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Castries… et sa très belle cathédrale de l’Immaculée-Conception!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 11e d’une série de reportages relatifs à une croisière dans les Antilles du sud, incluant un court séjour dans le sud de la Floride au préalable, réalisée au printemps 2015!

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Castries, Sainte-Lucie, mercredi 18 mars 2015 – Déjà la troisième escale de notre croisière de 14 jours dans les Antilles du sud. Aujourd’hui, nous débarquons à Castries, la capitale de l’île de Sainte-Lucie, une île découverte par les Espagnols, mais colonisée par les Français… qui devient possession britannique en 1814. Toutefois, depuis 1979, Sainte-Lucie a acquis son indépendance. Nous y retrouverons quelques vestiges de la langue française, mais peu, alors que dans ce pays, aujourd’hui membre du Commonwealth, on conduit à droite… comme ailleurs dans le Royaume-Uni!

La plus visible des références à la langue française est sans aucun doute le nom même de la capitale, Castries, un nom qui vient de Charles Eugène Gabriel de La Croix, marquis de Castries... nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia.

Photo ci-dessus : Les cathédrales que l’on retrouve dans les Antilles n’ont rien à voir en superficie, en splendeur et en richesse à celles que l’on retrouve en Europe, mais elles se démarquent de celles des vieux pays par leurs décorations multicolores! Ici la cathédrale de l’Immaculée-Conception sise au cœur de la capitale de Sainte-Lucie, Castries.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Autre levée tôt ce matin, car nous avons l’occasion aujourd’hui de découvrir, en partie du moins, l’île de Sainte-Lucie.

Les météorologues prévoient encore une belle journée… chaude, le mercure devant atteindre les 30 degrés Celsius.

La descente du bateau se fait directement sur le port ce matin, pas de tenders à utiliser. Donc, c’est très rapide. En fait, dès 8 h 15 nous foulons la terre ferme du port de Castries, où le quai de débarquement donne directement sur la place Carenage… et ses boutiques hors taxes!

Place Carenage, Castries, île de Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Pour accéder au centre-ville de Castries en provenance du port, il faut traverser les boutiques hors-taxes et autres de la place Carenage.

Nous sommes à deux pas du centre-ville et du Walcott Square, dans l’entourage duquel se situe la cathédrale de l’Immaculée-Conception, notre première destination du jour.

En nous y rendant, de très nombreux chauffeurs de taxi, des guides, en fait n’importe quel quidam, nous offrent leurs services pour nous guider à travers la ville… et surtout à l’extérieur de celle-ci pour nous faire découvrir leur île. C’est particulièrement exaspérant.

Nous passons devant l’Hôtel de Ville, dans la cour de laquelle il y a une statue d’un des premiers premier ministre de Sainte-Lucie, Sir John George Melvin Compton (1925-2007), qui a tenu les guides du pays de 1964 à 1979. On le désigne d’ailleurs comme le « Père de la nation ».

Sir John George Melvin Compton, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Le père de la nation, sir John George Melvin Compton.

Nous passons par le Welcome Center, mais il n’ouvre qu’à 9 heures.

La cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception
Nous continuons vers la cathédrale que nous apercevons, pas très loin, devant nous.

Nous arrivons devant celle-ci, elle qui date de 1899. C’est un long bâtiment en brique qui s’étire sur 200 pieds de long par 100 de large. C’est la plus grande église des Caraïbes!

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : La grande cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception de Castries.

Nous entrons à l’intérieur. Le toit est en bois et la décoration est multicolore. Il y a plusieurs fenêtres en vitrail de chaque côté de l’église qui sont ouvertes pour laisser entrer l’air frais.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photos ci-dessus : Une église toute en couleur!

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photos ci-dessus : De magnifiques vitraux décorent les fenêtres latérales.

Il y a des fresques d’un artiste local et plusieurs plaques de marbre sur les murs rendant hommage à des personnes disparues depuis longtemps et, souvent, ces plaques affichent des textes en français.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Une plaque commémorative… dont le texte est en français.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Une belle pietà… avec une robe d’un bleu éclatant.

Nous voyons une plaque honorant la mémoire de monseigneur Charles Gachet qui fut le premier évêque du diocèse de Castries. Ce dernier était né en Vendée, en France, en 1911. Il est décédé ici à Castries en 1984.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Une statue de l’archange Saint-Michel terrassant le dragon.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Une banderole qui nous rappelle que : « Nous sommes nés de la poussière et que nous retournerons poussière! »

Nous sortons et marchons vers le clocher situé à côté de l’église.

Cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Le clocher de la cathédrale basilique de l’Immaculée-Conception à Castries… avec son horloge.

Derek Walcott Square
Puis, nous nous rendons au Derek Walcott Square situé tout près.

L’endroit a été nommé en l’honneur de Derek Walcott, un poète et dramaturge saint-lucien, né en 1930, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1992.

Derek Walcott Square, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Buste de Derek Walcott dans le « Derek Walcott Square ».

Derek Walcott Square, Castries, Sainte-Lucie

Derek Walcott Square, Castries, Sainte-Lucie

Photos ci-dessus : À l’intérieur du parc du Derek Walcott Square, il y a un arbre âgé de plus de 400 ans, un saman, aussi appelé « arbre à pluie ».

Le parc est bien aménagé avec une belle petite fontaine en son centre. Outre le buste de Walcott, que nous avons présenté ci-dessus, il y a également celui de sir William Arthur Lewis, un natif de l’île qui, quant à lui, a reçu le prix Nobel d’économie en 1979.

Derek Walcott Square, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Le parc du Derek Walcott Square est bien aménagé et très propre.

Derek Walcott Square, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Le buste de sir William Arthur Lewis, prix Nobel d’économie en 1979.

Il y a également un monument tout blanc érigé à la mémoire des résidents de Sainte-Lucie morts durant les deux grandes guerres.

Castries Central Library, Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Tout près du square, il y a la Castries Central Library, une bibliothèque ouverte en 1924… qui a été détruite par le feu en 1948 et reconstruite en 1950.

Une petite expédition jusqu’à Pigeon Island!
Alors que nous nous dirigions vers le marché, un homme d’environ une soixantaine d’années nous accoste et nous offre de nous amener à Pigeon Island, là où il y a un parc national où nous avions prévu nous rendre.

Nous hésitons, car le bateau doit lever l’ancre à 15 heures et que nous avions noté que Pigeon Island était situé à 1 h 45 de route de Castries.

Nous avions certainement mal évalué la distance, car Jérôme, c’est le nom de celui qui nous offre ses services, nous garantit un retour dans deux heures, soit vers 11 heures 30. Pour sa course, il nous demande 30 $ É.-U., ce qui nous apparait raisonnable.

Nous partons avec lui à 9 h 30.

Tout au long du trajet, il joue les guides parlant, pour nous plaire, dans un mélange de français et d’anglais.

Nous passons devant une école secondaire en brique blanche et rouge « qui, dit-il, a été construite grâce au Canada et à son premier ministre Pierre-Elliot Trudeau »!

Nous sortons de la ville de Castries et passons devant l’Hôtel Sandals.

Évidemment, la région est luxuriante. Notre guide attire notre attention sur la présence de manguiers, de pamplemoussiers, de bananiers, d’avocatiers, de citronniers et de goyave.

Nous arrivons à Rodney Bay où il y a une série d’hôtels bien entretenus qui se suivent l'un après l’autre. Nous nous arrêtons quelques minutes pour nous rendre sur la plage.

Rodney Bay, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : La place de Rodney Bay… et tout au loin, la pointe de Pigeon Island, là vers où nous nous rendons.

Nous repartons une dizaine de minutes plus tard… le chapeau de Céline en moins, nous l’avons perdu, probablement en descendant du véhicule de notre guide.

Nous poursuivons notre route sur une voie étroite et mal entretenue, un peu à l’image des rues de Montréal au printemps, qui nous amène à Pigeon Island… où nous descendons.

À notre droite une plage s’ouvre sur l’Atlantique et nous pouvons apercevoir au loin la Martinique. À notre gauche, le complexe Sandals prend place… sur la mer des Caraïbes, et où il y a des parasols de toutes les couleurs, ce qui égaie la plage.

C’est ici que se trouve le parc national de Pigeon Island qui s’étend sur 18 hectares qui font l'objet d'un classement protégeant les lieux de toute construction immobilière.

Le parc est composé de deux collines verdoyantes. Le site offre de merveilleux panoramas, deux petites plages, deux restaurants et de plusieurs activités de loisirs, mais pour y entrer, il faut payer et, pour nous, il est déjà presque temps de revenir vers Castries.

Nous nous promenons jusqu’à la mer et repartons une quinzaine de minutes plus tard.

Le chemin du retour se fait allègrement et effectivement, nous sommes de retour à Castries à 11 h 30, où, avant de rentrer au bateau, nous nous promenons dans le marché local… Il y a de nombreux étals de poissons frais, de nourriture de toute sorte, de vêtement, d’artisanat, etc.

C’est excessivement humide, surtout lorsque nous nous déambulons dans le marché couvert où la marchandise est tellement dense que nous avons des difficultés à y circuler.

Nous revenons au bateau vers midi et allons dîner à la belle salle à manger du restaurant « Le Rotterdam ». Dîner grand service ce midi!

Nous revenons à la cabine vers 13 h 30 dans le but de profiter du soleil et de notre balcon donnant sur le port!

Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Tout près de notre bateau, le « Bona Fortuna » de la compagnie italienne Costa est lui aussi amarré.

Vers 15 heures, on nous annonce un problème technique avec le moteur du bateau! On ajoute qu’au lieu de quitter Castries à 15 heures comme prévu, nous ne partirons pas avant 18 h 30… Du coup, on annule un arrêt photo que nous devions faire vers 18 heures à la Soufrière, au nord de l’île!

C’est très dommage, car je me faisais une joie de photographier les deux « pitons » qui y prennent place. En fait, Soufrière est une ville qui donne sur un volcan de l'île de Sainte-Lucie dont une partie de la caldeira est submergée par la mer des Caraïbes. Il en ressort entre autres deux pitons, le grand et le petit, qui sont devenus des attractions touristiques à ne pas manquer.

Si c’est dommage pour nous, ce l’est encore plus pour ceux qui sont partis en excursion à cet endroit ce matin. Le bateau devait les prendre en passant. Au lieu de cela, ils doivent « se taper » le trajet de retour en autobus!

Les problèmes sur le MS Maasdam commencent à se multiplier, c’est un peu inquiétant!

Avoir su que le départ serait reporté, nous en aurions profité pour y aller d’une balade dans le parc national de Pigeon Island.

Castries, Sainte-Lucie

Photo ci-dessus : Notre bateau est amarré tout près du port commercial de Castries, qui regorge de « containers »!

Nous décidons donc d’aller oublier notre déception au « Crow’s Nest » pour prendre l’apéro. Par la suite, nous filons au restaurant Canaletto, où nous avons réservé une table pour 19 heures.

Ce n’est que lorsque nous nous installons à une table de ce restaurant, que le bateau quitte Castries!

Le Canaletto est un restaurant où il faut payer un supplément pour y prendre nos repas. D’entrée de jeu, nous constatons que le service est très lent, mais il n’y a rien qui presse.

La nourriture toutefois, trop généreuse, est délicieuse.

Céline se régale en entrée d’une salade composée entre autres de noix, de navet et de fromage gorgonzola, le tout arrosé d’une vinaigrette aux framboises. Puis, son plat principal est un spaghetti pommodoro délicieux… Pour dessert, elle a droit à deux verrières de gélato aux pistaches! Le tout arrosé d’une coupe d’un excellent pinot grigio.

Quant à moi, j’apprécie au plus haut point ma soupe aux fruits de mer, mon veau picata servi sur un nid de cheveux d’ange et un énorme, mais vraiment énorme, tiramisu…

Pour faciliter la digestion, nous marchons sur la Walk Around Promenade sur le pont numéro 6.

À suivre…
Bridgetown, la capitale de la Barbade!

St Mary’s Church, Bridgetown, Barbade

Photo ci-dessus : La très belle église anglicane épiscopale St Mary’s Church de Bridgetown.

Remplis sous: Antilles, Voyages Mots clés:
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  1. Manifestement cette basilique de l’Immaculée conception est métallique. J’aimerais savoir où elle a pu être produite, et quand. Merci de toute information .
    marc.braham@yahoo.com

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