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Jean-Philippe Roy: l’autodidacte du losange

Revue de presse

Carl Tardif, Le Soleil, le 2 octobre 2011

Jean-Philippe Roy

NDLR : Chaque semaine, Radio-Canada et Le Soleil rendent hommage à une personnalité de la région qui s'est distinguée. Une entrevue avec le lauréat de la semaine est alors diffusée à Radio-Canada et publiée dans le Soleil. En octobre dernier, Jean-Phillippe, le directeur du programme Sport-Études Baseball, fut l'objet de cette reconnaissance. Vous pouvez lire cet article en cliquant sur ce lien.

Lauréat : Jean-Philippe Roy

Occasion : En qualité d'entraîneur-chef, il a guidé les Diamants de Québec au premier championnat de baseball junior élite de leur histoire.

Photo ci-dessus : Les Diamants de Québec, l'équipe que Jean-Philippe Roy dirige depuis quatre ans, vient de remporter son premier championnat dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. (Photo : Le Soleil, Erick Labbé)

Dans la vie, tout n'est pas que le fruit du hasard. En fait, Jean-Philippe Roy aurait pu facilement bouder son plaisir lorsque l'occasion s'est présentée, mais l'idée de se rendre au bout de la route en compagnie de son groupe de jeunes était plus forte que ses ambitions personnelles. Aujourd'hui, l'entraîneur-chef des Diamants de Québec est au comble du bonheur.

L'équipe qu'il dirige depuis quatre ans vient de remporter le premier championnat de son histoire dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). Le hasard fait bien les choses, puisque l'homme de baseball faisait partie de la première cuvée de cette formation, voilà 16 ans.

«En tant qu'ancien joueur de la première édition des Diamants, je suis en mesure de bien comprendre l'importance de ce championnat. Mais comme entraîneur-chef, je suis obligé de le partager avec les autres membres de l'organisation, autant les joueurs, mes adjoints, le directeur général, le président et les bénévoles. Par mes fonctions, j'étais le porte-parole, mais chaque personne avait un rôle important à jouer», affirme l'autodidacte du losange.

Les Diamants n'ont pas fait les choses à moitié pour soulever le trophée Raymond-Demers remis à l'équipe championne de la LBJEQ. Ils ont réussi l'exploit peu commun de ne subir aucune défaite dans leur parcours de 12 matchs éliminatoires, et ce, après avoir terminé en tête du classement de la saison régulière pour une deuxième année de suite.

«Ça ajoute à notre mérite. Le championnat était la dernière petite chose qui nous manquait», avouait celui qui a assisté au passage à la vie adulte d'un groupe rassemblé à l'adolescence.

Une référence
Jean-Philippe Roy n'est pas qu'un entraîneur de baseball. Au fil des ans, il est devenu une référence régionale en la matière, un guide pour tous les jeunes qui désirent approfondir leur développement. Il fait partie d'un groupe restreint qui gagne sa vie avec ce sport, à Québec.

«Comme tous les jeunes, j'ai rêvé de jouer chez les professionnels. Mais j'ai vite réalisé que ce n'était pas possible, alors je m'étais fixé l'objectif de créer mon propre emploi dans le baseball. Je l'avais d'ailleurs écrit dans mon premier cours à l'Université Laval avec Gaston Marcotte», se souvient celui qui cumule aussi la fonction de dépisteur au Québec pour les Brewers de Milwaukee depuis six ans.

Après avoir eu la chance de porter l'uniforme des Capitales à leur deuxième saison, en 2000, il se voit confier le mandat de mener à bon port un projet de sport-études baseball à Québec mis sur les rails par André Lachance, alors directeur technique à Baseball Québec. Encore aujourd'hui, Roy est le responsable du programme sport-études baseball Cardinal-Roy-Pointe-Lévy et de sa branche collégiale à St. Lawrence. «J'ai toujours apprécié le fait de pouvoir combiner les études et le sport, ça m'a profité et j'estime que les jeunes méritent aussi d'avoir cette possibilité.»

C'est là qu'il a découvert ceux qui allaient mener la marche jusqu'au titre de 2011. Mais après avoir été l'adjoint de Michel Laplante avec les Capitales, en 2007, Roy s'est retrouvé devant un dilemme : rester chez les pros ou descendre une marche pour diriger les Diamants.

«Ce n'est pas tout le monde qui comprenait ma décision. Aux yeux de plusieurs, je faisais un pas en arrière en quittant les Capitales, mais je ne voulais pas laisser tomber ces jeunes, nous avions une mission à accomplir ensemble, un championnat à aller chercher», avouait cet ancien quart-arrière à l'école secondaire.

À l'époque, il ne pensait pas possible de mener deux carrières sportives de front, d'où son abandon du football malgré une invitation à se joindre aux Alérions du Petit Séminaire. Il se reprend aujourd'hui pour la double tâche, car en plus de ses fonctions dans le baseball, la résidence familiale est animée par trois jeunes enfants, dont un futur joueur né au cours de l'été...

Roy et ses protégés seront reçus au Parlement de Québec, à la fin de la semaine. Encore là, il n'y a pas de hasard. Député de Vanier, Patrick Huot a déjà été son coéquipier et porté la casquette marquée d'un D stylisé. À ne pas en douter, les Diamants forment plus qu'un club de baseball

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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