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Une deuxième visite au Musée d’Orsay… où nous sommes encore impressionnés!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 3e d’une série de reportages relatifs à une magnifique semaine de visites à Paris, qui même sous un ciel maussade est lumineuse!

Le Musée d’Orsay, Paris, France.

Paris, France, jeudi 4 octobre 2012 – Pour cette deuxième journée à Paris où la température est maussade depuis notre arrivée, nous décidons d’emplir nos cœurs de soleil! Nous partons donc pour une visite du Musée d’Orsay, une institution muséale qui avait constitué le coup de cœur de notre premier périple à Paris, c’était en 2009!

Photo ci-dessus : Vue en plongée de l’intérieur du Musée d’Orsay qui, rappelons-le, prend place dans l’ancienne gare d’Orsay construite à la fin du XIXe siècle.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Deuxième journée à Paris, deuxième journée de pluie!

Aujourd’hui, nous retournons au Musée d’Orsay, un musée que nous avions adoré lors de notre passage dans la Ville lumière en 2009.

Mais depuis, le musée parisien a subi une cure de rajeunissement importante, des rénovations qui se sont chiffrées à quelque 28,4 millions de dollars! (Voir texte du Devoir Au Musée d'Orsay et au MBAM - La couleur déferle sur les murs des musées)

Nous quittons notre chambre d’hôtel à 10 h 40 pour nous y rendre. Le trajet ne nous demande qu’une vingtaine de minutes.

En cours de route, nous achetons deux « Paris Museum Pass » dans un petit kiosque de journaux. C’est un peu dispendieux, 108 € pour deux passes, mais ces laissez-passer nous ouvriront les portes de nombreux autres musées et au final l’opération aura probablement été rentable.

Et au Musée d’Orsay, ces laissez-passer nous permettent d’éviter la longue file d’attente, une entrée étant réservée expressément aux détenteurs de « Paris Museum Pass »!

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Le Musée d’Orsay prend place dans l’ancienne gare d’Orsay, elle qui a été construite au tournant du XXe siècle pour l’exposition universelle de 1900. Elle a été inaugurée le 14 juillet 1900. Aujourd’hui, les trains n’y entrent plus en gare. Ils ont été remplacés par des millions de touristes qui annuellement viennent y découvrir des milliers de chefs-d’oeuvre.

Nous laissons nos manteaux aux vestiaires, un service offert gracieusement. Nous y allons toutefois de la location de deux audio-guides (5 € chacun) et nous amorçons notre visite à 11 h 30.

Première surprise de la journée, les photos sont interdites, ce qui n’était pas le cas en 2009. Évidemment, c’est décevant.

Le Musée d’Orsay présente des collections couvrant la période de 1848 à 1914, dont la plus belle collection d’œuvres impressionnistes du monde.

D’entrée de jeu, notre audio guide nous présente une vidéo où le responsable du musée, Guy Cogeval, l’ex-grand manitou du Musée des Beaux-Arts de Montréal, nous introduit aux merveilles à découvrir, qui pour la plupart ont été réaménagés à coup de grands efforts. Un petit film sur fond de musique fort intéressant.

Puis, nous voyons quatre superbes œuvres en marbre : « La femme piquée par un serpent » d’Auguste Clésinger (1847), « Sapho » de James Pradier (1852), « Sortie du bain » de Paul Cabet et « La jeunesse d’Aristote » de Charles Degeorge (1875). Il ne nous semble pas avoir admiré ces œuvres lors de notre précédent passage ici, ça commence bien.

Après quelques pas, nous pouvons admirer « Abel mort » d’Émile Feugère des Forts (1865), « Pan et oursons » d’Emmanuel Fremiet (1867) et trois bustes en bronze, marbre et onyx, « Les trois nègres d’Alger » de Charles Cordier, dont nous avions photographié celui intitulé « Nègre du Soudan » lors de notre dernière visite.

 Nègre du Soudan de Charles Cordier, Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Nègre du Soudan de Charles Cordier, une œuvre présentée au public en 1857.

Nous arrivons dans une salle qui abrite une maquette longitudinale de l’Opéra de Paris, construit en 1861 par Charles Garnier et commandité par Napoléon III.

Il y a également une maquette qui est encastrée dans le sol et recouverte d’un plancher de verre. Elle représente une partie du quartier de l’opéra en 1914!

Cette salle offre aussi de gigantesques sculptures en plâtre conçues pour l’opéra.

Nous voyons deux tableaux, « L’escalier de l’Opéra » de Victor Navlet (1880) et un portrait de Charles Garnier réalisé par Paul Baudry (1868) et une sculpture représentant Charles Garnier, une œuvre de 1869 de Jean-Baptiste Carpeaux.

Nous montons au deuxième étage et nous arrivons dans la galerie des impressionnistes, celle qui nous avait tant « impressionnés » en 2009!

Toutefois, il y a beaucoup de jeunes et ils prennent toute la place, c’est désagréable.

Nous revoyons toutefois avec plaisir « Le déjeuner sur l’herbe » d’Édouard Manet.

Déjeuner sur l'herbe d'Édouard Manet, Musée d'Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus: Au Musée d’Orsay, nous avons droit à des toiles de grands maîtres. Celle-ci d’Édouard Manet, intitulée, comme plusieurs autres, « Déjeuner sur l’herbe » date de 1862-1863. Lors de sa présentation, elle a fait scandale. On disait à l’époque que c’était la première fois qu’une toile présentait une femme nue entre deux hommes habillés! Ce qui évidemment était faux, puisqu’à quelques pas du Musée d’Orsay, au Louvre, on dénombre plus de cinquante tableaux où sont présents des gens habillés et d’autres nus.

Les grandes œuvres se suivent à un rythme effarant : « La chasse au papillon » de Berthe Morrisot (1874), « Champs de coquelicots » de Claude Monnet (1873), une toile emblématique de l’impressionnisme, « Hommage à Delacroix » d’Henri Fantin-Latour (1864), « La rue Montorgueil » de Claude Monnet (1878), une œuvre représentant la première fête nationale célébrée le 30 juin (ce n’est qu’en 1880 que la fête a été déplacée au 14 juillet).

Nous voici maintenant devant une autre toile que nous avions particulièrement aimée en 2009, « Le bal du moulin de la galette », une œuvre d’Auguste Renoir datant de 1876.

Le moulin de la galette de Pierre-Auguste Renoir, Musée d'Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Une œuvre que Pierre-Auguste Renoir a réalisée en 1876, « Le moulin de la galette »! Une toile présentant un grand nombre de personnages dans de magnifiques couleurs.

Et cela continue : « Les repasseuses » (1884) et « La classe de danse » (1872) d’Edgar Degas, « Charlotte Dubourg » d’Henri Fantin-Latour, une très jolie dame, « Richard Wagner », un portrait d’Auguste Renoir (1882), « La bergère » de Camile Pissaro (1881) et cinq toiles représentant la cathédrale de Rouen, des œuvres signées Claude Monet (1893)!

Et voici des sculptures : « Cheval à l’arrêt », une statuette originale en cire provenant de l’atelier de Degas, « L’âge d’Airain » un bronze d’Auguste Rodin (1877)…

Nous voyons également des toiles de Paul Cézanne, « La montagne Sainte Victoire » (1890) et « Les joueurs de cartes » (1890), « Les baigneurs » de Renoir, une de ses dernières œuvres (1918), « Portrait de madame M » d’Henri Rousseau (1890), une juxtaposition d’éléments sans profondeur qui donne une image figée et peu expressive et « La barque pendant l’inondation, port Marly » d’Alfred Sisley (1876).

Nous arrivons sur une petite passerelle d’où nous voyons le premier étage du musée et la magnifique horloge de l’ancienne gare. Les plafonds ont été redécorés récemment.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : N’y tenant plus, j’ai sorti mon appareil photographique pour immortaliser le premier étage du Musée d’Orsay et l’horloge de l’ancienne gare.

Nous redescendons sur une espèce de mezzanine où il y a d’autres sculptures, dont «Ugolin» de Rodin (1906) et des bustes en bronze d’Émile Antoine Bourdelle.

Nous voyons le monument à Jean-Jacques Rousseau. Il est en plâtre, une œuvre datant de 1910 d’Albert Bartolomé, dont l’original se trouve au Panthéon.

Puis une autre sculpture d’Émile Antoine Bourdelle, « Héraclès tuant les oiseaux du lac Stymphale »!

Nous entrons dans la salle réservée à Vincent Van Gogh à Arles. D’origine hollandaise, Van Gogh a passé la majeure partie de sa vie d’artiste en France. Nous avons vu plusieurs de ses œuvres lors de notre passage à Arles le printemps dernier.

Les toiles sont nombreuses : « La méridienne », « Portrait de l’artiste par lui-même, « La chambre de Van Goth », « La nuit étoilée », « Dans le jardin du docteur Paul Gachet », «Deux fillettes», « L’Église d’Auvers-sur-Oise », etc.!

La Méridienne de Vincent Van Gogh, Musée d'Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : « La méridienne » est une toile réalisée par Vincent Van Gogh alors qu’il était interné dans un asile à Saint-Rémy de Provence. Pour créer son œuvre en 1889, l’artiste a repris un dessin de Millet.

Puis, la salle Paul Gauguin où nous nous pilons sur les pieds!

Nous poursuivons et nous nous arrêtons devant une sculpture dont je reconnais les personnages avant même de regarder la petite plaquette, et ce, puisque je viens tout juste de terminer la lecture d’un livre sur le mythe d’Œdipe! L’œuvre se nomme «Œdipe à Colone», il s’agit d’une sculpture de Jean-Baptiste Hugues.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Œdipe à Colone, que je n’ai pu m’empêcher de photographier.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Nous voyons également cette superbe sculpture.

Nous entrons dans la salle « Art nouveau d’Espagne et d’Italie » où nous voyons une boiserie de la salle à manger de la propriété Bénard, une réalisation d’Alexandre Charpentier (1901). Superbe.

Il y a un fauteuil ayant appartenu à Sarah Bernhardt, un immense bureau en demi-cercle de Henry Van de Veld, le bureau orchidée ainsi que la bibliothèque de Louis Majorell (1905), un magnifique vitrail de Jacques Gruber (1908) et plusieurs autres magnifiques pièces.

Nous redescendons au rez-de-chaussée où il y a encore des travaux.

Nous terminons notre visite par la salle de Toulouse Lautrec où nous revoyons avec plaisir «La Rousse» (1889), « La Clownesse », « Cha-u-kav » (1895), « Jane Avril dansant » (1892), « Femme tirant son bras » (1894) et « Femme se coiffant » (1891).

Nous terminons la visite à 15 h 00 exténués et affamés.

Nous sortons et surprise, le ciel est bleu et il n’y a que quelques petits nuages. J’en profite pour immortaliser une série de sculptures représentant chacun des continents. Elles décorent le parvis du Musée d’Orsay.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photos ci-dessus : Des sculptures représentant chacun des continents.

Musée d’Orsay, Paris, France.

Photo ci-dessus : Du parvis du Musée d’Orsay, nous apercevons le Sacré Cœur sur la colline Montmartre… nous nous y rendrons avant la fin de la semaine!

Nous marchons en direction de la station de métro, mais avant d’y arriver, nous entrons dans une brasserie, « Le Solferino ». Céline s’y commande une salade de poulet avec une bouteille de San Pellegrino, tandis que j’opte pour un sandwich au thon avec frite… et une bière!

Avenue Solférino, Paris, France.

Photo ci-dessus : Devant le restaurant où nous dînons, il y a un édifice aux portes superbes. Il s’agit d’un des bâtiments du ministère de la Défense de la France.

Les berges de la Seine
Nous repartons à 16 h 15 pour une petite promenade qui nous mènera tout autour du palais du Louvre.

Nous arrivons sur les berges de la Seine, devant un pont piétonnier, la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. Ce petit pont était nommé passerelle Solférino autrefois, le même nom que le restaurant d’où nous sortons.

Passerelle Léopold-Sédar-Senghor, Paris, France.

Photo ci-dessus : Au pied de la passerelle Solférino, il y a une statue rendant hommage à Thomas Jefferson, le troisième président américain qui fut également ambassadeur de son pays à Paris de 1785 à 1789. La statue a été inaugurée le 4 juillet 2004.

De l’autre côté de la Seine, nous apercevons le palais du Louvre.

Nous traversons la passerelle. Sur chacun des côtés, il y a de nombreux cadenas sur les clôtures portant des noms de couples.

Passerelle Léopold-Sédar-Senghor, Paris, France.

Passerelle Léopold-Sédar-Senghor, Paris, France.

Photos ci-dessus : Comme nous avons déjà vu à Florence, à Moscou et à quelques autres endroits, les amoureux parisiens scellent leur amour en plaçant des cadenas sur les clôtures des ponts.

Notre traversée nous mène sur le quai des Tuileries que nous longeons. Du côté d’où nous venons, nous pouvons admirer l’édifice du Musée d’Orsay avec sa façade immense.

Nous croisons les pavillons de Flore, partie intégrante du Palais du Louvre, de la Trémoïlle, puis celui de Lesdiguières.

Palais du Louvre, Paris, France.

Photos ci-dessus : La porte des lions du palais du Louvre, où la circulation est infernale.

Palais du Louvre, Paris, France.

Photos ci-dessus : Il y a un autre pont qui traverse la Seine en partance du quai François-Mitterand, c'est le pont des Arts. Lui aussi croule sous le poids des cadenas!

Église Saint-Germain-l’Auxerrois
Nous contournons le palais du Louvre et arrivons devant l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, dans laquelle nous entrons.

Clocher de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, Paris, France.

Photo ci-dessus : Le très beau beffroi de l’église Saint-Germain l’Auxerrois, lui qui a été érigé en 1860.

Clocher de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, Paris, France.

Clocher de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, Paris, France.

Photos ci-dessus : À l’intérieur de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, il n’y a pas de bancs, seulement des chaises en bois et dont les sièges sont de pailles tressées. Les vitraux sont superbes. Il y a une horloge entourée de fresques au mur et de nombreuses plaques d’ex-voto sur deux colonnes.

Nous sortons et nous nous dirigeons vers la station de métro la plus proche.

Nous remarquons qu’il y a maintenant un règlement municipal obligeant les promeneurs de chien de ramasser les crottes de leur animal! Un panneau indique que les amendes vont jusqu’à 450 €! Nous avions constaté depuis deux jours que les trottoirs étaient bien plus propres que lors de notre passage en 2009. Voilà l’explication.

Nous entrons dans la station de métro à 17 h 20 et y allons de deux transferts qui nous mènent à notre hôtel à 18 heures. Nous sommes, comme d’habitude, exténués.

À suivre :
Le Musée du Louvre où nous admirerons, entre autres, des œuvres étrusques… normal nous visitons l’Étrurie un peu plus tard en octobre!

Sarcophage des époux étrusques, Musée du Louvre, Paris, France.

Photo ci-dessus – Trouvé en 1845 à Cerveteri, le « Sarcophage des époux » montre un couple étrusque tendrement enlacé sur leur sarcophage, le sourire aux lèvres!

Bibliographie
Atlas en fiches (Paris, la Seine), Éditions Atlas, 2008;

Encyclopédie libre Wikipédia, Paris, la tour Eiffel, l’École militaire, le Mur de la paix et une foule d’autres pages;

Guide Voir, Paris, Éditions Libre Expression, 2009, 446 pages;

Paris, le guide Vert, Éditions Michelin, 2009, 468 pages;

Tout Paris, Casa Editrice Bonechi, Florence, 2012, 128 pages.

Monuments et musées de Paris, Edition First-Gründ, 2012, 160 pages.

Remplis sous: France, Voyages Mots clés: ,
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  1. Je suis Italienne et j’habite à Paris depuis 1986 et je suis venue y habiter parce que j’adore Paris. Je suis ravi de voir tout l’intérêt que vous mettez dans sa visite…bravo!

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