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Juin/14
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Liaison Cadix – Séville – Faro… abracadabrantesque!

Textes et photos de Céline et Jacques Lanciault

Marina de Faro, Faro, Portugal

Faro, Portugal, Vendredi 6 juin 2014 - C’est au terme d’une journée rocambolesque, c’est le moins que l’on puisse dire, que nous sommes arrivés à Faro au Portugal. Récapitulons!

Premièrement, soulignons que ni le train ni l’autobus n’offrent de liaison directe Cadix (Espagne) à Faro (Portugal). Nous n’avons pas trouvé non plus de liaison ferroviaire directe nous amenant de l’Espagne à Faro, pas plus qu’il ne semble possible de louer une automobile en Espagne et de la remettre au Portugal. Nous devons donc nous rendre à Séville pour prendre un autobus qui nous mènera à Faro.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Photo ci-dessus : Après une journée de vives émotions dans nos transports, il faisait bon, en soirée, de regarder de notre balcon de chambre d’hôtel la magnifique et paisible petite marina de Faro au Portugal.

Nous quittons Cadiz en train à 9 h 40 et arrivons à la gare Santa Justa de Séville un peu avant 11 h 30. Avant de nous rendre en taxi à la gare routière de Padro San Sebastian, d’où part notre autobus pour Faro à 14 h 30, nous décidons de dîner à la gare Santa Justa, sachant que celle de Padro San Sebastian offre très peu de service, notamment quant à la restauration.

Ce n’est qu’à 13 h 15 que nous sautons, avec nos gros bagages, dans un taxi qui nous mène rapidement à la gare routière de Padro San Sebastian. Là, une première mauvaise surprise nous y attendait. Bien que notre car part bien de cet endroit à 14 h 30… il n’y a pas de comptoir de la compagnie d’autobus, donc impossible pour nous d’y acheter nos billets. La préposée à l’information de la gare nous précise qu’il faut acheter nos billets, soit par Internet, soit dans une autre gare, en l’occurrence celle de la plaza de Armas, elle qui est située à un jet de pierre d’où nous étions hébergés à Séville… mais à une quinzaine de minutes en taxi d’ici.

Étant donné qu’il n’y a pas d’accès Internet dans la gare et sans plus attendre, je saute dans un taxi et je me rends à la gare de la plaza de Armas… là où une autre mauvaise surprise m’attendait. Après avoir attendu une trentaine de minutes en file pour atteindre le guichet, on m’avise qu’il n’y a plus de place et qu’il faut prendre l’autobus suivant… qui lui part à 23 h 30!

Que faire d’autre que d’accepter et d’acheter nos billets! Au moment de tendre mes euros à la guichetière, un Chilien avec qui j’ai discuté dans la file d’attente me tape sur l’épaule et me dit qu’une autre compagnie de bus offre un départ pour Faro à 16 heures. Il m’indique le numéro du guichet, je remise mon argent et je file au dit guichet… tout au bout de la longue queue de personnes attendant pas toujours patiemment!

Finalement, j’atteins le guichet! Eurêka, il y a de la place pour le départ de 16 heures. Mais, il est pratiquement 14h15 et mes trois compagnons de voyage sont toujours à la gare routière de Padro San Sebastian. Ça me laisse le temps de m’y rendre et de revenir avec eux avant le départ du bus. J’achète les billets et je saute dans un taxi en lui indiquant que je suis pressé « deprisa, deprisa »!

J’arrive pile-poil à 14h30! En me voyant, mes compagnons de voyage commencent à ranger nos bagages dans le porte-bagages de l’autobus! De loin, je leur crie, « Non, il n’y a plus de place, nous ne partons qu’à 16 heures… de la plaza de Armas! ». Ils sont consternés et ne me croient pas!

Je les rejoins alors que l’un d’eux est en discussion avec le chauffeur du car. Ce dernier nous demande de laisser les bagages à l’intérieur, qu’il accepte de nous prendre. « C’est impossible lui dis-je! On a refusé de me vendre des billets, car il n’y avait plus de place. De plus, j’ai acheté des billets avec une autre compagnie! » Il regarde mes billets et dit : « Aucun problème me répond-il, prenez place! »

Après avoir hésité quelques instants nous montons dans l’autobus, qui n’est qu’à moitié plein, nous nous assoyons… et il part. Mais, il se rend à la gare de la plaza de Armas, là où je faisais la queue tantôt, et où de nombreux autres voyageurs attendent pour grimper dans le car!

Finalement, les derniers voyageurs embarquent. Il manque une place. Nous craignons d’être chassés du bus! Mais, le chauffeur demande plutôt à une dame seule de s’asseoir à côté de lui, sur le siège généralement réservé au guide touristique! Puis, alors que nous sommes encore tout éberlués, le car prend son envol!

Sans encore comprendre comment une telle situation a été possible, nous arrivons à Faro… à 16 45, avec pratiquement 30 minutes d’avance sur l’horaire prévu!

Nous descendons, récupérons nos bagages, traversons la rue et sautons dans un taxi.

Après avoir réussi à placer tous nos bagages dans le coffre arrière, le chauffeur prend place derrière le volant et nous demande, en français, par acquit de conscience… « à l’aéroport? ».

Je réponds : « Non, à l’hôtel Eva ». Il se retourne vers moi et réplique : « C’est une blague ». Surpris je bafouille un « non » pas très convainquant!

Le chauffeur s’exclame : « Mais, l’hôtel Eva est juste là », et il pointe avec sa main l’endroit d’où nous venons!

À suivre…

Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Ah les transports en commun ….La chute me fait rire mais je suppose que cela n’a pas dû vous faire rire …
    Tout est bien qui finit bien !

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