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Mais d’où proviennent les treize équipes de la Ligue de baseball junior élite du Québec

Jacques Lanciault, ex-collaborateur au site Internet de la LBÉQ

NDLR : Alors que j'oeuvrais au sein de la Ligue de baseball junior élite du Québec, j'avais, avec la collaboration des équipes, dressé un bref historique de chacune d'elles. J'ai profité des derniers jours pour le mettre à jour.

Mirabel, Québec, le 29 décembre 2018 - La « Ligue de baseball junior élite du Québec » (LBJÉQ), c’est en fait l’ancienne « Ligue de baseball Montréal junior élite ». Elle est devenue provinciale en 1995 lorsque quelques équipes de la Ligue junior majeure du Québec ont décidé de joindre les rangs du circuit montréalais.

Au cours de son histoire, le nom de la LBJÉQ a varié à maintes reprises. Lors de sa fondation par feu monsieur Gérard Thibault en 1948, elle portait le nom de « Ligue de Baseball royale junior ». Commanditaire oblige, elle devint par la suite la « Ligue de baseball junior du district de Montréal ». Elle s’est ensuite fait connaître sous le nom de la « Ligue de baseball Montréal Junior Élite ». En 1998, sous le règne du président Clément Trottier, la ligue s’est donné un nom qui reflétait bien son image provinciale soit : la « Ligue de baseball élite du Québec ». Ce n’est qu’en 2010 que le mot « junior » a été réintégré au nom du circuit. Il devint alors, Ligue de baseball junior élite du Québec.

Elle est loin l’époque où la ligue regroupait des équipes représentant différentes paroisses de la ville de Montréal. Aujourd’hui, sauf une exception, chacune des équipes représente une région du Québec.

L’Estrie a son Rocket de Coaticook, la région Richelieu-Yamaska ses Guerriers de Granby, l’Outaouais a ses Tyrans Jr Élite de Gatineau, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ses Voyageurs de Saguenay. De plus, les Pirates de Laval défendent les couleurs de leur région éponyme, alors que les Laurentides comptent sur les Bisons de Saint-Eustache. Le Royal de Repentigny est le club représentant la région Lanaudière, alors que les Ducs de Longueuil sont fiers de représenter la Montérégie. Les Orioles de Montréal sont les porte-étendard de la grande ville, les Aigles ceux de Trois-Rivières en Mauricie. Quant aux Cardinals de LaSalle, ils représentent pour leur part le Lac Saint-Louis. Seule la région de Québec compte plus d’une équipe : les Alouettes de Charlesbourg et les Diamants de Québec.

Mais comment donc se sont constituées les treize formations qui composent aujourd’hui la Ligue de baseball junior élite du Québec? Voici donc pour chacune d’elles un court texte qui présente une page de l’histoire de chacune des franchises de la LBJÉQ.

Alouettes de Charlesbourg 
C’est en 1978 que les citoyens de la ville de Charlesbourg voient naître leurs Alouettes lorsqu’une franchise dans la section Lamothe de la Ligue de baseball junior majeur du Québec est octroyée à l’Association du baseball mineur de Charlesbourg.

Dès leur début, les Alouettes se révèlent de fiers compétiteurs. Déjà, en 1980, ils remportent leurs deux premiers championnats : celui de leur section et celui de la ligue. En 1982, ils savourent leur premier championnat des séries éliminatoires.

En 1995, les Alouettes joignent les rangs de la Ligue de baseball Montréal junior (LBMJ) suite au désir des deux ligues de baseball junior et de Baseball Québec de créer un seul circuit junior à l’échelle de la province. Les Alouettes font une entrée fort spectaculaire au sein de la LBMJ, devenue en 1997 la Ligue de baseball élite du Québec (LBÉQ). Ils remportent le championnat des séries éliminatoires à leurs six premières saisons! Un record inégalé dans aucun sport, pas même chez les professionnels. Il va sans dire que les Alouettes sont fiers de détenir ce record et plusieurs autres d’ailleurs, datant de ces belles années.

En 2011, les Alouettes sont devenus les « Castors CDE » de Charlesbourg, et ce, suite à une entente de partenariat intervenue avec un commanditaire majeur, mais au début de la saison 2017, les Castors CDE sont redevenus les « mythiques » Alouettes de Charlesbourg.

La popularité du baseball junior a toujours été et est encore bien présente dans la région de Québec, et ce, grâce, bien sûr, à la belle rivalité qui existe entre les deux équipes du circuit élite de la région. Cette dualité permet de faire salle comble régulièrement au stade du parc Henri-Casault, là où les Alouettes disputent leurs matchs locaux.

Rocket de Coaticook
La ville de Coaticook a une longue, mais très longue histoire de baseball, surtout senior! Déjà dans les années 1950, une équipe de Coaticook, "les Canadiens" les représentait dans un circuit senior. Par la suite, le baseball a toujours été présent dans cette cité.

Après avoir vu l’équipe de Sherbrooke déménagé à Granby en 2011, les amateurs de baseball des Cantons-de-l'Est et surtout de Coaticook se sont mis à rêver du retour du baseball junior dans leur coin de pays.

Aidé par les dirigeants de l’équipe de la Ligue de baseball senior du Québec, le Big Bill de Coaticook, une demande de franchise a été déposée et acceptée par la LBJÉQ à l’automne 2013. La nouvelle concession du Rocket Big Bill de Coaticook a été accueillie dans le circuit Brulotte pour la saison 2014.

Après avoir porté le nom du Rocket Big Bill de Coaticook pour leurs trois premières saisons dans la LBJÉQ, l’équipe est devenue le Rocket « South Shore » de Coaticook en 2017.

La troupe du Rocket dispute ses matchs locaux au magnifique stade Julien Morin.

Les Tyrans Jr Élite de Gatineau 
À l’automne 2011, le circuit junior élite a accueilli favorablement une demande de nouvelle franchise provenant d’une association sportive de la région de l’Outaouais. La nouvelle équipe sera connue sous le nom de « Hull-Volant junior élite de Gatineau ».

La nouvelle équipe de la LBJÉQ a présenté un dossier des plus solides aux dirigeants du circuit élite étant appuyé entre autres par la ville de Gatineau, par le chapitre de l’Outaouais de Baseball Québec et surtout par l’Association athlétique et sociale du Hull-Volant, un organisme regroupant des bénévoles qui existe depuis maintenant 79 ans…

Le 12 décembre 2011, une séance de repêchage spéciale a permis au Hull-Volant junior élite de Gatineau d’accueillir ses 19 premiers joueurs junior élite.

Après sept saisons, le Hull-Volant, devient "Les Tyrans Jr Élite", alors que Stéphane Pétronzio, un monument du baseball élite en Outaouais, acquiert la franchise avec ses partenaires Sébastien Boucher et Phillippe Aumont.

Les Tyrans Jr Élite de Gatineau disputent leurs matchs à domicile au parc Sans-Cartier de Gatineau.

Guerriers de Granby 
Au tournant des années 80, les Athlétiques de Sherbrooke de la Ligue junior majeur du Québec attiraient de bonnes foules, grâce aux exploits des Mongeau, Doucet, Provencher, Benoît, Dusseault, et compagnie.

À cette époque, l’ancien stade Amédée-Roy, avec son architecture de béton poli, pouvait accueillir plus de 5 000 spectateurs par match. C’était d’ailleurs l’un des plus beaux stades de baseball au Québec.

Puis, dans les années 1990, les Athlétiques et au début des années 2000, les Bombardiers et leurs joueurs vedettes Pascal St-Pierre, Alain et Louis Lachance, Vincent Guay, Samuel Jutras, Martin Bergeron, Patrick Scalabrini, Dany Scalabrini et compagnie ont fait vivre de forts beaux moments de baseball aux amateurs Sherbrookois.

En 1995, l’équipe fait son entrée au sein de la Ligue de baseball Montréal junior et change de nom pour les Bombardiers de Sherbrooke.

En 2005, soit 10 ans plus tard, l’organisation sherbrookoise fait revivre la tradition en reprenant son ancien nom des Athlétiques, et ce, avec l’appui d’un commanditaire majeur, Bombardier produits récréatifs, d’où le nom d’Athlétiques BRP.

Mais la tradition de baseball en Estrie a pris naissance bien avant, en fait dans les années 1970, alors que les Pirates de Sherbrooke, de la Ligue Eastern faisaient courir les foules. Grâce à eux, les Sherbrookois ont vu défiler des joueurs qui ont par la suite fait leur marque dans le baseball majeur. Qui ne se souvient pas du releveur Kent Tekulve, cet as de la balle sous-marine, du receveur Ken Macha, qui a été gérant des A's d’Oakland, du 2e but Mario Mendoza, ou encore du sympathique voltigeur de droite Pablo Cruz ?

En 2005, l’organisation des Athlétiques BRP s’est vue décerner le titre d’organisation de l’année au sein de la Ligue de Baseball Élite du Québec.

Au terme de la saison 2009, une saison où les Athlétiques ont éprouvé de nombreuses difficultés à recruter des bénévoles au sein de leur organisation, la direction de l’équipe a décidé de transférer la franchise à Granby et de prendre le nom des Guerriers de Granby. En 2010, les Guerriers disputent leur première saison dans leur nouvelle ville où ils évoluent au magnifique stade Napoléon-Fontaine. Fort d’un commanditaire majeur, ils prennent le nom des Guerriers « Au grand bazar » de Granby.

Toutefois, à compter de la saison 2015, la formation de Granby a retrouvé son nom original, les Guerriers.

Cardinals de LaSalle 
L’équipe de LaSalle fait partie des cadres du circuit élite depuis 1984. Initialement connue sous le vocable des Caveliers de LaSalle, au milieu des années 1980, plus précisément en 1986, l’équipe change de nom pour les Blue Jays.

Puis, celle-ci et les Leafs de Verdun fusionnent en 1991 pour devenir les Cardinals de LaSalle. Dès leur naissance, les Cardinals de LaSalle représentent une puissance dans le circuit élite. On pourrait même parler de la naissance d’une dynastie au sein de la Ligue Montréal junior élite.

En 1991, à leur première saison, ils remportent le double championnat de la saison régulière et des séries éliminatoires. Puis, ils savourent des championnats de saison régulière en 1993, 1994, 1995 et 2002 en plus de remporter un championnat de section en 2000. Ils furent également sacrés champions des séries éliminatoires en 1993, 1994 et 1995.

L’année 1995 aura été celle des Cards. Qui ne se souvient pas des cinq matchs sans point ni coup sûr réussis par les artilleurs des Cards, dont trois par Yann Lachapelle à lui seul? D’ailleurs, les joueurs des Cardinals de LaSalle détiennent ou partagent encore 11 records d’équipe en saison, 7 records d’équipe lors d’une joute, 4 records individuels en offensive, 5 au monticule et 2 en défensive.

Puis, les Cardinals ont remis cela en 2008 et 2009 remportant le championnat de la saison régulière et celui des séries en 2009!

Bref, les Cards de LaSalle c’est l’histoire d’une équipe axée vers le développement du joueur, dans le but d’atteindre l’excellence. Les Cardinals disputent leurs rencontres locales au stade Éloi-Viau.

Pirates de Laval
Les Pirates de Laval sont nés des anciens Associés de Laval en 2015. Cette formation défend les couleurs de sa ville depuis 1983. Cette équipe de l’île Jésus a vu le jour grâce à la fusion de deux organisations de niveau junior élite, le Concorde de Laval et les Aigles de Laval. Ces deux équipes, l’une représentant l’Est de Laval (le Concorde) et l’autre l’Ouest (les Aigles), rivalisaient depuis les tout débuts du circuit junior montréalais. Chacune d’elle peut s’enorgueillir d’un passé glorieux.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les Associés sont une puissance au sein de la Ligue de baseball Montréal junior, une véritable dynastie, ils auront précédé celles des Cards de LaSalle. Ils accumulèrent championnats de saison régulière (1986, 1987, 1989, 1990 et 1992) ainsi que plusieurs titres en séries éliminatoires (1987, 1989 et 1992).

Depuis la fin des années 90, malgré une baisse importante du nombre de joueurs pratiquant le baseball sur l’Ïle Jésus, la formation lavalloise tente par tous les moyens de demeurer compétitive, ce qu’elle réussit avec un certain succès.

Au début des années 2000, en fait en 2001, les Associés ont aligné un des plus joueurs les plus talentueux et les plus spectaculaires à avoir pratiqué le baseball au Québec : Jonathan Malo. Mais l’appel des collèges américains et du baseball professionnel l’auront empêché de réécrire le livre des records de la Ligue de baseball élite du Québec.

En 2016, la formation lavalloise s'associe avec un commanditaire majeur et devient "Les Pirates Chevrolet 440 de Laval".

C’est au stade Marcel-Maheu du parc Montmorency que les Pirates disputent leurs rencontres locales.

Ducs de Longueuil 
Les Ducs sont une des plus vieilles organisations de baseball au Québec. Il y a du baseball junior à Longueuil depuis maintenant 51 ans. D’abord connus sous le nom de « Longueuil junior », puis de Marquis, ils sont rapidement devenus les Ducs et ont éventuellement adopté le « grand-duc » comme logo, se disant probablement que le hibou dégageait moins d’arrogance que le Duc de la noblesse.

L’équipe a été présidée par Émile Bouchard, alors défenseur étoile avec le Canadien de Montréal. Le premier joueur de troisième but fut Claude Gladu, qui fut également maire de Longueuil, et un des premiers joueurs de deuxième but fut Claude Potvin, qui fit ensuite sa marque comme joueur étoile des Quatre chevaliers à la balle-molle.

Chaque décennie, les Ducs ont trouvé le moyen d’arracher un championnat. La fin des années 1960 fut marquée par le passage du meilleur lanceur de l’histoire du baseball junior québécois : Gaétan Groleau. Si d’autres joueurs ont atteint le niveau professionnel, personne au Québec n’a jamais approché le record de Gaétan Groleau qui retira 287 frappeurs sur trois prises en 1967. Et que dire de sa saison 1968, alors qu’il établit d’autres records qui tiennent toujours : 20 départs, 14 matchs complets, 12 jeux blancs et une minuscule moyenne de points mérités de 0,36.

La fin des années 1970 vit les Ducs traverser une autre période faste sous la gouverne du coloré Réal Lelièvre. Ce fin stratège parvint à gagner un autre championnat, lui qui pouvait compter sur un des meilleurs lanceurs de son époque en Robert Henrichon.

En 1984, alors que l’équipe était dirigée par Mario Gabriel, elle s’empara du championnat des séries éliminatoires défaisant en grande finale l’équipe de LaSalle qui elle était sous la houlette de Serge Fournier. Puis, à la fin des années 1980, alors que Lelièvre toucha au rôle de directeur-gérant, il prit sous son aile un jeune gérant du nom de Sylvain Saindon. Le Longueuillois remporta un championnat à son tour, avant de revenir participer à la relance des Ducs et le mener à un autre titre en 2002, alors que l’équipe venait de fusionner avec ses ennemis jurés, les Diplomates de Saint-Hubert.

Les Ducs de Longueuil évoluent au parc Paul-Pratt.

Orioles de Montréal
En 1999, les propriétaires des deux dernières franchises ayant pignon sur rue dans l’ancienne ville de Montréal, soient les Athlétics de Rosemont et les Orioles d’Ahuntsic fusionnent. De cette entente naîtront les Élites de Montréal de la Ligue de baseball élite du Québec. La nouvelle formation élit domicile au parc Beaubien du quartier Rosemont, mais la ville de Montréal les relocalise dès leur deuxième saison au parc Ahuntsic. Puis, pour la saison 2008, les Élites reviennent aux sources et reprennent le nom des Orioles… tandis que quelques années plus tard, le parc devient le stade Gary Carter!

Les Élites n’ont pas perdu de temps pour atteindre les sommets du circuit élite. En 2000, ils gagnent le championnat de leur section, puis en 2001 ils terminent au sommet du classement général de la ligue et remportent leur première coupe du président en séries.

Les Athlétics de Rosemont, nés en 1995 du déménagement des Olympiques de Maisonneuve qui eux avaient obtenu leur franchise au sein de la Ligue en 1989, avaient, avant de fusionner avec les Orioles d’Ahuntsic, acquis les Monarques de Montréal-Nord en 1996.

Quant aux Orioles d’Ahuntsic, ils sont l’une des plus vieilles franchises de la Ligue de baseball Montréal junior. C’est en 1981 que les Orioles sont arrivés dans le quartier Ahuntsic. Cette année-là, le « Club de Baseball Junior d’Ahuntsic » a acheté une des franchises originales de la LBMJ, les Orioles de Rosemont, qui elle était au sein de la Ligue depuis bien avant les années 1970.

Mais bien avant, c’est-à-dire à la fin des années 1960, une équipe de la LBMJ représentait Ahuntsic, les Pirates. Plusieurs grands noms du sport ont tour à tour porté les couleurs de cette formation du nord de la ville, dont Claude Mailhot, Ron Fournier, Michel Dion, Pierre Lacroix et Stéphane Richer. De plus l’illustre Maurice « Rocket » Richard a été un des présidents de l’équipe dans les années 1960. Ces pionniers ont pavé la voie à nos jeunes. Leurs efforts ont pour résultat qu’encore aujourd’hui le baseball est toujours vivant à Montréal.

En 2011, les Orioles sont devenus les « Orioles “Les 3 Brasseurs” de Montréal, et ce, suite à une entente de partenariat intervenue avec un commanditaire majeur. En 20 016, les Orioles sont redevenus tout simplement les Orioles, eux qui ont aujourd'hui ajouté "Desjardins" à leur nom.

Les Orioles disputent leurs matchs locaux au stade Gary Carter du parc Ahuntsic.

Diamants de Québec
En 1994, les Patriotes de Sainte-Foy et les Ambassadeurs de la Rive-Sud se regroupent pour former les “Diamants de Québec”, une nouvelle formation qui fait son entrée au sein de la Ligue de baseball élite du Québec. Disputant ses matchs locaux au magnifique stade Municipal de Québec, cette équipe attire au-delà de 27 000 spectateurs dès sa première saison.

De 1995 à 2012, les Diamants ont attiré un total 153 865 amateurs de baseball. Les Diamants ont ainsi contribué à créer un engouement pour le baseball dans la région de Québec.

Le record pour un match : 3651 spectateurs ont été dénombrés lors d’une rencontre opposant les Diamants à leurs éternels rivaux locaux, les Alouettes de Charlesbourg. Ils ont bien préparé le terrain à l’avènement du baseball professionnel à Québec.

La désignation “Les Diamants” a été retenue en raison des associations existant entre ce nom, le baseball et l’histoire de la ville de Québec. Le Cap Diamant est lié aux origines de la ville et fut longtemps un élément symbolique pour identifier Québec. Au baseball, le mot diamant est couramment utilisé pour désigner le champ intérieur.

Les couleurs dominantes choisies afin de représenter l’équipe sont le bleu et le rouge. Le bleu identifie l’équipe à la ville de Québec qui utilise le bleu pour sa signature. Le rouge fait référence à la couleur jadis portée par les ex-Patriotes de Sainte-Foy et les ex-Ambassadeurs de la Rive-Sud, formations d’où provenaient pas moins de 15 joueurs de la première édition des Diamants.

En 2004, les Diamants, dirigés par l’entraîneur Martin Pouliot, ont conquis le championnat de la saison régulière, établissant, avec leurs 42 victoires, une nouvelle marque de 59 ans d’histoire de la Ligue.

Puis au début de l’année 2012, après avoir cohabité ensemble pendant 13 ans, les Capitales de Québec de la Ligue professionnelle de baseball indépendant Can-Am et les Diamants décident d’unir leurs destinées. Les Diamants de Québec deviennent donc les Capitales juniors de Québec pour la saison 2012… avant de redevenir les Diamants en 2013.

Les Diamants disputent leurs matchs à domicile au stade municipal de Québec... devenu, depuis le 1er janvier 2017, le stade Canac!

Royal de Repentigny 
En 1991, les propriétaires de la franchise des Indiens de Rosemont de la Ligue de baseball Montréal junior, déménagent leur équipe à Repentigny. L’équipe prend alors le nom du Royal.

La population de la région Lanaudière adopte rapidement le Royal, remplissant régulièrement les gradins du parc Champigny pour voir évoluer et encourager les jeunes vedettes, dont notamment celui qui deviendra un jour le premier Québécois, et toujours le seul d’ailleurs, à remporter le trophée Cy Young dans la Ligue nationale de baseball, des Dodgers de Los Angeles, Game Over, Éric Gagné.

Mais le baseball junior élite avait déjà connu ses heures de gloire à Repentigny. En effet, dans les années 1970, plus précisément de 1971 à 1981, le 300 de Repentigny présentait année après année des équipes compétitives au sein de la Ligue Montréal junior.

En 1975, le 300 de Repentigny remporte le championnat de la saison régulière. Puis, en 1977, le 300 remporte cette fois-ci le championnat de la saison régulière et celui des séries éliminatoires de la Ligue de baseball Montréal junior.

En 1998, le Royal de Repentigny a remporté le championnat de la section Nord-Est de la Ligue de baseball élite du Québec. Finalement, en 2007, les Royals qui ont terminé au 8e rang du classement de la saison régulière ont surpris tout le monde accédant à la grande finale des séries éliminatoires, s’inclinant lors du septième et décisif match de l’année.

Le Royal dispute ses matchs à domicile au parc Champigny.

Voyageurs de Saguenay 
En 1982 un groupe d’hommes de baseball de Jonquière demande et obtient une franchise au sein de la Ligue de Baseball junior Majeur Élite du Québec (LBJMQ). C’était le début d’une longue histoire d’amour entre les amateurs de baseball du Saguenay et leur équipe de baseball, les Voyageurs de Jonquière.

En 1995, lors de la dissolution de la LBJMQ, les Voyageurs de Jonquière, comme les Alouettes de Charlesbourg, les Diamants de Québec, les Athlétiques de Sherbrooke et les Olympiques de Drummondville joignent les rangs de la Ligue de baseball Montréal junior (LBMJ), formant ainsi un seul circuit junior élite à l’échelle de la province.

Au cours de son passage au sein de la Ligue de Baseball junior Majeur Élite du Québec, les Voyageurs ont remporté trois championnats de saisons régulières et trois championnats de séries éliminatoires.

L’organisation des Voyageurs de Jonquière a mérité en deux occasions le titre prestigieux d’organisation de l’année, dont son dernier en 2002 au sein de la LBÉQ.

Suite aux fusions municipales du début des années 2000, la ville de Jonquière a été fusionnée à la nouvelle grande ville de Saguenay. Dans la foulée, les Voyageurs sont devenus les Voyageurs de Saguenay.

Puis, les Voyageurs se sont identifiés à leurs commanditaires devenant dans un premier temps (2003-2006) le Paramédic Voyageur de Saguenay, puis (2007 et 2008) Les Voyageurs Maestro de Saguenay.

La population du Saguenay est toujours très fière de son équipe et encore aujourd’hui les Voyageurs attirent une foule nombreuse et bruyante lors de ses parties locales disputées au stade Richard-Desmeules de Jonquière.

Bisons de Saint-Eustache 
Au terme de la saison 1986 de la Ligue de baseball Montréal junior élite, les Pirates de Saint-Jean abandonnaient leur franchise. La Ligue n’hésite pas et transfère cette concession à un groupe d’homme de baseball de Saint-Eustache.

Les nouveaux propriétaires nomment leur équipe les “Ducs de Saint-Eustache”, décision qui n’a pas l’heur de plaire aux Ducs de Longueuil. Ils réagissent sur le coup, demandant à la direction de la Ligue que la nouvelle équipe de Saint-Eustache change de nom. Ce qui fut fait, la nouvelle équipe s’appellerait dorénavant : les Bisons.

Trois saisons plus tard, les Bisons, dirigés par Bernard Héneault, créaient toute une surprise remportant la Coupe du président, l’emblème de la suprématie en séries éliminatoires au sein de la Ligue de baseball Montréal junior.

Malgré une très puissante équipe au milieu des années 1990, les Bisons devront patienter jusqu’en 2003 avant de remporter un autre championnat des séries.

En 1995, l’équipe représentant la région des Laurentides au sein du nouveau circuit provincial a remporté le championnat de sa conférence, la conférence métropolitaine. L’année suivante, les Bisons remportent le championnat du classement général et en 1997, ils coiffent le classement de la section Nord-Ouest de la Ligue de baseball élite du Québec (LBÉQ).

Les Bisons, qui reçoivent année après année un appui inconditionnel de la ville de Saint-Eustache, ont été honorés à titre d’organisation de l’année au sein de la LBÉQ en 2000 et 2001.

Dans les années 2010, les Bisons ont associé les Caisses Desjardins à leur nom, devenant les Bisons "Desjardins" de Saint-Eustache.

La formation eustachoise évolue au parc Clair-Matin de Saint-Eustache.

Aigles de Trois-Rivières 
Les Aigles de Trois-Rivières ont joint les rangs de la Ligue de baseball Montréal junior (qui deviendra plus tard la LBÉQ) en 1994. Mais, c’est bien avant cette date que la belle histoire d’amour entre les Trifluviens et leur équipe de baseball des Aigles de Trois-Rivières junior a commencé.

Le stade de l’Exposition ayant un cachet bien particulier, le baseball professionnel s’y est rapidement installé au début du siècle. Dans les années 1960, ce sont les Aigles de Trois-Rivières de la ligue Eastern, une équipe-école de classe AA des Reds de Cincinnati qui sont les favoris de la capitale de la Mauricie.

Puis, lorsque les Reds ont mis fin à leur association avec la ville de Trois-Rivières, en 1971, les Aigles juniors sont nés. Ils ont évolué de 1972 à 1993 au sein de la Ligue junior majeur du Québec et à compter de 1994 au sein de la Ligue de baseball Montréal junior élite..

En 2003, la ville de Trois-Rivières a rebaptisé le stade au nom de stade Fernand-Bédard en hommage à un Trifluvien qui fut de tous les projets baseball de la région.

L’histoire des Aigles est jalonnée de grands moments dont ceux-ci : 1984, les Aigles remportent le Championnat canadien, chez eux à titre d’équipe hôtesse de la compétition; 1989, les Aigles sont les hôtes du Championnat mondial de baseball junior; 1999, les Aigles sont les hôtes du Championnat de baseball sélect; 2004, les Aigles sont les hôtes du Championnat canadien de baseball junior et attirent plus de 15 000 spectateurs en quatre jours de compétition; 2005, les Aigles sont les hôtes du Championnat canadien de baseball midget et ils remportent la Coupe du président de la LBÉQ.

En 2008, les Aigles se sont associés avec un commanditaire majeur et sont devenus, les Aigles Plante Sports de Trois-Rivières.

En 2016, le stade Fernand Bédard change de nom, commanditaire oblige, devenant ainsi le stade Stéréo +!

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