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Le château Laurier… et ses alentours!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 2e d’une série de reportages relatifs à une courte visite de deux jours dans la capitale canadienne, Ottawa, réalisée à la fin du mois d’octobre 2013.

Hôtel Fairmont Château Laurier, Ottawa, Canada

Ottawa, Ontario, le 27 octobre 2013 – Après notre superbe incursion au Musée des beaux-arts du Canada, nous prenons la direction de notre hôtel pour cette nuit, le Fairmont Château Laurier, un véritable château construit entre 1909 et 1912!

Photo ci-dessus : Le site Internet du Fairmont Château Laurier d’Ottawa décrit son hôtel en ces termes : « Un splendide monument en pierre calcaire dont les tourelles et la maçonnerie évoquent un château français. » On ne peut dire plus vrai !

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Le Château a été nommé en l’honneur du premier ministre canadien d’alors, Sir Wilfrid Laurier…, celui-ci ayant aidé à l'obtention de l'important terrain nécessaire pour la construction de l'hôtel.

L’hôtel Château Laurier a été inauguré le 1er juin 1912 par sir Wilfrid Laurier, mais en l’absence du visionnaire qui avait lancé le projet, Charles Melville Hays, un Américain occupant le poste de directeur général du Grand Trunk Pacific Railways of Canada, malheureusement décédé quelques semaines plus tôt dans le naufrage du Titanic !

C’est la firme d’architectes « Ross et Macfarlane » de Montréal qui a été retenue pour la création du château, un projet où les dépenses les plus folles étaient autorisées. De fait, le coût total de l’édifice s’est chiffré à 2 millions de dollars, une fortune à l’époque.

Les architectes ont opté pour la fusion du style de la renaissance française et l’architecture néo-gothique du Parlement. « Parmi les matériaux utilisés, nous apprend le site Internet de l’hôtel, on retrouve le granite, le marbre blanc d’Italie, le calcaire poli de l’Indiana et le cuivre pour le toit. »

En 1912, les 306 chambres de l’hôtel initial offraient à la capitale du pays son premier hôtel de grand luxe.

L’hôtel fut agrandi en 1929, portant son total de chambres à 546 ! Et encore aujourd’hui, ces chambres, qui ont hébergé des rois, des reines, des princes, des premiers ministres et les plus grands artistes de la planète sont encore très luxueuses!

Hôtel Fairmont Château Laurier, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : L’hôtel Fairmont Château Laurier vu de la rue Wellington!

Nous arrivons devant l’hôtel. Wow ! Nous nous rendons tout de go au comptoir tenant lieu de réception. En moins de trois minutes tout est réglé et nous montons à notre chambre. Re Wow !

Hôtel Fairmont Château Laurier, Ottawa, Canada

Hôtel Fairmont Château Laurier, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : Notre superbe chambre à l’hôtel Fairmont Château Laurier!

Après avoir découvert notre chambre, son petit coin salon, notre immense lit et nos deux salles de bain complètes…, nous décidons de sortir pour explorer les alentours de l’Hôtel.

Le Marché By
Premièrement, nous nous rendons dans le secteur du « Marché By », histoire de dénicher un restaurant pour ce soir. Malgré le froid, il y a foule!

Le « Marché By », qui a été fondé par le lieutenant-colonel John By en 1826, est un des plus anciens et des plus grands marchés publics au Canada. Il offre outre les étals des marchands une foule de magasins, de restaurants, de cafés et de bars, ce qui en fait un des quartiers les plus animés de la ville.

Nous trouvons rapidement un restaurant, « Le Sopra », où nous ferons bombance à l’italienne plus tard en soirée.

Samothrace, une œuvre d’Armand Vaillancourt
De retour vers notre hôtel pour explorer les édifices situés sur la rue Wellington, là où se trouvent les édifices du Parlement canadien que nous visiterons demain, je remarque une grande sculpture cachée entre un édifice, le Connaught Building, et un escalier qui mène à notre hôtel. Je m’en approche pour la photographier et je constate que c’est une œuvre du sculpteur québécois Armand Vaillancourt!

Samothrace d’Armand Vaillancourt, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Une sculpture en fonte intitulée « Samothrace » réalisée en 1967 par Armand Vaillancourt, un artiste montréalais d’avant-garde qui jouit d’une renommée internationale. Elle a été coulée lors du symposium international de sculpture de Toronto. (précisions apportées par René St-Pierre, archiviste de la Fondation Armand-Vaillancourt)

Les écluses
Sur la rue Wellington, adossé à notre hôtel, entre celui-ci et l’édifice Ouest du Parlement canadien, se trouve une série de huit écluses qui sont l'entrée au canal Rideau en provenance des écluses d'Ottawa!

Un grand panneau informatif nous apprend que « Les écluses du canal Rideau marquent le début d’une voie navigable de 202 kilomètres qui relie la rivière des Outaouais au lac Ontario. »

Cette voie navigable, conçue à des fins militaires, mais n’ayant jamais été utilisée pour ce motif, a été achevée en 1832.

Les écluses du canal Rideau, Ottawa, Canada

Les écluses du canal Rideau, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : Les écluses du canal Rideau, une porte d’entrée à une voie navigable de plus de 200 km!

Réconciliation : le monument au maintien de la paix

Monument au maintien de la paix, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Le « Monument au maintien de la paix » met en scène trois gardiens de la paix – deux hommes et une femme – debout sur des arêtes en pierre émergeant des décombres, résultat de la guerre, et convergeant vers un sommet qui symbolise la résolution du conflit.

Le site Internet des « Anciens combattants canadiens » nous informe que « Depuis 1947, des Casques bleus canadiens ont servi outre-mer dans diverses forces opérationnelles des Nations Unies, de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et d'autres forces multinationales. Le Canada a joué d'emblée un rôle prédominant dans le mouvement de maintien de la paix. »

Le Canadien Lester B. Pearson a en effet mérité le prix Nobel de la paix en 1957 pour avoir eu l'intuition d'établir une force des Nations Unies durant la crise de Suez dans les années 1950.

Monument au maintien de la paix, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Le « Monument au maintien de la Paix » commémore le rôle du Canada sur la scène internationale en matière de maintien de la paix, de même que le rôle des soldats qui ont servi ou qui servent actuellement dans des opérations de maintien de la paix.

Sir Galaad… le fils de Lancelot
Nous retraversons la rue, nous sommes devant les édifices du Parlement canadien que nous visiterons demain. Pour le moment, nous ne nous attardons qu’aux monuments qui prennent place sur la rue Wellington, et il y en a plusieurs, dont la statue hommage à Henry Albert Harper, un monument qui est à cet endroit depuis 1905.

Sir Galaad, Ottawa, Canada

Sir Galaad, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : Sir Galaad, le fils du chevalier Lancelot du Lac, le plus jeune chevalier à avoir pris place à la Table Ronde du roi Arthur. Selon la légende, c’est lui qui accomplit la quête du Saint-Graal accompagné de Perceval et de Bohort. L’artiste américain Ernest Wise Keyser a réalisé cette statue à la demande du premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King pour honorer la mémoire d’Henry Albert Harper.

La plaque commémorative nous apprend que le monument a été érigé pour commémorer l’acte d’héroïsme de Henry Albert Harper, un journaliste et fonctionnaire qui, le 6 décembre 1901, fut emporté dans les eaux de la rivière des Outaouais en tentant de sauver la vie de Bessie Blair… la fille de Andrew George Blair, ministre des Chemins de fer dans le Cabinet fédéral du premier ministre libéral Wilfrid Laurier.

Terry Fox
De l’autre côté de la rue, nous apercevons une statue de Terry Fox, ce jeune homme qui devint célèbre pour son « Marathon de l'espoir », un périple transcanadien qu'il entreprit, malgré une jambe artificielle, afin de prélever des fonds pour la recherche contre le cancer.

Statue de Terry Fox, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Une statue de l'artiste néo-brunswickois John Hooper, qui rend hommage à Terry Fox. L'œuvre a été réalisée en 1983.

Monument commémoratif de guerre du Canada
Poursuivant notre balade sur la rue Wellington nous nous retrouvons sur la place de la Confédération qui est occupée par un immense monument.

Celui-ci, selon le site Internet du Ministère des Anciens combattants, vise à symboliser le sacrifice de tous les Canadiens qui ont servi leur patrie en temps de guerre pour sauvegarder la paix et la liberté.

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : Lors de son inauguration en 1939, ce monument commémorait l’implication des Canadiens durant la Première Guerre mondiale. Mais, rapidement on y a ajouté les autres guerres dans lesquelles le Canada a été impliqué, celles de 1939-1945 et de 1950-1953.

Les sculptures qui ornent le monument sont l’œuvre d’un sculpteur britannique, Vernon March, qui a choisi de travailler sous le thème de « la réponse généreuse du Canada ».

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Monument commémoratif de guerre, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : « Les hommes et les femmes en uniforme représentant toutes les armes qui passent dans une arcade de granite », précise la description du monument sur le site du ministère.

Même si la sculpture a été terminée en 1932, ce n’est que le 21 mai 1939 qu’elle a été inaugurée par Sa Majesté le roi George VI.

Devant le Monument commémoratif de guerre du Canada, se trouve également « La tombe du Soldat inconnu. »

Tombe du soldat inconnu, Ottawa, Canada

Tombe du soldat inconnu, Ottawa, Canada

Photos ci-dessus : « À l'intérieur de la Tombe du Soldat inconnu se trouvent les restes d'un soldat canadien non identifié, exhumé dans un cimetière militaire près de la crête de Vimy, qui ont été remis en terre lors d'une cérémonie spéciale en 2000. Ce Soldat inconnu représente tous les Canadiens qui ont donné leur vie au combat et qui n'ont pas de lieu de sépulture connu. »

Le monument aux Valeureux
Tout à côté du Monument commémoratif de guerre du Canada, il y a un escalier entouré de bustes et de statues. L’escalier est en travaux, nous ne pouvons pas y descendre pour voir où il mène.

Une petite recherche sur Internet nous a permis d’apprendre qu’il s’agissait de « L’escalier des Sapeurs ». Pas moins de 14 personnalités de l’histoire militaire du pays y sont représentées, dont, entre autres, le Comte de Frontenac, Pierre Le Moyne d’Iberville, Charles de Salaberry et Laura Secord.

Laura Secord, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Laura Secord, une héroïne de la guerre anglo-américaine de 1812.

Charles de Salaberry, Ottawa, Canada

Photo ci-dessus : Un autre héros de la guerre anglo-américaine de 1812, Charles de Salaberry, un officier britannique. Les statues sont des œuvres des artistes Marlene Hilton Moore et John McEwen.

À suivre : L’édifice du Parlement canadien

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Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. Bonjour Monsieur Lanciault. Petite précision concernant la sculpture d’Armand Vaillancourt. Elle date plutôt de 1967, coulée lors du symposium international de sculpture de Toronto.

    Bien à vous
    René St-Pierre
    archiviste de la Fondation Armand-Vaillancourt

  2. Bonjour, Un grand merci pour la précision. J’ai corrigé l’année et ajouté la précision dans le texte sous la photo.

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