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Le mot du jour : capoeira

Textes et recherches de Jacques Lanciault

Je consigne ici le fruit de recherches sur le sens, l’étymologie, l’écriture ou encore la prononciation de certains mots ou expressions sur lesquels je bute, ou qui tout simplement suscitent ma curiosité au fil de mes lectures...

Capoeira

Jeudi 22 mars 2012

Source de la recherche :
Les quelques paragraphes suivants tirés d’une critique de pièce de théâtre signée Sylvie Nicolas et publiée dans le quotidien Le Devoir du 5 mars 2012 :

« Le mythe d'Oedipe a servi d'inspiration aux tragédiens grecs et, dans sa traversée des siècles, au complexe freudien du même nom. Abandonné tôt après sa naissance, Oedipe fait la rencontre d'un oracle qui lui prédit qu'il tuera son père et épousera sa mère. Reléguée au second plan dans l'oeuvre de Sophocle et d'Euripide, Jocaste (mère et femme d'Oedipe) devient, sous la plume de Nancy Huston, un personnage de chair, de sang, de parole, une femme de désir, lucide, organique, vibrante, pleine de tous ses amours. Mise en scène par Lorraine Pintal et présentée en première nord-américaine à la Bordée, Jocaste reine a l'ampleur et le souffle des classiques, la vivacité et l'audace d'une oeuvre au temps présent.

L'équilibre coeur/corps/esprit, indissociable de l'oeuvre de Huston, trouve son accomplissement au sein des interprétations de cette judicieuse distribution. Louise Marleau (Jocaste) et Jean-Sébastien Ouellette (Oedipe) passent sans heurt de la légèreté amoureuse à la gravité des êtres confrontés à l'inéluctable. Ce jeu complice, sobre et sincère, impose l'appel des corps et des coeurs; autant de qualités qu'on retrouve chez Marianne Marceau (Antigone) et Maryse Lapierre (Ismène).

Par son langage, son pas, sa gestuelle, la légère inclinaison de son corps, de sa tête, Monique Mercure insuffle à Eudoxia, la servante-nounou-confidente, vigueur, dignité et tendresse des âges. Éric Robidoux (Polynice) et Hubert Proulx (Étéocle) incarnent ce silence dont ils sont les fils. Une poignante métaphore de la violence qui surgit chaque fois que la parole est abolie. Leur présence chorégraphiée, très près de la capoeira, est d'une grande efficacité. »

Définition :
Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom féminin capoeira comme suit : « Art martial brésilien qui s’apparente à une danse rituelle. » Antidote précise que le mot vient du portugais.

L’encyclopédie libre Wikipédia précise, quant à elle, ce qui suit : «La capoeira est un art martial afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat bien que d'autres parties du corps puissent être employées telles que, principalement, les mains, la tête, les genoux et les coudes. Les « joueurs » peuvent prendre position en appui ou en équilibre sur les mains pour effectuer des coups de pieds ou des acrobaties. De formes diverses, la capoeira est jouée et/ou luttée à différents niveaux du sol et à différentes vitesses, accompagnée le plus souvent par des instruments, des chants et des frappements de mains. »

NDLR : Pour ajouter à la compréhension, mentionnons que Polynice et Étéocle, les deux fils d’Œdipe et de Jocaste, s’entretuèrent dans un combat singulier après le départ de leur père et la mort de leur mère.

Note : Pour bien comprendre ce qu’est la capoeira, rendez-vous sur le commentaire laissé au bas de cette page par un visiteur. Un lien vous mènera à une courte vidéo publiée sur « YouTube » fournissant de belles images de capoeira.

Remplis sous: La folie des mots Mots clés:
Commentaires (3) Trackbacks (0)
  1. afin d’illustrer un bel article, rien de tel qu’une vidéo non ??

    voici un lien vers une vidéo de capoeira :

    http://www.youtube.com/watch?v=WIxIeGqDjEc
    jeux olympiques 2012 vamos capoeira paris enfants

  2. Votre approche e la capoeira par les mots est originale! Dommage que vous n’en profitiez pas pour mettre en avant les valeurs de respect et de partage de cet art martial.

  3. mais pourquoi avoir appelé cet art martial « poulailler » ?

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