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Un miraculé sous le choc

Michel Laplante peine à comprendre comment il a survécu au crash qui a tué son ami Bob Bissonnette

Revue de presse

Jean-Nicolas Blanchet, Le Journal de Québec, le 6 septembre 2016

Michel Laplante

CAMPBELLTON | «J’aurais partagé les douleurs de ce désastre afin que les deux autres soient en vie.» C’est ce qu’a soufflé au Journal le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, hospitalisé à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, lundi soir.

Peu d’intervenants ne comprennent comment il a pu s’en sortir. Encore moins qu’il puisse s’en tirer sans blessure sérieuse. Jean-Yves Raymond, pompier volontaire et ambulancier, a été un des premiers à l’épauler. «Avec un tel impact, oui», ça ressemble à un miracle, dit-il. L’hélicoptère filait à plus de 140 km/h juste avant l’impact.

Photo ci-dessus : Michel Laplante a survécu au crash qui a tué son ami Bob Bissonnette.

«Non, je n’ai aucune idée pourquoi je suis vivant. Je ne comprends pas. Non», explique Michel Laplante, avec plusieurs longs silences pensifs. Il est amoché, mais il va bien. Ses pensées vont seulement aux «deux chums» qui l’accompagnaient et avec qui il venait de passer un week-end de rêve. «On est allé à la pêche aux pétoncles le matin et après, on survolait la baie des Chaleurs dans un soleil parfait. C’était serein, c’était tellement beau. On s’est arrêté gazer, on s’est regardé et on est parti à rire. On s’est dit: est-ce que c’est ça la vie? On était heureux».

L’artiste et son ukulélée
PDG des Capitales de Québec, Michel Laplante, a eu la vie sauve.

Avant que l’hélico décolle, Bob, a même sorti son ukulélé pour lui jouer deux de ses nouvelles chansons. «J’étais complètement vendu. Il se donnait tellement, comme toujours (...) Bob, pour moi, n’était pas tuable. Les gens qui le connaissent, de penser vivre sans lui dans les prochaines années, avec tous ses projets, c’est dur».

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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