. C’est le centre commercial Abasto, un édifice construit en 1998 sur le site d’un ancien marché public.

Centre commercial Abasto, Buenos Aires, Argentine

Centre commercial Abasto, Buenos Aires, Argentine

Centre commercial Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photos ci-dessus : La façade du centre commercial Abasto est immense!

Le Mercado de Abasto proveedor de Buenos Aires était un marché public de fruits et légumes… Après avoir mis fin à ses opérations en 1984, le bâtiment est demeuré inutilisé pendant des années… jusqu’à ce qu’il soit converti en centre commercial en 1998.

Le nouveau bâtiment a été conçu par l’architecte slovène Viktor Sulčič. Si les bâtiments anciens avaient été inspirés par « Les Halles de Paris », le design du nouveau bâtiment de Sulčič, lui affiche nettement son style Art déco.

Nous y entrons et nous nous rendons dans le magasin officiel du club de soccer BBVA de Buenos Aires… où nous achetons deux chandails de l’équipe pour nos petits enfants (1018 pesos argentins).

Centre commercial Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : L’intérieur du centre commercial Abasto est très impressionnant. (Photo provenant d’Internet)

Le Museo Casa Carlos Gardel
Nous sortons et prenons la calle Jean Jaurès, on se croirait en France. Nous marchons sur cette rue jusqu’au Museo Casa Carlos Gardel qui est situé dans la maison où a vécu l’artiste avec sa mère… jusqu’en 1933, deux ans avant son décès.

Museo Casa Carlos Gardel, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Sur la « calle Jean Jaurès », il y a une belle affiche annonçant le musée.

Nous arrivons devant le 885 calle Jean Jaurès (ici toutefois, comme dans bien des villes en Europe, l’adresse s’écrit : Calle Jean Jaurès, 885)… c’est à cette adresse que prend place le musée.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photos ci-dessus : La maison qui abrite le musée Carlos Gardel est superbement décorée.

D’importants travaux de rénovations sont en cours et pourtant le musée n’est ouvert que depuis 2003.

Nous y entrons tout de même. Il est 16 h 20. C’est gratuit aujourd’hui, mais une contribution symbolique de 10 pesos argentins par personne est suggérée. Nous payons les 20 pesos.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Nous entrons dans le musée Carlos Gardel.

Comme nous l’avons déjà mentionné dans nos textes précédents, Carlos Gardel a été un chanteur et un compositeur de tango, doublé d’un acteur.

Son lieu de naissance n’est pas confirmé même aujourd’hui. Il est né le 11 décembre 1890 soit en Uruguay, soit à Toulouse, mais fort probablement dans cette ville.

Il est décédé le 24 juin 1935 dans un accident d’avion, près de Medellín en Colombie, alors qu’il s’y rendait pour donner un spectacle.

Carlos Gardel est considéré comme la figure la plus importante du tango de la première moitié du XXe siècle.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photos ci-dessus : Nous voyons des photos de Gardel, certains de ses disques 78 tours, son piano, son gramophone, son accordéon, etc. Il y a plusieurs affiches annonçant ses spectacles.

Il y a plusieurs lithographies le représentant. Céline passe le commentaire qu’il s’agit d’un bel homme.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : En 2010, un timbre lui rendant hommage a été mis en circulation par la poste argentine, pour souligner le 75e anniversaire de sa mort.

Une série de photos des musiciens ayant travaillé avec lui est affichée sur un des murs de la maison. Tout comme plusieurs coupures de journaux relatant sa carrière de chanteur et surtout des événements ayant entouré sa mort tragique.

Il y a même une copie de son testament!

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Carlos Gardel… l’acteur.

Carlos Gardel a joué comme acteur dans quelques films et nous voyons quelques extraits.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : De superbes caricatures de Gardel.

Museo Casa Carlos Gardel, quartier Abasto, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Un médaillon du maître des lieux.

Nous sortons à 16 h 45.

Ce ne fut pas pour nous une visite inspirante… mais probablement que les amateurs de tango ou de l’œuvre de Carlos Garde prennent beaucoup de plaisir à visiter cet antre du souvenir!

Nous reprenons le métro. Cette fois-ci nous entrons dans un vieux wagon… avec des bancs rembourrés! Le wagon est plus large qu’un métro moderne. Nous y sommes presque seuls!

Mais lorsque nous transférons, là c’est la folie. C’est super bondé. Nous n’avons jamais été tassés comme cela dans un métro. Céline en éprouve même un sérieux malaise…

L’expérience fut terrible pour elle… Elle croyait vraiment manquer d’air.

Nous arrivons exténués à l’appartement, il est 18 heures.

Il y a encore beaucoup de jeunes filles dans l’entrée. Nous pensons que des entrevues d’embauche pour un poste quelconque se tiennent dans un des appartements de l’édifice.

Nous avons été chanceux, car contrairement aux prévisions il n’y a pas eu de pluie aujourd’hui. Toutefois, nous sommes un peu déçus du déroulement de notre journée, notamment notre longue marche et notre affreux dîner.

À suivre…
Promenade dans le magnifique quartier de Puerto Madero!

Puente de la Mujer, Puerto Madero, Buenos Aires, Argentine

Photo ci-dessus : Le « Puente de la Mujer », un pont piétonnier de 160 mètres de long, est une œuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava. Le pont, qui a été inauguré en 2001, représenterait… un couple dansant le tango! Il réunit les deux rives du « Puerto Madero », d’anciennes installations portuaires converties en quartier branché!

Pour lire l'ensemble de nos textes sur Buenos Aires, cliquez sur le lien suivant pour obtenir la table des matières :Buenos Aires, Argentine

Bibliographie

Atlas en fiches, Buenos Aires, Éditions Atlas, 2008;

Cartoville - Buenos Aires, Guides Gallimard, 2014;

Buenos Aires, Le petit futé, 2014, 360 pages;

Encyclopédie libre Wikipédia, Argentine, Buenos Aires, Plaza de Mayo, Casa Rosada, et plusieurs autres pages;

Escale à Buenos Aires, Ulysse, 2014, 176 pages.

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