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Du talent dans la famille Brodeur

Claude, le frère de Martin, sera admis au Temple de la ­renommée de Softball Québec

Revue de presse

Benoît Rioux, Journal de Montréal, le 17 novembre 2016

Famille Brodeur

En marge de son intronisation au Temple de la renommée de Softball Québec samedi, Claude Brodeur reçoit les plus grands éloges de son petit frère Martin.

«C’est mon grand frère et tu idolâtres toujours un grand frère, a d’abord indiqué l’ancien gardien des Devils du New Jersey lors d’une généreuse entrevue téléphonique accordée cette semaine. Je sais que j’ai eu une carrière spéciale, mais je persiste à croire que si j’avais eu le talent de Claude, j’aurais fait encore plus.»

Photo ci-dessus : La famille Brodeur.

Venant du gardien comptant le plus grand nombre de victoires dans l’histoire de la Ligue nationale de hockey, la déclaration a de quoi étonner.

Claude a d’abord joué au baseball, signant un contrat avec l’organisation des Expos en 1980. Au niveau A faible, à ­Jamestown, il était d’ailleurs un bon ami d’Andres Galarraga. Lanceur gaucher, Claude Brodeur a toutefois subi une déchirure musculaire au bras, ce qui a mis fin prématurément à sa carrière.

«Il n’y a pas beaucoup de Québécois qui ont été aussi loin que lui dans le baseball dans ces années-là, a repris ­Martin. Si sa blessure s’était produite de nos jours, probablement que la médecine lui aurait permis de poursuivre sa carrière.

«J’ai toujours un certain regret face à la façon dont tout s’est terminé, mais il faut bien finir par l’accepter», a lui-même mentionné Claude, qui avait seulement 21 ans au moment d’être blessé.

Au Temple avant Martin
Puissant frappeur et joueur de premier but émérite, Claude Brodeur s’est finalement tourné vers la balle-lente. Il s’est distingué dans plusieurs compétitions nationales, représentant notamment La taverne du Boulevard, L’Action Disco Club et Air Transat.

En apprenant sa nomination par ­Softball Québec, le prochain intronisé a par ailleurs lancé une boutade à son ­petit frère.

«Je vais être élu au Temple de la renommée avant toi», lui a-t-il glissé, en éclatant de rire.

Martin l’a trouvé drôle, témoignant à nouveau d’une grande fierté face à son aîné.

«J’ai toujours cru que ce n’était pas moi le plus talentueux de la famille, mais bien Claude, a insisté le célèbre gardien aux 691 victoires. Il était bon dans tout ce qu’il touchait.»

Souvenirs de golf
Martin se rappelle notamment certaines rondes de golf avec leur père Denis et leur frère Denis junior, disputées jadis dans le coin de Saint-Jean-de-Matha.

«Claude prenait un fer 4 pendant que nous avions notre driver et il envoyait la balle plus loin que nous», s’est souvenu Martin, en riant de bon cœur.

« TI-GUY » ÉMOND PARMI LES IMMORTELS
Le bon Guy Émond parle un peu plus lentement qu’avant, ce qui demeure un débit plus rapide que celui de bien des gens. Il retrouve toutefois sa verve habituelle quand il est question de son passé de joueur de balle-molle et sa prochaine intronisation, samedi, comme «membre des médias» au Temple de la renommée de Softball Québec.

«Je n’aurais jamais pensé, ça me fait quelque chose», a-t-il indiqué depuis sa nouvelle résidence, le Centre intégré de santé et de ­services sociaux de ­Lanaudière.

Puis s’enchaînent aussitôt les ­nombreuses anecdotes de «Ti-Guy».

«En 1981, c’était moi le lanceur pour la saison complète avec l’équipe des Canadiens de ­Montréal, a-t-il raconté. C’est Claude Mouton qui était l’entraîneur et qui m’avait demandé pour jouer.»

Selon Émond, Mark Napier était possiblement le meilleur frappeur de l’équipe.

«Ken Dryden aussi savait jouer à la balle», a-t-il mentionné au ­passage.

«On avait gagné tous nos matchs, sauf le dernier de la saison, à Lévis. Il y avait 10 000 personnes dans les estrades. On menait 3 à 1 et on a perdu 5 à 3», a-t-il raconté.

Pensée pour son père
Parmi ses autres exploits sur le terrain, il y a eu ces nombreux affrontements contre les 4 Chevaliers. Peut-être une cinquantaine de ­parties au total.

«Je n’ai jamais gagné contre eux, mais on a fait match nul une fois, a affirmé Émond. Ç’avait fini 5 à 5 à Victoriaville et Gilbert Perreault avait frappé un circuit pour nous autres.»

Quand il est question de balle-molle, «Ti-Guy» a une pensée immédiate pour son défunt père Phil, qui avait été lanceur dans l’aviation canadienne. Il mentionne la fois où son paternel avait vaincu son vis-à-vis au monticule Bill Durnan, ancien gardien du Tricolore.
À l’écouter jaser, on se souvient que c’est ça, «Ti-Guy» Émond: un être passionné au possible.

Au-delà de ses exploits sur le terrain, Émond traitait souvent de balle-molle dans ses chroniques publiées dans Le Journal de Montréal. Cette intronisation au Temple de la renommée de Softball Québec, il ne l’a définitivement pas volée.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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